
forum créatif sur Twilight |
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myly Interested

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 | Sujet: Ma plume et Twilight Sam 9 Mai - 23:08 | |
| Allez cette fois-ci je m'attaque à mes écrits. Donc en résumé, dans ce post, il y aura les textes qui reprennent des scènes ponctuelles des livres. Et pour les comm's, c'est par là |
|  | | myly Interested

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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Sam 9 Mai - 23:10 | |
| Le premier texte concerne la berceuse qu'Edward a composé pour Bella
L'amour... Ce sentiment si pur, déroutant. Quel autre sentiment peut être plus envoûtant que celui-ci. Pour être honnête, je n'en connais aucun.
On ne peut qu'être heureux d'offrir chaque battement de son coeur à cet être si merveilleux qui occupe la moindre de nos pensées. Quelle douce sensation, grisante. Du moins, j'imagine...
Mon coeur malheureusement, ne battra jamais pour Elle... Et je le regrette tant...
Comment ne pas se sentir coupable de ne pouvoir lui offrir ce présent unique, inestimable. Je rêve qu'Elle puisse saisir, rien qu'en écoutant la musique de mon coeur, le trouble qu'Elle ancre en moi chaque fois que ses prunelles frôlent la plus petite parcelle de mon corps.
Les mots sont si futiles pour exprimer tout cela, si mensongers.
L'amour ne se parle pas, il s'écoute.
Musique...
Je sentais la douleur peu à peu m'emportait dans un tourbillon de tristesse, lorsque mes yeux se posérent sur le piano.
Musique...
Depuis longtemps, je posais les notes de ce piano sur chacun de mes maux, telles de douces caresses réconfortantes.
Je ne pouvais parler avec mon coeur, mais la musique, Ma musique, saurait remplacer la douce mélodie qu'il ne jouera jamais plus.
Alors, les yeux fermés, tout mon être se tourna vers cette étincelle, celle de mon amour pour Elle. Mes doigts se firent légers, caressant les touches d'ivoire. Le rythme tendre d'une berceuse s'imposa peu à peu. Les notes s'envolaient lentement, pour venir se poser sur mon coeur.
Alors je sus, et l'émotion m'emporta.
J'avais enfin mon cadeau, ce présent inestimable dont je rêvais tant, pour Elle. Rien que pour Elle. Car je savais qu'Elle seule comprendrait. Chaque note me pénétrait délicatement, profondément. A chacune de leur rencontre, mon coeur tressaillait amoureusement.
Il battait... Pour Elle... Et Elle saurait. |
|  | | myly Interested

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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Sam 9 Mai - 23:15 | |
| Ce second texte est écrit du point de vue de Bella, parlant du départ d'Edward
La lumière n'est plus.
Le noir est partout, détruisant tout sur son passage. Envahissant. Effrayant.
Je me retrouve là, au milieu du néant. En fait, je ne suis plus....rien.
La douleur, l'agonie sont telles, que je ne les sens plus. Anesthésiée. Morte.
Je ne peux qu'être morte, projetée dans un enfer sans fin.
Je ne sens plus les battements de mon coeur, mes poumons ne réclament plus l'air dont ils ont besoin.
Tout en moi s'est tu.
Pourtant, je ne peux me résoudre à croire à tout cela. Ca ne peut qu'être un cauchemar. Je vais ouvrir les yeux, et je le verrai, ce doux visage, ce regard de braise posé sur moi, et je m'enflammerai instantanément, comme toujours. Alors, découvrant mon trouble, j'admirerai ce sourire en coin, celui que j'aime tant, et je reprendrai place dans ce rêve qu'est devenue ma vie.
Même si je n'ai jamais cru à cette chance que le destin m'offrait, maintenant, à cette seconde, je sais que ce rêve ne peut qu'être plus réel que ce cauchemar qui me hante.
Cette théorie est parfaite......sauf que je ne dors pas.....
Je ne dors pas....
…..
Je veux mourir.....Quelque soit la promesse que je lui ai faite, peu importe tout ce que j'ai bien pu dire, je ne peux pas vivre.
Pas sans lui.
Comment le pourrais-je? Mon univers ne fait que se déchirait sous mes pieds, je tombe, sans cesse.
Je ne peux pas vivre, même pas survivre, c'est au dessus de mes forces, plus rien n'a de sens sans lui.
Tout ce qui m'entoure a perdu ses couleurs, son éclat. Sans lui près de moi, sans ce teint douceâtre et lumineux qui m'éblouissait chaque seconde. Je ne veux plus rien voir, pas tant qu'il ne sera pas là.
Si seulement il était quelque part sur cette Terre, à penser à moi, à continuer de m'aimer, je pourrais supporter cet enfer.
Mais je ne suis plus rien pour lui....Rien. Même pas un souvenir. Absolument rien.
Mes propres souvenirs alimentent le feu qui me consume à chaque instant. Et je ne peux rien faire contre ça. Je n'ai même pas envie de lutter contre ça. Parce que moi, je n'oublierai pas. Je ne l'oublierai pas. De toute ma vie, ces moments avec lui ont été les plus beaux qui m'ont été offerts. Sans eux, mon existence n'aurait été qu'une succession de jours insignifiants. Gris.
Edward je ne t'oublierais pas. Comment peux-tu croire que j'en serai capable? Je refuse même de tenter de t'oublier! Peux-tu comprendre cela? N'as-tu jamais compris ce que tu étais? Ce que tu es? Pour moi? Tu n'étais pas mon soleil, tu n'étais pas mon oxygène, tu n'étais rien de tout cela.
Tu étais tout!
Tu es tout! Toute ma vie....
Toute ma vie...
Jusque la mort...
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|  | | myly Interested

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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Dim 10 Mai - 9:17 | |
| Le texte suivant (je les mets dans l'ordre où je les ai écrits) est mon idéal pour la nuit de noces Je la regardais dormir. Elle semblait si paisible. Si parfaite.
Sa peau de satin, posée sur la mienne en certains endroit, diffusait cette douce chaleur qui m'enveloppait complètement. Même si la température qui se dégage de moi est proche d'un froid glacial, la sienne gagne la bataille. Amplement.
Alors que mes yeux caressaient son corps nu, une flamme m'envahit, finissant de réchauffer chaque parcelle de mon être. Comme je la désirais.
A en mourir.
S'il le fallait, je me damnerais pour la contempler éternellement, pour avoir le droit, la chance, de laisser mes doigts goûter indéfiniment la douceur de sa peau. De laisser mes lèvres savourer le paradis de sa bouche, de son cou...
Je me perdis dans les profondeurs de ma mémoire. Là où, quelques heures plus tôt, elle a planté chaque arbre, chaque fleur de mon paradis des sens. Jamais, ô grand jamais, je n'aurais pu imaginer pouvoir ressentir un jour ce qu'elle m'a fait ressentir, seconde après seconde, alors que nos corps n'exprimaient plus que le désir, l'amour.
La passion.
Pendant des mois, ce moment m'a terrifié, autant que je l'ai souhaité. Mais lorsque j'ai plongé mon regard dans le sien, sur cette plage, je n'ai jamais été aussi serein.
… Je me souvins...
Elle était là, tout contre moi, les yeux noyés de désir. Je l'ai voulue, plus que tout. En cet instant, plus rien ne comptait plus que cela.
Alors qu'elle s'attendait à ce que je l'embrasse, je l'avais prise dans mes bras. Elle poussa un léger cri, de surprise. Je l'emmenais dans notre chambre.
Je l'embrassai. Tendrement, amoureusement. Je la sentis fondre dans mes bras. Les barrières tombaient, les unes après les autres.
Ses mains explorées mes cheveux, sauvagement. Le désir l'emportait, petit à petit. Je me laissai aller. Je le laissai prendre le contrôle. Je ne désirais que cela!
« Edward » me souffla-t-elle au creux de l'oreille.
C'est alors qu' une lueur de conscience fit surface, douloureusement: elle est humaine, moi pas.
Contrôle-toi.
J'en souffris horriblement. Mais aucun autre choix ne s'offrait à moi. Je faisais erreur. Je souhaitais avant tout ne pas lui faire de mal, physiquement. Je devais reprendre le dessus.
Aime-la, plus que tu ne la désires.
Je luttai alors contre son envie, en imposant toute la tendresse possible.
J'explorai alors sa bouche, laissant mes lèvres dansaient avec les siennes, se complétant parfaitement. De ma main, je commençai à explorer son dos, en petits cercles, du bout des doigts. Lentement.
Elle frissonna.
Nos souffles courts se mêlaient quandma bouche descendit, sur son menton d'abord, puis son cou.
Je vins embrasser les battements de son coeur. Celui-ci répondit immédiatement. Sa mélodie se fit plus vive. Me caressant toujours les cheveux, elle me supplia de revenir l'embrasser. Je n'en fis rien, je comptais continuer sur les chemins de son corps. Ma bouche descendit un peu plus, à la rencontre de son sein. Je fus stupéfait de découvrir la douceur de sa peau en cet endroit. Bien plus douce que le reste. Plus tendre. Plus accueillante.
Je la couvris de baisers.
Elle vacillait, brûlante de désir. Il se faisait pressant en elle, je le sentais. Mais je continuais avec tendresse, et lenteur. Elle vivait un supplice, un délicieux supplice. J'y goutais avidement.
Je compris que mon désir était tel que je voulais le faire durer indéfiniment.
Mes doigts vinrent alors à la rencontre de son autre sein. Il se lova au creux de ma main. Je retournai alors à la rencontre de son visage. J'eus un choc en croisant son regard.... Je ne le reconnaissais plus. Je souris.
Elle avait soif de moi.
Je n'eus pas le loisir de repartir gouter son corps, ses lèvres emprisonnèrent les miennes, fougueusement. Ses mains se firent impatientes, parcourant ma peau dure comme la roche. Tout devint électrique.
Je devenais fou, littéralement. Comment pouvait-elle provoquer tout cela en ne faisant que m'effleurer? Que se passerait-il quand ses doigts se feront plus précis, plus entreprenants? Je perdais pied. La réalité n'existait plus. Il n'y avait plus qu'elle, moi, sa peau, la mienne. Rien d'autre...
J'étais pris au piège. Drogué. Tout en moi lui hurlait de ne surtout pas s'arrêter, j'en mourrai si ses mains quittaient mon corps. Elle prenait confiance. Je le sentais. Ses lèvres s'éloignèrent des miennes, douloureusement, pour trouver aussitôt mon torse. Nouvelle décharge. Mon dieu, que tout cela paraissait irréel!
Je me laissais aller.....
Trop.
Je pris son menton entre mes doigts pour ramener ses lèvres à leur place, sur les miennes. Je lui offris un tendre baiser. Je profitai pour reprendre le contrôle. Je ne pouvais pas la laisser guider. Au moins pas la première fois. Je devais maitriser mes émotions d'abord. Mon baiser la calma quelque peu.
Je devais reprendre le dessus.
Je voulus de nouveau la faire chavirer, la noyer dans ce doux supplice que je lui avais imposé. Je détachai alors nos lèvres, et repartis aussitôt là où j'étais resté: ma main enveloppant son sein, ma bouche savourant son arôme.
Je pris alors conscience de tout son corps, tremblant. Doucement, je la guidai vers le lit.
Elle était sur le dos. Immobile. Tout son corps m'était offert. Une lueur dans ses yeux me fit comprendre qu'elle savourait enfin ce supplice. Elle désirait être mienne, entière. A jamais.
Je m'installai au dessus d'elle. Instinctivement, ma main alla caresser sa hanche, en légers mouvements, pendant que je couvrais son visage de doux baisers. Je vins lui embrasser le dessous de l'oreille lorsqu'elle susurra à la mienne:
« Je t'aime Edward. Mon mari. Mon âme soeur. Mon amant. »
Ses yeux ne demandaient qu'une chose...
Non mon amour, patience.
Je me faisais violence, chaque fibre de mon corps désirait la même chose. Mais je souhaitais d'abord l'aimer. L'aimer elle. Et prolonger notre supplice...
Je pris place à son côté, et mon regard ancrait dans le sien, je laissai ma main courir le long de son ventre, et descendre encore un peu. Sous mes doigts, la chaleur remonta violemment pour m'emprisonnait totalement. Elle s'agrippa à moi. Je souris. Elle ne respirait plus que par à-coups, lorsque ses poumons réclamaient de l'air, de toute urgence. Elle oubliait de respirer.....Comme souvent.
Je savourais tout. En cet instant, mon corps, tendu à l'extrême, se pressait de plus en plus contre elle. Je la ramenai vers moi...
Dans un dernier souffle, je libérai mon désir. Pour ne faire qu'un avec elle. Je perdis toute notion du temps, de l'espace. De la vie, de la mort. Plus rien n'aurait le même sens désormais.
Nous ne faisions qu'un.
J'eus le sentiment que tout en moi allait exploser. Malgré ma retenue, tous mes sens étaient néanmoins multipliés à l'extrême. J'avais conscience de chaque centimètre de son corps et du mien, liés à jamais.
« A jamais. » lui soufflai-je.
…
Elle dormait toujours. Les cheveux en bataille au milieu des plumes... Des plumes...Une fraction de seconde, j'avais eu peur. Je la désirais tellement que j'avais cru me jeter sur elle pour lui ôter la vie. L'oreiller lui, n'a pas survécu. Cette pensée me fit sourire.
Mais je sentais lentement des idées noires faire surface. Je les refoulai. Pas maintenant. Pas encore. Je voulais simplement la contempler, à la lueur de la lune.
Je ne pus retenir mon geste. Je lui caressai la main. Elle gémit, et se tourna vers moi. Sa main vint se poser délicatement sur mon coeur. Elle ne se réveilla pas. Continuant de dormir paisiblement.
Si cela avait été possible, les larmes m'auraient échappées. Je ne mesurais plus l'ampleur de mes sentiments pour elle.
Jusque maintenant, depuis le premier jour où mes yeux se sont posés sur elle, son absence à mes côtés m'étaient insupportable. J'avais désormais le sentiment que ne pas l'avoir continuellement près de moi, contre moi, me serait intolérable.
Je posai alors ma main sur la sienne, tout contre mon coeur. Je sentais son pouls, délicat, à travers sa peau. Les battements de son coeur.
Sur le mien.
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|  | | myly Interested

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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Dim 10 Mai - 9:24 | |
| La suite se passe à la toute fin de Révélation, toujours du point de vue d'Edward, je ne vous en dis pas plus, découvrez par vous-même.
Mon futur me paraissait maintenant très clair: le bonheur, auprès de ma femme, et de ma fille. La peur désormais derrière nous, laissait place à une sérénité réconfortante.
Enfin chez nous.
Seuls...
Depuis la transformation de Bella, nous avions découvert le plaisir. Pur. Sans aucune retenue. Je pourrais même dire.....Bestial. J'étouffais un sourire. Je ne pouvais pas décrire cela autrement. Ce que j'avais ressenti, chaque fois, était tellement violent, une réelle soif d'elle, de son corps.
Surtout de son corps à vrai dire. Quelque part, ça ne me ressemblait pas. Mais quel bonheur de ne plus répondre de rien, de ne plus rien contrôler.
J'avais pourtant autre chose à l'esprit désormais.
Je me remémorai alors notre première nuit d'amour. Notre nuit de noces. J'avais dû exercer un incroyable contrôle sur moi. Surtout pour ne pas lui faire de mal. Au moins pas trop....
Mais le supplice que je lui avais fait endurer, m'avait comblé.
A ce moment, elle s'approcha de moi, me coupant de mes pensées. Posant délicatement ses mains sur mon visage, elle m'offrit ce que j'avais toujours tant espéré: ses pensées.
Je cessai de respirer.
Ses pensées.
De ce monde, je pouvais pénétrer l'intimité de chacun de ses habitants. A part elle. Malgré l'habitude, je gardais cette frustration, de ne pas pouvoir lire en elle. Elle, celle qui m'importait le plus!
J'étais exaucé, alors que j'avais perdu tout espoir, m'étant fait une raison.
Je revis tous ses souvenirs, ceux nous concernant. Combien elle m'avait aimé dés que nos chemins s'étaient croisés. Jusqu'à notre nuit de noces. Elle s'attarda sur ces souvenirs.
Une vague de chaleur m'emportait alors. Elle avait aimé ma tendresse, ma délicatesse. Mon supplice. Ma torture.
Oh oui.... elle avait aimé.
Je l'embrassai.
Je savais désormais que je voulais lui offrir une nuit d'amour. Sensuelle. Délicate. Tendre. Et qu'elle désirait cela tout autant que moi...
Je pris son visage entre mes mains, et déposai mes lèvres sur son front. Ce simple contact lui fit comprendre que ce soir, je voulais l'aimer elle, pas que son corps.
Elle fut plus rapide que moi et commença à déboutonner ma chemise. Ce geste anodin me parut si étrange: nos vêtements ne finiraient pas en lambeaux pour une fois!
Mon torse désormais libéré, elle posa ses mains sur ma poitrine, les faisant glisser lentement vers mes épaules pour finir d'ôter ma chemise.
Déjà, ma respiration se faisait courte.
Ses pupilles de feu étaient profondément ancrées dans les miennes. Je pouvais y lire tout ce qu'elle voulait me faire subir.
« Fais de moi ce que tu veux »
Elle s'approcha de mon oreille « Crois-tu que j'avais l'intention de te demander ton avis? »
Elle me sourit, d'un rire espiègle. Coquin.
Je ne voulais pas imaginer ce qu'il se passerait après. Je savais simplement qu'elle me rendrait fou. Complètement.
Caressant mon torse, elle passa lentement derrière moi. Je sentais son souffle tiède sur ma peau tel un vent de plaisir. Puis elle revint devant moi, posant alors ses lèvres sur mon cou, remontant vers ma bouche. Sa langue vint savourer délicatement le contour de mes lèvres.
Instinctivement, je voulus m'avance vers elle pour lui voler un baiser. Elle recula quelque peu, m'ordonnant « Ne bouge pas.... »
Je me figeai. Sa langue glissa de nouveau vers ma bouche et reprit son baiser. Lentement, je la sentis s'immiscer entre mes lèvres, et venir chercher la mienne.
Rester totalement inactif était ….. frustrant! Mais j'eus le sentiment d'être dominé, ce qui amplifia mon désir.
Pourtant, la tentation était trop forte, je ne pus la laisser continuer son baiser seule.
Ma langue prit vie, et vint s'enrouler autour de la sienne. Leur rencontre fut électrique. Je sentis des picotements envahir mon corps peu à peu. Mes mains glissèrent dans ses cheveux, je maintins sa tête près de moi, pour que nos bouches ne se séparent pas. Ce baiser fut le plus langoureux que nous n'avions jamais partagé. Il était guidé par notre amour, par notre désir. Il était pur. Raisonné.
Je perçus alors le tissu de son t-shirt contre ma peau. Cette sensation me parut désagréable. Je voulais sentir la douceur de sa peau, rien d'autre!
Sans interrompre notre baiser, je tirai sur le bas de son vêtement pour le libérer de son jean. Je le remontai alors doucement, sentant peu à peu sa peau se découvrir.
Un dilemme s'imposa alors: pour ôter ce t-shirt, il me fallait abandonner sa bouche quelques secondes.
Insupportable. Inimaginable.
Qu'importe, ce n'est qu'un peu de tissu... Je tirai alors dessus, me retrouvant avec un morceau dans chaque main, que je laissais tomber à nos pieds.
Enfin, sa peau.... Jamais je ne m'en lasserai.
Quelque chose me chagrinait encore malgré tout. J'adorais la lingerie. Et elle la portait si bien. Mais en cet instant, je voulus libérer sa poitrine. Mes doigts montaient doucement dans son dos pour lui ôter son soutien-gorge lorsqu'elle mit fin à notre baiser.
Je m'arrêtai aussitôt, étonné.
Elle me sourit et glissa « Monsieur Cullen, il me semblait avoir compris que je pouvais faire de vous ce que bon me semblait... Alors attendez votre tour... »
Elle jouait. Elle avait retenu les leçons de notre première nuit d'amour. Elle avait compris.
Le supplice.
Le feu s'attisait en moi. Le désir continuait son escalade. Une partie de moi voulait abréger tout cela. Cette partie de moi si bestiale. Mais elle était bien moins forte que la partie qui désirait cette torture, qui voulait laisser le désir atteindre son paroxysme.
Je jetais les armes. C'était mon tour. Sa revanche.
Ses doigts longèrent la courbe de mes muscles, d'abord sur mes bras, puis sur mon torse. Ils réagissaient à ce contact, se bandant les uns après les autres.
Elle posa alors ses mains sur mes hanches, et replongea son regard dans le mien. C'était ce regard. Celui qui vous prévient que plus rien ne l'arrêtera.
Elle s'attaqua alors aux boutons de mon jean. Ses gestes étaient souples, mais la pression qu'elle exerçait sur mon corps s'accentuait au fur et à mesure que les boutons lâchaient sous sa volonté.
Je ne pus retenir un gémissement.
Lorsque chaque bouton eut cédé, elle glissa ses doigts dans mon jean pour me débarrasser de celui-ci.
Me sentir devant elle, quasiment nu alors qu'elle portait encore tant de vêtements sur elle me rendit fou. J'aurais voulu lui arracher le reste de ses vêtements. Pourtant sa façon de me déshabiller me donnait envie de la déshabiller aussi délicatement qu'elle.
Elle me laissa enfin poser les mains sur elle. Je m'occupai directement de ce soutien-gorge. Je me souvenais de la première fois où j'avais découvert sa poitrine, la douceur de celle-ci. Je voulais la retrouver.
Ce fut le cas, même si sa peau était désormais moins chaude. Juste un peu tiède. Mais le plaisir restait intact. Sa douceur était la même. Je vins embrasser chacun de ses seins. Sa respiration se fit saccadée. Elle aimait toujours cela.
Je m'attardais sur sa poitrine, ajoutant quelques caresses délicates. J'aurais pu passer des heures à faire cela. Je m'émerveillais chaque seconde de toutes ces sensations.
Mais je comptais bien faire subir à son jean le même sort qu'elle avait attribué au mien. Ce que j'entrepris aussitôt.
Il ne restait désormais entre nous qu'un morceau de dentelle et un morceau de coton. Pourtant, j'avais le sentiment d'être enfermé dans ce tissu. Emprisonné.
Je compris qu'elle ressentait la même chose. Elle se débarrassa elle-même de sa dentelle en un geste rapide.
J'allais faire de même lorsqu'elle arrêta mon geste.
« As-tu oublié? »
Elle pouvait faire de moi ce qu'elle voulait. Et elle voulait s'en occuper elle-même.
Je lui souris.
Tout cela lui plaisait tant. C'était tant de nouvelles sensations. Prendre son temps. Savourer pleinement. Faire durer le plaisir indéfiniment...
Une vague de plaisir m'envahit alors. Dans un geste tout aussi rapide, elle m'avait libéré. Et elle m'attirait déjà sur le lit.
Par je ne sais quel moyen, je me retrouvais sur le dos, et elle agenouillée entre mes cuisses.
« Bella tu.... »
Je n'eus pas le temps de finir. Elle s'allongea sur moi et m'embrassa. Son corps reposait entièrement sur le mien. Chaque partie de nous épousait l'autre parfaitement. Je perdis pied. La tête me tournait. Je ne respirais plus. Je ne sentais qu'elle. Sur moi.
Elle arrêta subitement notre étreinte pour laisser sa langue glisser sur mon torse. Je redoutais la suite, autant que je la désirais. Mais elle n'en fis rien. C'en était trop.
Je la pris et la plaqua contre le matelas. Cette prise subite me donna le contrôle, j'étais au-dessus d'elle.
Je m'installai à côté d'elle, enfiévré par ce que je comptais lui faire. Elle ne luttait pas.
Je laissai alors mes doigts glissaient vers son intimité. La chaleur m'accueillit prestement. Mais, alors que je songeais à ce que je lui faisais subir, elle me prit de court.
Sa main vint appliquer le même rythme sur la source de mon désir. Un gouffre m'emporta. Je dus lutter pour maintenir mon rythme, pour ne pas sombrer dans les tréfonds du plaisir qu'elle m'imposait. Nos souffles étaient courts. Ils se mélangeaient. Nos bouches entrouvertes se trouvèrent aisément. Tout comme nos langues.
Je ne contrôlais plus rien, je ne comprenais plus rien. Je ne pouvais que garder les yeux fermés, entièrement concentré sur mes sensations.
Elle cessa alors ses caresses pour s'accrocher à moi, et me tirer sur elle.
L'instinct prit le dessus et je partis à sa rencontre. Sans quitter ses lèvres enflammées, je fis augmenter son plaisir lentement, tendrement. Le mien lui répondait à l'identique.
Elle vacilla au moment où tout en moi se déconnecta.
Je m'allongeai alors sur elle et déposai un doux baiser sur son front.
Je la regardai, lui souris et lui chuchota:
« Madame Cullen, vous avez eu votre revanche. Mon supplice fut incendiaire. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot... »
Elle me poussa alors, s'assit sur moi, et ajouta d'un air moqueur: « Heureusement, la fatigue ne nous posera aucun problème. »
….. |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Lun 11 Mai - 17:23 | |
| Le texte suivant est écrit du point de vue d'Edward et porte sur la naissance de Renesmée et la transformation de Bella.
Elle hurlait.
Son cri me glaça d'effroi. Je mis bien plus longtemps que la normale pour comprendre ce qu'il se passait. Le bébé....
En une fraction de seconde, je repris le contrôle de mon corps. On emmenait déjà ma femme à l'étage. Lorsque je la vis, allongée, sur cette table froide, dans cette pièce glaciale et impersonnelle, je me détachai de la réalité. Mon instinct prit la relève: mon instinct de survie. Pour sa survie. A ce moment encore, il n'y avait qu'elle qui comptait. Peu importe ce à quoi elle donnerait la vie, c'était uniquement la sienne qui me préoccupait.
Le sang, son sang, l'enveloppait complètement. Sa peau, si blanche d'habitude, n'était que rouge vif. J'eus le sentiment que cette couleur serait celle de sa mort. Je me ressaisi.
La pièce était alors emplie d'une succession de sons lugubres. Tout se déchirait en elle. Sa chair. Ses os. Je n'avais plus conscience de ce qu'il se passait autour de moi. Je bougeai machinalement. J'avais vu ma sœur enfoncer cette lame dans la chair de ma femme, puis son visage se transformait. La soif. Je hurlai alors de la sortir d'ici.
Une partie de moi était entièrement tournée vers les battements du cœur de Bella. Irréguliers. Faibles. Jacob se chargea de la maintenir en vie, pendant que je fis le nécessaire pour sortir cette chose, cette chose immonde qui tuait mon Amour.
Malgré tout ce sang, ma soif ne se manifestait pas. J'étais aveuglé par cette terreur. Cette peur atroce de perdre celle que j'aimais, celle que je chérissais. Celle sans qui je ne pourrais plus arpenter les chemins de cette Terre.
Ma détermination fut telle, que je ne pris aucune précaution: je déchirai sa peau avec mes propres dents. Pour atteindre ce monstre et le sortir de là...
Le rythme de son cœur se faisait défaillant. Mais je gardais espoir.
Je découvris alors, au milieu des vagues de sang, la Chose. Cette chose.....
Ma fille. « Renesmée »
Dans un sursaut de conscience, Bella reprit pied dans la réalité. Elle voulait sa fille. Notre fille. J'éprouvai alors une culpabilité sans fin. Comment avais-je pu parler de ma fille comme étant une chose. Ce petit être si petit. Si merveilleux. J'étais ébloui.
Je suis père...
J'approchai alors de Bella pour lui tendre notre fille. A cette pensée, je souris intérieurement. Notre fille. Le lien le plus parfait qui puisse être entre elle et moi.
Mon admiration s'effondra brutalement. Bella!.....
Son état était désespéré, je savais alors que la mort l'attendait. Sournoisement.
Non!
Je tendis Renesmée à ma sœur et revint vers Bella. Mon dieu. Non. Bella.... J'ordonnai à Jacob de continuer son massage. Je n'avais plus qu'une solution... Une seule. Cette décision que j'aurais souhaité ne jamais devoir prendre.
Je me dirigeai vers le petit coffre posé non loin de là, l'ouvris et m'emparai de l'objet. Une longue seringue surmontée d'une aiguille d'acier glacial. Elle contenait du venin.
Mon propre venin.
Je l'avais préparée quelques jours plus tôt. Devant la détermination sans faille de Bella à garder le bébé, j'avais alors difficilement imaginé plusieurs issues. Celle que j'allais emprunter était la dernière. Celle que j'avais souhaité éviter....
D'un geste sûr, brutal, je plantai l'aiguille dans le cœur de Bella. Le venin se propagea. Tout son corps se raidit, se contracta violemment. Mais son état était critique, je savais que ça ne suffirait pas. Avant même d'avoir pleinement pris la décision d'agir, je la mordais déjà en différents endroits de son corps pour lui administrer un maximum de venin. Je n'avais aucune conscience de ce que je faisais. Mon amour pour elle me dictait de le faire. J'exécutai.
Je me retrouvai alors seul avec elle. Mes sens étaient à l'affût du moindre signal qui proviendrait de son corps mutilé. Enfin je perçus ce que j'attendais. Le début du processus. Sa transformation.
Son cœur en mutation...
Une vague de tristesse s'empara de moi. Elle vivait ses derniers instants en tant qu'humaine. Je me sentais alors tellement coupable. J'étais celui qui lui volait tout cela. Sa vie. Son âme. Comment avais-je pu être si égoïste au point d'en arriver là... Je pensais l'aimer au point de ne vouloir que la rendre heureuse. Finalement, je n'étais qu'un voleur. Un menteur.
Son meurtrier.
Mon père me rejoignit. Sans rien lui dire, il connaissait toutes les pensées qui m'assaillaient. A sa manière, ils les avait connues, un jour... Je sentis sa main sur mon épaule. Je me forçai alors à aller à la rencontre de ses pensées. « Tu n'es pas un meurtrier, tu n'as fait que l'aimer, dès le premier jour. Et elle avait décidé de te rejoindre, corps et âme, dans ton monde. Elle t'a choisi. Ne l'oublie pas. Je sais que ça n'apaisera pas ton désarroi, mais ne crains rien, elle, elle ne t'en voudra pas. »
Je savais tout cela, mais de l'entendre m'apaisa quelque peu.
Je me reconcentrai sur le corps de Bella. J'attendais. Je ne savais pas quoi exactement. Un cri. Un geste.
Rien.
Je me pris à rêver qu'elle ne ressentait rien en cet instant. Que la transformation suivait son cours, paisiblement, sans l'assaillir d'un torrent de flammes. Je la savais forte et sous l'emprise de la morphine. Peut-être était-ce suffisant pour la soulager pleinement...
Mon esprit retrouvant un peu de répit, mes sens se remirent lentement en marche, captant comme toujours, tout ce qui se passait alentour.
C'est alors que j'entendis ce petit bruit. Cette légère mélodie. Subtile. Régulière. Renesmée... D'un regard, je demandai à mon père de veiller sur Bella. Il acquiesça.
Je descendis le grand escalier blanc me menant au salon. Mon regard se posa sur la merveille que j'avais rencontrée un peu plus tôt.
Ma fille.
J'aurais pu me répéter ces deux mots indéfiniment. Une bouffée de fierté mêlée à l'admiration m'aveugla. Sans rien demander à personne, je la pris dans mes bras. Un large sourire illumina son doux visage. Je la regardai alors plus intensément. Je fus stupéfait. Elle était parfaite. La parfaite harmonie entre Bella et moi. Je nous reconnaissais en elle. Elle mêlait le regard profond et lumineux de sa mère à la régularité de mes traits. Sa peau était aussi dure que la mienne et pâle, mais elle présentait cette douce chaleur enveloppante. Son cœur, son tout petit cœur, palpitait mélodieusement. Plus rapidement que celui des humains. Un peu comme les ailes d'un petit papillon.
Je continuai de la détailler. Ses cheveux, bouclés, paraissaient épais. Charlie. Elle tenait de son grand père, cela ne faisait pas de doute. Pour la couleur, elle avait ce doux reflet cuivré qu'elle partageait désormais avec moi.
Je n'arrivais plus à détacher mes yeux d'elle. Et pendant tout ce temps, elle me regardait, souriante, émerveillée. Je pris alors conscience de sa taille. Je l'avais libérée il y a à peine une heure. Comment pouvait-elle être si grande?
Elle lut la stupeur sur mon visage. Elle vint alors poser lentement ses deux petits mains sur mes joues.
J'étouffai un cri. Un flot d'images envahit alors mon esprit.
« Stop! Qu'est-ce.....qu'est-ce que c'était? » Son sourire se fit plus éclatant encore. Et le flot d'images reprit, plus lentement. Je revoyais toute la grossesse de Bella, jusque les souvenirs de la naissance. Elle insista alors sur deux choses. Elle savait que j'étais son père, et elle m'aimait infiniment, tout comme sa mère, qu'elle avait hâte de rencontrer.
Les yeux me piquèrent.
Ma famille s'était réunie autour de moi, inquiet par mon exclamation. Je leur expliquai alors ce qu'il venait de se passer.
Ma fille, cette douce merveille, venait de communiquer avec moi. Elle avait un don. Qui découlait du mien. Là où j'interceptais les pensées des autres, elle, elle venait implanter ses propres pensées dans nos esprits. Je fus subjugué!
Je ne réalisai pas tout ce que je découvrais seconde après seconde. Même dans mes rêves je n'aurais pu imaginer être un jour père d'un enfant si unique. Une nouvelle vague de culpabilité m'envahit alors. Dire que j'avais voulu qu'elle disparaisse. Qu'elle ne vienne jamais au monde. J'avais laissé ma peur grandir, malgré la détermination de Bella. Elle, elle n'avait jamais douté de Renesmée. Pas une seule seconde. Elle l'avait aimé à la minute où elle avait compris. Même bien avant cela. Au péril de sa vie. Elle a offert sa vie pour notre fille, là où j'avais tant douté. Pourtant, ma fille m'aimait. Elle me pardonnait mes erreurs. Sans le moindre problème. Méritais-je tout cela? Méritais-je Bella? Ma Bella. La mère de mon enfant...
Elle reposa ses mains sur mon visage et me posa une question: maman? Bella... J'eus alors le besoin de retourner auprès de ma femme.
« Elle est là-haut ma chérie, ne t'inquiète pas pour elle, tu veux bien? Tout ira bien. Tu ne peux pas la voir pour l'instant mais très bientôt, je te le promets. »
Je tendis son petit corps à ma sœur, et je montai à l'étage rejoindre mon père. |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Lun 11 Mai - 17:25 | |
| Rien n'avait changé pendant mon absence. Bella était toujours étendue sur cette table, inerte. La transformation pouvait durer plusieurs jours. Il ne restait plus qu'à être patient...
Pendant des heures je restais assis, près d'elle, à penser à l'avenir. Comment se comportera t-elle à son réveil? Quand pourrons-nous lui présenter Renesmée? Renesmée, qui grandissait si vite, qui évoluait si vite. Après quelques heures de vie, elle ne ressemblait déjà plus du tout à un bébé. Qu'était-elle? Quelle serait sa vie? Que deviendrait-elle?
Toutes ces questions m'occupaient entièrement l'esprit. Et Bella ne sourcillait toujours pas. Si je n'avais entendu les battements de son cœur, j'aurais pu croire qu'elle était morte...
Je la laissai de temps en temps pour retourner voir Renesmée, qui changeait à une vitesse folle. Tout le monde s'émerveillait devant elle. Tout le monde était conquis.
Tout le monde.
Je réalisai alors une chose étrange. Jacob. Pourquoi était-il toujours là? Et pourquoi, régulièrement, c'était lui qui tenait ma fille dans ses bras? Ma fille qu'il avait considérée comme un monstre dont il fallait se débarrasser. Tout comme moi d'ailleurs.... Je devais comprendre.
Il m'expliqua. Ma première réaction fut de penser qu'il plaisantait. Comment cela? Il s'était imprégné d'elle? De ma fille? Ce tout petit être, né quelques heures plus tôt?
Une colère sourde m'envahit alors. Mais ma famille me contrôla immédiatement. Je n'y pouvais rien. Ne connaissant pas ce phénomène propre aux loups, mon père avait fait desrecherches rapides. Jacob disait vrai. Il n'avait pas choisi. C'était.....le destin.
Cela n'apaisa pas ma rage pour autant. Jamais il n'aurait ma fille. Jamais!
« Edward s'il te plait, il ne lui veut aucun mal. S'il avait pu faire autrement il l'aurait fait, crois-moi. » Les douces paroles de mon père. Je me calmai alors.
Renesmée sentit mon changement d'humeur et m'offrit un magnifique sourire. Elle était accrochée fermement à Jacob. Elle l'aimait bien.... Celui-ci me fit promettre de le laisser expliquer tout cela à Bella, à son réveil. Je souris intérieurement. Bella sera bien plus difficile à calmer que moi...
Lorsque je retrouvai Bella, elle était habillée. Alice. Ça ne pouvait qu'être elle. Elle lui avait passé une longue robe et des chaussures à talons hauts. Bella va détester cela, sans aucun doute...
Je repris place à son côté.
Les heures se succédaient lentement. Et rien ne changeait.
Le cœur de Bella frappait toujours avec frénésie contre sa poitrine. Je priais encore pour qu'elle ne ressente rien. Le souvenir de ma transformation aurait pu hanter mes nuits indéfiniment si ma condition m'avait permis de dormir. Les flammes, telles des langues endiablées qui venaient lécher la moindre parcelle de mon corps...
Je secouai la tête. La morphine ne devait plus agir désormais, et Bella ne bougeait toujours pas. Elle ne devait pas souffrir.
Soudain, alors que je me noyais dans mes pensées, je perçus son cœur plus fortement. Son pouls prenait une vitesse frénétique!
La fin.
J'appelai mon père. Il fallait tenir Renesmée éloignée. Cette pensée me brisait littéralement, Bella était sa mère, elle l'aimait. Mais le danger serait réel d'ici peu de temps.
Je pris la main de Bella et l'appelai doucement. « Bella? Bella, mon amour? » Mais ses yeux restaient fermés.
Le combat qui se jouait dans sa poitrine devint ahurissant. Alors son corps s'arqua brutalement. J'entendis son cœur tressaillir encore deux fois . Et s'éteindre.
Jamais plus je n'entendrais sa mélodie. Jamais plus....
Elle ouvrit les yeux. Ses prunelles avaient pris cette teinte rouge, effrayante. Elle affichait alors cet air étonné. Elle allait prendre conscience de ses nouvelles capacités: les sens exacerbés à l'extrême, la rapidité et la fluidité de ses mouvements. Et au milieu de tout cela.....La soif. Inépuisable. Insatiable.
J'appliquai une légère pression sur ses doigts, pour lui signifier qu'elle n'était pas seul, de ne pas avoir peur. Mais mon geste la surprit.
Je découvris alors la tiédeur de sa peau. Elle ne me paraissait plus chaude. Je ne devais plus lui sembler glacé désormais.
Elle prit peur et émit un léger grognement. En une fraction de seconde, elle s'était retrouvée contre le mur de la pièce, haletante. Je la comprenais si bien. Tout semble tellement étrange après notre renaissance. Tout se bouscule sans cesse en nous. Il nous faut alors découvrir un nouveau monde.
Je pris le temps de l'admirer. Elle était parfaite en tant qu'humaine. Mais sa beauté était maintenant innommable. Elle était outrageusement belle. Son corps dur, athlétique, couvert de cette peau pâle et lumineuse. Elle n'était pas belle. Elle était la beauté même.
A cette pensée, j'en eus le souffle coupé.
Je découvris alors que ma culpabilité des derniers jours s'estompait peu à peu. Je ne savais pas comment notre avenir se présentait, mais je savais désormais que plus aucune barrière ne se dresserait entre elle et moi. Je pourrais être moi, sans retenue. Et je pourrais la découvrir pleinement, sans trace de peur au fond de moi.
Je contournai alors la table, lentement, pour m'approcher d'elle. « Bella? Bella, mon amour? Je suis désolé. Je sais combien tu es désorientée. Tout va bien, rassure-toi. Tout va bien. »
Elle restait sur ses gardes, mais mon envie de l'approcher, de la toucher, était plus forte. Arrivé devant elle, je me risquai à effleurer sa joue du bout des doigts. Sa peau était telle du satin. Accueillante. Mon désir s'anima alors. Je savais que sa condition ne me permettrait pas de la découvrir pleinement pour le moment, alors je savourais ce contact avec amour.
Puis je vins prendre son visage au cœur de mes mains. Je souhaitais tellement l'entendre parler. Savoir ce qu'elle pensait.
Sa réaction fut vive, elle se jeta à mon cou. Je fus submergé par son odeur. Elle n'avait pas perdu cette odeur enivrante qui m'avait fait la désirer si ardemment. Soudain, je sentis un étau se resserrer autour de moi. Je bougeai alors. Elle n'avait pas encore conscience de sa force physique. Mais moi si! Ma réaction la peina. Je le vis clairement sur son visage. Je m'en voulus immédiatement et tentai de la rassurer. Même si je devais subir sa force, je le ferai! Tant qu'elle me permettait de la serrer dans mes bras autant que possible.
Son visage exprimait tant de sentiments. Elle devait être perdue. Mais soudain, son visage se détendit.
Elle s'approcha un peu plus de moi, et vint caresser tendrement mon visage. Elle perdit mes yeux dans son regard et me chuchota: « Je t'aime »
Je crus mourir. Sa voix. Sa peau. Ses mots. J'aurais voulu pleurer. J'aurais voulu lui offrir mes larmes. J'étais asphyxié par mon bonheur.
« Autant que je t'aime » |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Lun 11 Mai - 17:27 | |
| Le texte suivant est toujours du point de vue d'Edward, il se déroule à Volterra, juste avant que Bella ne rejoigne Edward sur la grand place.
Je savais précisément ce qui m'avait amené ici. Bella.
La culpabilité m'avait totalement envahi. Je l'incarnais parfaitement désormais. Je n'avais fait que mentir. A ma famille. A moi. A elle...
Je l'avais laissée, seule, au milieu de cette forêt, non pas pour la protéger … mais pour me protéger. Je ne voulais surtout pas être celui qui la mettait en danger, qui risquait sa vie à chaque instant. Je savais alors, que je ne supporterai pas de vivre sans elle, de fouler cette terre alors qu'elle n'y serait plus. Par ma faute.
Quel égoïsme.
Je ne la méritais pas. Je ne méritais aucun de ces doux souvenirs qu'elle m'avait offert.
Aucun.
Elle m'avait aimé. Sans conditions. Sans peur. Avec dévotion.
Elle m'avait aimé, bien plus que je n'avais su l'aimer. Je n'avais su que l'abandonner. La condamner.
Elle était partie avec la preuve de mon renoncement. J'avais renoncé à lutter contre ma peur, la combattre seconde après seconde, la repousser, pour gagner de précieux instants à son côté, près d'elle. Tout contre elle. Elle était partie en ayant compris que je ne suis qu'un être faible. Qu'elle avait aimé à en mourir. En vain. Chacune de mes pensées nourrissaient mon supplice. Chacune de mes pensées formaient le berceau de mon agonie. Que je méritais. Je méritais de ne pouvoir pleurer tout mon soûl pour noyer ma douleur. J'étais déchiré de toute part, chaque parcelle de moi souffrant le martyr, s'échouant dans un funeste désarroi. Et tous ces souvenirs revenant sans cesse. Ne m'apaisant pas. Ne faisant que m'ancrer un peu plus dans ce trou noir m'entourant. M'oppressant.
Bella. Son regard. La première fois que mes yeux avaient plongé dans les siens. Son sourire. Son doux sourire étirant ses lèvres tendres. Charnues. Que j'avais goutées. Qu'elle m'avait offertes tant de fois. Ses doigts fins et hésitant parcourant timidement ma peau. Tous ces moments de plaisir. Que je lui avais demandé d'oublier. Que j'avais voulu lui arracher.
Qui l'avaient arraché à cette vie.
Bella, je te jure, du plus profond de mon être, je t'ai aimé. Éperdument. Tu étais si parfaite. Pour moi. Mais j'étais loin de l'être pour toi. Les mots me manquent, ma souffrance et ma culpabilité sont telles que je suis vide. Ne subsistent que mes sentiments pour toi. Cet amour qui m'aveugle. Qui me ronge. Je ne mérite même pas de quitter cet enfer. Mon enfer c'est cette Terre! Sans toi...
C'est ici que je devrais souffrir éternellement. Mais je suis faible. Je n'imagine pas rester ici. Tu vois. Je suis faible. Ignoble. Médiocre. Je vais déclencher ma propre perte par pure lâcheté. La solution de facilité. Je me déteste. Je me hais ... autant que tu m'aimais! Pourquoi m'as-tu aimé? Pourquoi moi? Tu avais la vie devant toi. Tu avais tout pour toi. Pourquoi moi? N'as-tu jamais vu le mal en moi? N'as-tu jamais vu ma faiblesse qui conduirait à ta propre perte? Tenais-tu si peu à la vie.... L'amour était un sentiment si inconnu pour moi. Je sentais qu'il représentait un danger infini. Mais je n'ai pas lutté. Pas comme il fallait. Je suis parti une première fois, jamais je n'aurais dû revenir. Jamais! Je ne pourrais jamais me pardonner. Le seul fait d'y penser me rend malade. Et je suis sûr que quelque part tu es partie en me pardonnant... en m'aimant toujours autant. A la vie.
A la mort... Tu avais raison. Tu m'aimais bien plus que je ne t'aimais. Je pensais que c'était tout simplement impossible. Quelle ironie! Comment peut-on oser ne serait-ce que murmurer à quelqu'un qu'on l'aime plus que tout au monde, et l'abandonner si cruellement... Ce n'est pas humain.
Je ne suis pas humain. Je ne suis que ton meurtrier.
Plus rien d'autre.
Ma réflexion se perdit dans le son du clocher.
Il était midi. Le soleil atteignait lentement son zénith.
Mon heure approchait lentement, au son des douze coups.
Même conscient de ma lâcheté de vouloir ainsi être purement et simplement éliminé, je ne pouvais me résoudre à renoncer. Pas si prêt du but. Pas avec cette agonie qui ne me quittait plus. Insupportable.
Je ne pouvais me haïr plus.... Autant être lâche jusqu'au bout.
Je n'avais même pas tenté de mettre fin à mon existence par moi même. Les récits divers que j'avais pu entendre par le passé m'avaient appris que les moyens d'éliminer un vampire sont très restreints. Agir seul était impossible...
Le son du clocher continuait de résonner dans ma tête.
Je ne pus m'empêcher de laisser mon esprit repasser mes souvenirs de Bella.
Sa rencontre avec ma famille. Moi lui jouant sa berceuse. Les nuits que nous avions partagées tant de fois, me contentant de la regarder dormir, si paisiblement, blottie contre moi, le souffle lent, serein.
De tous nos moments, toutes ces nuits constituaient les souvenirs les plus merveilleux qu'ils m'étaient donnés.
Y repenser en cet instant m'apaisa, en attendant l'ultime son du clocher.
J'avançai alors doucement, les yeux fermés, vers la lumière du soleil. Je savais qu'il ne faudrait pas longtemps pour provoquer la réaction des passants. J'avais ôté ma chemise pour exposer tout mon torse au soleil. Pour qu'il reflète chacun de ses rayons. Pour mettre toutes les chances de mon côté...
J'allais alors franchir la limite, cette petite barrière de lumière, lorsque quelque chose me percuta.
Je m'arrêtai net, abasourdi. Les gens prennent toujours grand soin à me contourner, pourquoi quelqu'un me percutait-il ainsi? |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Lun 11 Mai - 17:31 | |
| J'ouvris alors les yeux lentement, ne sachant absolument pas ce que j'allais découvrir.
Ce que je vis me stupéfia. Par je ne savais quel miracle, elle était devant moi.
Comment tout ceci avait pu être aussi rapide? Je n'avais rien senti. Je ne m'étais aperçu de rien, à part de cette chose qui m'avait percuté, et je me retrouvais face à elle, plus belle que jamais.
Etait-ce cela qui m'attendait finalement? Un paradis? Un endroit où je pourrais retrouver ma Bella et l'avoir près de moi éternellement?
« Etonnant. Carlisle avait raison. »
Mon père était persuadé que des êtres comme moi, qu'il jugeait profondément bons, pouvaient accéder à une sorte de paradis après leur mort. Ce que j'avais toujours réfuté. Ma condition de vampire ne me donnait que le statut de monstre, rien d'autre.
Mais la sagesse, c'est lui qui la détenait. Et encore une fois, il avait raison. J'étais au paradis. Avec Bella...
Je levai lentement la main pour la toucher. Je voulais savoir si cela m'était permis. J'effleurai sa joue tendrement. Elle était tiède. Comme avant. Rien n'avait changé. Absolument rien.
Je ne comprenais pas pourquoi ce cadeau inestimable m'était offert. Mais à cette seconde précise, cela m'importait peu. Je la pris dans mes bras pour profiter pleinement de son odeur. Elle non plus n'avait pas changé.
« Je n'en reviens pas que ça ait été aussi vite. Je n'ai rien senti. Ils sont décidément très forts. »
L'odeur de ses cheveux caressait mon visage. Comme je me sentais bien... Etrangement bien.
« La mort, qui a sucé le miel de ton haleine, n'étend pas son empire encore sur ta beauté. » Les paroles de Roméo m'étaient venues naturellement. Elle aimait Roméo et Juliette. Cela non plus n'avait pas dû changer au delà de la mort.
« Tu as exactement la même odeur que d'habitude. C'est donc ça, l'Enfer? Tant pis! Je l'accepte. »
Mais je savais très bien que ce n'était pas l'Enfer. L'Enfer devait être mon chatiment, mais en aucun cas celui de Bella...
Je ne pouvais détacher mes yeux de son doux visage. La lumière, vive, la faisait ressembler à un ange, rayonnant tout autour d'elle.
Pour la première fois depuis son apparition, j'entendis le son de sa voix.
« Je ne suis pas morte! Et toi non plus! S'il te plaît, Edward, fichons le camp d'ici! Ils ne doivent pas être loin. »
Comment? Je ne comprenais rien de ses mots. Que voulait-elle dire?
« Plait-il? » « Nous sommes vivants. Pour l'instant. Mais il faut que nous décampions avant que les Volturi... » La réalité me frappa de plein fouet. Je pris conscience de ma peau brillant de mille éclats sous l'effet du soleil, et de deux ombres menaçantes qui s'approchaient de nous. Les Volturi.
Je pris Bella et l'attirai à moi, à l'ombre, dans la ruelle.
Etait-ce possible? Le doute subsistait malgré tout en moi. Vivants. Nous étions vivants... Alors que quelques minutes plus tôt je ne comprenais pas ce qui m'avait amené au paradis comme je le pensais, je ne comprenais désormais pas ce que Bella faisait ici, à Volterra, et bien vivante.
Pourtant, le temps pour chercher des explications me manquait. La menace approchait vivement.
Je retrouvai alors mon instinct.
Protéger Bella. |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Lun 11 Mai - 17:40 | |
| La suite, toujours du point de vue d'Edward, se passe juste après que Bella ait annoncé à Edward qu'elle était enceinte.
Ces mots avaient sonné en moi instantanément.
]Je comprenais ce qu'elle me disait. Mais tout en moi refuser d'intégrer l'information. Bella. Retard. Mariage..... Bébé.... ]Père.
Elle essayait de me dire que j'allais être père. Moi. Edward. Une petite bouffée de bonheur souffla en moi. Père.
Une ronde d'images m'assaillit soudainement. Bella. Un petit ventre arrondi. Nos mains croisées avec amour sur cette petite vie nichée en elle, l'air empli de tout l'amour qu'il nous était possible d'offrir.
Bella. Maman Moi. Papa.
Ce mot se mit à tournoyer doucement dans ma tête.
Moi, Edward. Papa..... Vampire. Ce mot me gifla. Un petit démon, l'avocat du diable, s'immisça dans mes pensées.
Arrête ces idioties tout de suite! Depuis des décennies, c'est la première fois que tu oublies ta condition. Tu es un vampire! Depuis quand les vampires ont des enfants? Redescends de ce nuage!
Touché... C'était la première fois que je me laissais totalement aller. Et que j'oubliais qui j'étais vraiment. Un être maléfique. Mort. Ne pouvant évidemment pas donner la vie...
La descente fut rude. Brutale. Violente.
Je n'avais jamais pensé à la paternité. Ne connaissant pas ce qu'était l'amour, je ne pouvais logiquement pas envisagé la paternité. De plus, je n'avais jamais entendu quelconque histoire de vampires enfantant. Jamais. Pourtant une lueur d'espoir subsistait en moi.
En effet, je n'ai jamais entendu telle histoire, mais avais-je déjà entendu auparavant, l'histoire d'un vampire amoureux d'une humaine, capable de se maitriser au point d'accéder aux plaisirs charnels? Jamais.
L'espoir gonflait. Donc, pouvais-je affirmer qu'un vampire ne pouvait enfanter?
Je dus reconnaître que non.
Un combat acharné se jouait en moi. L'envie d'y croire, coute que coute. Le doute que tout ceci soit simplement envisageable.
J'avais cette impression étrange d'être pris dans des sables mouvants. Plus le combat faisait rage en moi, plus je m'enfonçais au milieu de tous ces sentiments contradictoires.
J'avais conscience que mon immobilité inquiétait Bella, mais j'étais tout bonnement incapable d'émettre le moindre son, de commander le moindre geste.
Je devais me calmer.
Mon désir de paternité venait d'être éveillé brutalement. Mais il embrumait mon raisonnement.
Bella ne pouvait pas être enceinte. Je ne pouvais pas être responsable de cela. Il y avait une autre explication. Obligatoirement! C'était totalement irraisonné d'imaginer que je puisse être père.
Impossible. Impossible...
Je sentais cette tristesse se répandre en moi, mais je ne luttais pas contre elle. Elle signait mon retour à la raison. Non, tu ne seras jamais père. Jamais.
Mon esprit se concentra alors sur ce qui m'entourait. Bella. Sans pouvoir lire dans ses pensées, je sentais son excitation. Je sentais son impatience saturant l'air ambiant.
Elle y croyait! ]Elle pensait vraiment qu'elle était enceinte!
Je repris pied dans la réalité. Je pris le téléphone qu'elle me tendait.
« C'est possible? » Je savais qu'il s'agissait de mon père. « Je n'en sais rien mon fils. Mais les signes ne peuvent tromper. Ils nous mènent irrémédiablement à la même conclusion. Tout coïncide Edward. Je pense sincèrement que quelque chose a pris vie en elle. » « Et Bella? » « Malheureusement, je ne peux te cacher que je suis très inquiet. Je n'ai jamais connu telle situation auparavant. J'ai peur pour elle. Tout ceci me paraît contre nature. Je ne suis absolument pas sûr que ce qui a pris place en elle sera humain. J'ai peur que ce soit autre chose. Vous devez rentrer rapidement pour que je l'examine. Que je sache si sa vie est en danger ou non... » Ces mots étaient cinglants.
Je ne laisserai rien mettre la vie de Bella en danger. Qu'il soit le fruit de notre amour ou pas.
« D'accord. »
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Lun 11 Mai - 23:20 | |
| Texte suivant, on reste du point de vue d'Edward, concernant la scène du baiser entre Bella et Jacob, avant la bataille contre les nouveaux nés
Je détestais être loin d'elle. Encore plus lorsqu'une bataille pour sauver sa vie allait se jouer d'ici peu. Encore bien plus lorsqu'il se trouvait près d'elle. Lorsqu'il était seul avec elle.
Alors que j'avais longtemps rejeté l'idée d'être jaloux, je ne pouvais plus le nier. Je l'étais. Ce qui finalement n'avait rien de bien étonnant au vu de mes sentiments pour elle. Sentiments si forts que j'aurais pu tout sacrifier pour elle. Absolument tout...
J'essayais désespérément de penser à autre chose. D'oublier leur tête à tête. J'essayais. De tout mon être.
En vain.
Je n'avais aucune confiance en Jacob Black. Aucune. Il avait montré à plusieurs reprises qu'il était capable de faire n'importe quoi pour tenter d'arracher Bella à moi. Pour l'avoir près de lui. Pour prendre ma place dans sa vie.
Une partie de moi ne pouvait décemment pas lui en vouloir. C'était de Bella dont il était question. Celle que je voyais comme la raison pour laquelle le jour se lève chaque jour durant. Je pouvais aisément imaginer qu'elle puisse représenter autant pour quelqu'un d'autre... Même Jacob Black... Malheureusement...
Ma réflexion avait le mérite de lutter efficacement contre mon envie de les surveiller. Mais cela ne dura qu'un temps. Ce désir féroce de m'immiscer dans leur discussion se faisait tellement pressant à chaque instant. Non! Je ne devais pas. J'avais offert ce moment de liberté à Bella, pour qu'elle puisse s'expliquer avec lui de ce qu'il venait de découvrir. De ce que j'avais délibérément provoqué pour lui apprendre la nouvelle: le mariage. Je n'étais pas fier de ma façon d'agir. En y repensant, je trouvais même que cela ne me ressemblait guère. C'était un coup bas. Mais je devais reconnaître que ma peur de perdre Bella, d'une quelconque façon, se faisait de plus en plus présente. Ajoutée à ma jalousie envers Jacob Black, je m'étais laissé emporté dans son jeu. Je le regrettais. Bella souffrait de cette situation. J'en souffrais avec elle. En silence.
Alors que j'étais résolu à les laisser en toute tranquillité, mon esprit capta un sentiment qui me fit vaciller. Le côté sombre de mon don, c'est qu'il fonctionnait toujours, en permanence. C'est moi qui choisissait de l'ignorer, ou non.
Mais quelque chose affola mon esprit. Un sentiment fort. Une excitation brutale. Avec le glas de la bataille qui sonnerait bientôt, je cherchai en hâte qui émettait ce sentiment. Alors que j'étais persuadé que je trouverais son origine près du champ de bataille, je ne découvris rien. De plus en plus alarmé, je cherchais plus loin.
Enfin je découvris l'esprit correspondant. Tout ceci n'avait pris qu'un quart de seconde. Il me fallut bien moins de temps pour comprendre la situation.
Un grondement monta du fond de mon être. La rage me gifla.
Jacob Black! Comment osait-il imaginer un tel coup bas?! C'était de la manipulation pure et simple!
Je dus me faire violence pour ne pas courir là-bas et provoquer le combat! Mais je devais laisser Bella agir... Il le fallait...Elle devait avoir le choix... Cette pensée me poignardait au plus profond de moi.
Que deviendrais-je si elle ouvrait enfin les yeux pour voir quelle vie il pourrait lui offrir, alors qu'avec moi, son seul avenir n'était que sa propre mort....
Il m'était désormais totalement impossible de me déconnecter de l'esprit de Black. Peu importe mes états d'âme, je ne pouvais me résoudre à rester dans le noir en attendant la réaction de Bella.
Réaction qui ne tarda pas. Et qui me tua...
Il avait gagné. Son plan machiavélique avait eu raison de Bella. Il avait entendu les mots exacts dont il avait rêvé. Qu'elle le supplie de l'embrasser. Elle avait prononcé ces mots... Ils résonnaient partout en lui. Le plaisir indescriptible qu'il avait ressenti en les entendant le faisait hésiter. Comme s'il pensait vraiment rêver.
Mais l'hésitation fut courte. Il se jeta sur elle.
Ma rage atteignit son paroxysme. Je serrais les poings si fort que mes articulations étaient encore plus blanches que ma peau d'ivoire. Mais elle résistait. Impassible. Pendant qu'il se faisait plus entreprenant pour la faire céder. Il voulait tout tenter, sans aucune retenue, pour la faire craquer, pour qu'elle lui réponde. Il priait pour qu'elle fasse le moindre geste vers lui. L'espoir envahissait tout son esprit.
Et la colère se déchainait en moi.
J'allais courir les rejoindre pour envoyer Black voler au milieu des arbres lorsque la glace m'emprisonna. J'avais soudain cette sensation de froid glacial en moi. Un froid morbide.
Elle répondait. Elle lui rendait son baiser. Elle lui rendait ses caresses. Elle lui rendait tout. Absolument tout.
Je n'étais plus capable de rien. De marbre. Sonné. Anéanti. Désirant plus que tout sortir de cet esprit pervers. Des images se bousculaient dans sa tête. Ses mains sur Bella. Ma Bella! Leurs lèvres entremêlées. Leurs corps entrelacés.... Ce qu'il pouvait lui offrir sans danger.
Je devenais fou, littéralement!
Je vivais un cauchemar duquel je ne pouvais pas sortir. Et surtout, en sachant parfaitement que ce cauchemar ne constituait que la triste vérité. Lui, comme moi, venions d'avoir la preuve d'une chose: Bella l'aimait.
Cette preuve le comblait autant qu'elle me précipitait dans un désarroi total.
Je la perdais. Je la sentais s'éloigner de moi. Je sentais physiquement notre lien se déchirait. Et cela me déchirait également. Ma souffrance me déconnecta de l'esprit de Black.
Elle me déconnecta de tout.
Je me retrouvais assis sur ce sol humide, au milieu de la verdure. Ne comprenant plus rien de ce qu'il m'arrivait. Une part de moi avait compris depuis longtemps qu'il y avait plus que de l'amitié qui liait Bella à Jacob Black. Pourtant j'avais essayé de l'ignorer autant que je le pouvais. Pendant un temps. Alors quand l'ignorance n'avait plus été suffisante, je m'étais accroché au fait que Bella m'aimait plus que de raison. Ce que je lui reprochais ouvertement, me permettait de vivre avec cette idée. Même si elle l'aimait, je restais celui dont elle était irraisonnablement amoureuse.
Je me pensais protégé. La première tentative de Black de l'embrasser avait lamentablement échoué. Ma confiance avait encore grandi alors. Ma chute n'en était que plus brutale aujourd'hui.
J'étais anéanti. Seul. Au milieu de nul part.
Si j'avais écouté mon instinct, j'aurais couru rejoindre mes parents pour être consolé. Je me sentais si vulnérable soudainement. Comme si Bella avait constitué toute ma force, et que je me retrouvais dès lors sans aucune protection, la proie d'un tout à chacun.
J'ignorais combien de temps j'étais resté assis ici. Je n'avais conscience que du gouffre qui s'était creusé en moi. Mais la violence envahit subitement mon esprit. La bataille commençait. Je devais rejoindre Bella. La protéger...
Comment devais-je réagir?
Je pris un peu de temps pour tenter de reprendre mes esprits. La souffrance flottait partout en moi, mais je l'ignorais. C'était un exercice que je maitrisais depuis les mois que j'avais passé loin de Bella... Connaître parfaitement les sentiments qu'elle avait pour lui, me consumait à petit feu.
Mais une seule possibilité s'offrait à moi. Je devais lui redonner le choix. Je devais lui dire qu'elle pouvait ne pas me choisir. Qu'elle ne me devait rien. Et surtout, je ne devais pas lui montrer que ce choix me tuerait...
Alors, je repoussai ma souffrance péniblement, composai un visage neutre, et m'empressai d'aller rejoindre ma promise.
Priant pour qu'elle le soit toujours.... |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Lun 11 Mai - 23:24 | |
| On change pas les habitudes, toujours du point de vue d'Edward, la demande en mariage.
J'étais fier de moi. Depuis que je connaissais Bella, j'avais amplement compris que les cadeaux lui faisaient peur. Si ce n'était plus que cela encore. Je ne comprenais pas vraiment. L'argent l'impressionnait. Ou alors elle pensait ne pas mériter de cadeaux. En fin de compte, je penchais plutôt pour cette dernière hypothèse. Cela lui ressemblait parfaitement à bien y regarder! Mais j'avais tout de même réussi à obtenir un compromis. Lui offrir des choses que je possédais déjà. Elle avait promis qu'elle accepterait.
Ma mère naturelle adorait les bijoux. C'était son petit plaisir. J'avais récupéré la quasi totalité de ses biens. J'avais offert une grande partie à Esmé et Alice, toutes deux férues de bijoux également. J'en avais tout de même gardé certains. En y pensant, je ne savais pas vraiment pourquoi. Je n'avais jamais vraiment pensé à mon avenir. Mon avenir sentimental s'entend. Peut-être l'instinct m'avait-il poussé à les garder. Qui savait?
Parmi ces petits bijoux que j'avais en ma possession se trouvait un petit cœur. Un diamant taillé en forme de cœur. Un diamant dur, froid. Étincelant. Dès la promesse de Bella d'accepter un présent que je n'aurais pas acheté spécialement pour elle, ce petit cœur m'avait paru idéal. Il me ressemblait tant. Il portait une vraie symbolique: je lui offrais mon cœur, simplement, moi l'être dur, froid, scintillant au soleil. Un cœur en diamant....
Je sentais la réticence de Bella, assise sur le lit de ma chambre, subsistait malgré tout à l'idée de recevoir mon présent, avant même de savoir de quoi il s'agissait. D'un geste fluide et rapide, j'accrochai le petit objet à son bracelet d'argent, à l'opposé du petit loup offert par Jacob Black. J'appréhendais sa réaction. Même si je n'avais pas acheté l'objet pour elle, il restait cependant un objet de valeur. Mais à ma grande surprise, et pour mon plus grand bonheur, elle l'accepta. Simplement. Elle était même ravie. Ses yeux pétillaient doucement. J'étais comblé. Enfin elle acceptait quelque chose de moi. Et quelque chose d'on ne peut plus symbolique par dessus tout. Elle vint se blottir contre moi en me remerciant. J'avais envie de lui dire que c'était moi qui devrais la remercier, d'être ce qu'elle était, chaque jour durant. D'être près de moi, de m'offrir tant à chaque instant. Ce petit cœur pendant silencieusement à son poignet n'était rien comparé à tout ce qu'elle m'apportait. Je n'eus pourtant pas le loisir de lui avouer cela. Elle voulait que nous discutions.
De quoi donc voulait-elle discuter? Ça avait l'air important en plus. Tellement important que je percevais son cœur frétiller anxieusement. Qu'avait-elle en tête? Ma curiosité était aux aguets. Elle commença à parler du mariage, condition à laquelle je tenais fermement, pour que je la transforme moi-même par la suite. Mais je n'avais aucune intention de revenir là dessus. Je connaissais parfaitement son aversion envers ce projet. Mais je la connaissais suffisamment maintenant pour savoir que c'était surtout de la peur. Le seul modèle qu'elle avait dans ce domaine, était celui de ses parents. Modèle plutôt décevant, il fallait l'avouer. Mais je savais, ou du moins je souhaitais profondément, que malgré cela, elle finirait par accepter l'idée, et même d'en être heureuse. En tout cas, cette perspective me comblait de joie! Être uni, officiellement, et à jamais.... à Bella, était mon plus beau rêve. De plus, je gardais au fond de moi, les traditions de mon époque, du temps où mon cœur battait toujours. Et à cette période, c'était la tradition. Et même si les choses ont beaucoup évolué depuis, j'aime toujours cette tradition. Une réelle preuve d'amour...
J'essayais par la même occasion de négocier encore quelques points de notre « contrat », me confrontant à une Bella têtue. Comme d'habitude! Elle refusait de se laisser un peu de temps pour profiter des joies de la fac, en tant qu'humaine. J'étais déçu pour elle. Même si un jour, lorsqu'elle supportera sa condition de vampire, elle pourra passer un temps infini sur les bancs de la fac, j'aurais tout de même souhaité qu'elle vive cela du point de vue humain. Mais après tout, j'avouais que ce qui comptait le plus pour moi, c'était notre mariage. Je n'insistais donc pas. Par contre, elle donnait vraiment l'impression d'attendre quelque chose de moi. Et comme toujours, avec Bella, je pouvais m'attendre à tout venant de son esprit, hermétique à mon don. D'ailleurs, ceci éveillait de plus en plus ma curiosité. Cet esprit pouvait imaginer des choses si incroyables des fois! Mais elle hésitait. Pire, elle rougissait!
Qu'attendait-elle de moi? Ma patience s'effritait à chaque seconde.
Elle finit par se décider. Sa transformation l'inquiétait. Ce qui ne m'étonnait pas. Cette réaction n'était que normale. Les débuts en tant que vampire sont difficiles. Et cela dure quelques années. Elle craignait que notre relation change pendant cette période. Je la rassurais. D'une certain façon, j'étais inquiet aussi à ce propos. Mais je priais pour que l'attention que je devrais lui porter à ses débuts me fasse oublier qu'elle ne pouvait pas être totalement à moi pendant ce temps. J'espérais....
Pourtant, elle restait soucieuse. Et surtout, elle gardait les joues d'un rouge feu.... Il devait y avoir autre chose. Une chose qu'elle disait attendre de moi... Ne savait-elle pas qu'elle pouvait tout me demander? Pourquoi tant de manières? Pourquoi être si gênée? J'étais perplexe. Je mis tout ceci sur le compte de son manque de confiance en elle. Je lui promis alors, solennellement, qu'elle pouvait tout me demander.
Que voulait-elle à la fin?
« Toi » me chuchota t-elle. « Je suis à toi. »
Évidemment que j'étais à elle. Je ne souhaitais rien d'autre! Elle en doutait encore?
Mais elle me coupa dans mes réflexions. Elle m'embrassa. Était-ce un message? Aucune idée. Surpris, je lui rendis son baiser. Qu'il était bon de retrouver la douceur tiède de ses lèvres contre les miennes. Soudain, je sentis ses doigts hésiter sur les boutons de ma chemise. Je compris. Elle me voulait. Moi. Physiquement...
Elle avait espéré me piéger. Pourtant elle n'ignorait pas mon avis sur ce point. Je ne pouvais pas lui faire l'amour. Évidemment ce n'était pas par absence de désir. Absolument pas même! Je ne pensais pas qu'il était possible de désirer quelqu'un autant que je la désirais! J'étais persuadé que si je pouvais dormir, chacune de mes nuits serait peuplée de rêves où je savourerai sa peau douce et tendre, où nous ne formerions qu'un. Mais la réalité n'offrait rien de tout cela. Le danger était trop grand. Ma voix se fit dure. Brutale. Cinglante.
« Non. »
Instantanément, je sentis son désarroi. J'étais dur. Je le regrettais tant, si elle savait. Mais je ne pouvais pas faire autrement. Sa sécurité était ma seule préoccupation. Je restais à l'observer, analysant ses expressions. Je.....je reconnus celle qui s'affichait durement sur son visage. Elle était offensée! Ce qu'elle démentit. Mais je savais que je ne me trompais pas. Tout ceci me rendait si triste. Lutter contre moi même, contre mon désir si puissant, et la blesser en plus. Alors que je la désirais tant. Ce dont elle doutait encore. Comment lui reprocher? Je ne laissais aucune place à la discussion. Je m'efforçai à clore le sujet sèchement à chaque fois. Je pouvais comprendre qu'elle doutait de mon envie d'elle. Pourtant, j'étais loin d'être le seul à la convoiter... Jacob Black, Mike Newton, pour les plus évidents... Évidemment, elle réfuta toutes mes petites piques concernant son pouvoir de séduction. Ah Bella.....Si tu avais conscience de ton charme, la gent masculine pourrait se faire du soucis!
Elle restait sur son entêtement. Rien d'étonnant. En échange du mariage, elle voulait gouter à une nuit d'amour. Je sentais en moi un combat acharné se produire. Mon désir profitait d'une petite faille pour essayer de prendre le contrôle de moi même. Mais je devais tenir bon. Si cette conversation continuait comme ça encore longtemps, je craignais fortement de céder à sa supplique. Mes résolutions fondaient toutes les unes après les autres devant le feu incandescent de mon désir... Et elle avait raison. Après sa transformation, la soif serait son unique préoccupation. Il nous faudrait attendre avant de se découvrir physiquement. Cette idée me glaçait. Mais je ne pouvais pas décider de la mettre en danger alors qu'elle était encore humaine. C'est sa vie qui était en jeu bon sang!... Fallait-il prendre ce risque dans la seule optique de gouter aux plaisirs charnels?
« Je pourrais te tuer Bella. »
Encore une fois, elle me contra. Même en lui prouvant ce que j'étais capable de faire grâce à ma force démoniaque, elle n'admit rien. Pour elle, il suffisait que je ne souhaite pas lui faire de mal pour que ce soit le cas. J'aurais aimé y croire également. Mais le danger restait bien trop important à mes yeux. Elle n'était toujours pas las de notre discussion n'aboutissant à rien. Elle me supplia de plus belle. |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Lun 11 Mai - 23:27 | |
| C'était ce qu'elle désirait plus que tout. J'en étais désormais pleinement conscient. Comme je m'en voulais de ne pas céder. Je ne souhaitais que son bonheur pur et simple. Mais cela.... Je me noyais dans un tourbillon de confusion. Que devais-je faire? Que pouvais-je dire? Avais-je envie d'attendre encore des années avant de pouvoir lui offrir l'amour charnel? La réponse était évidente. Non. Ô non, je n'en avais aucune envie. Pourquoi avait-elle autant confiance en moi? Pourquoi en étais-je incapable?
Elle avait déchiffré mon hésitation, elle en profita pour tenter une dernière fois. Je la pris dans mes bras. C'était si dur. Ce combat contre moi même. Quelque part, ce n'était pas à elle que je refusais, mais à moi même...
« C'est intolérable. Il y a tant de choses que je voudrais te donner, et tu me demandes cela. Imagines-tu à quel point il m'est douloureux de te le refuser quand tu me supplies ainsi? » « Alors accepte.... Je t'en prie » « Bella... »
Je lâchais prise. Elle avait éveillé mon désir d'elle, comme jamais auparavant. Je ne pouvais résister à l'envie de la toucher. Je laissais ma bouche dansait sur sa gorge. Son pouls s'accélérait à chaque seconde. Elle emprisonna mes lèvres fougueusement. Elle gagnait du terrain. Et je ne la repoussais pas. Au contraire. Je devenais moi aussi fougueux. Je savourais ce moment. Je ne savais pas où ça nous mènerait, je n'avais rien décidé d'autre que de nous offrir cet instant. Je la sentais de plus en plus assoiffée de moi. Et j'aimais cela. Tellement. Elle se mit à trembler de plaisir entre mes mains. Elle interrompit notre ardent baiser, mais sans m'éloigner d'elle un seul instant, je promenais mes lèvres sur son cou soyeux. Elle entreprit de déboutonner ma chemise. Encore une fois, je la laissais faire. Seul notre désir comptait. Et je désirais tant, en cet instant, sentir ses mains parcourir mon corps qui n'attendait que cela depuis si longtemps. Ce qu'elle fit sans hésiter. Des décharges électriques envahirent ma peau. C'était troublant...mais délicieux. Je la serrais contre moi quand je sentis qu'elle se débattait avec quelque chose. J'ouvris les yeux et découvris son corsage grand ouvert. Elle cherchait à se déshabiller. Un vent de panique s'empara de moi. Nous ne pouvions pas. Pas ce soir. Pas sous le coup du désir pur. C'était bien trop imprudent. J'étais trop imprudent. Je m'en voulais déjà de m'être laissé autant aller. Je retrouvai ma maitrise.
« Pas ce soir » « Edward ne... » « Je n'ai pas dit non, juste pas ce soir... »
Elle n'allait pas me laisser me défiler comme ça. Pas après avoir eu une lueur d'espoir pareille. Avant même de lui faire part de ma décision, je m'en voulus. J'allais lui faire du chantage. D'abord le mariage.....Et ensuite...Nous pourrions. Elle n'allait pas accepter facilement. Je le savais pertinemment. Mais je poussais le vice jusqu'au bout. Je me refis entreprenant avec elle, l'embrassant suavement. Une manière peu gentleman de lui donner envie d'avoir plus. En sachant très bien que pour avoir plus, il lui suffisait d'accepter ma condition. Et cela marchait, elle commençait à céder puis finit par déposer les armes. Je n'étais pas fier de ma méthode. Mais le bonheur du mariage reprit le pouvoir. Et j'avais au moins quelques temps devant moi pour préparer notre nuit d'amour. Qui serait alors notre nuit de noces... Je me fis alors la promesse de ne pas me dérober. Ce serait notre nuit de noces. Je ne pourrais pas refuser à ce moment. Elle aurait répondu à mes désirs en acceptant le mariage, je ne pourrais pas lui refuser ce qu'elle souhaitait tant.
« Tu es désormais fiancée » Quel plaisir de prononcer ces mots. Bella. Ma fiancée. Elle appréciait bien moins que moi. Peu importe. Elle m'aimait, donc elle apprécierait en temps voulu. Et moi en cet instant, j'étais aux anges! Radieux, léger.
Pourtant, le répit n'était que de courte durée. Elle chargea de nouveau. Elle me promettait de ne pas se défiler, de m'épouser coute que coute, alors pourquoi ne pas reprendre là où nous en étions quelques minutes plus tôt.... « Pas ce soir » Je savais maintenant que je ne céderais pas ce soir. En quelques minutes, le film des mois à venir s'était formé dans ma tête. Le mariage. Notre nuit de noces. Notre première fois pour chacun, ensemble. Tout cela dans les règles de l'art. Enfin, dans la tradition au moins... Pour rien au monde je ne voulais désormais déroger à ce film parfait que je m'étais imaginé. Bella restait très anxieuse. Et je la comprenais. Je tentais autant que je le pouvais de lui offrir une perspective plus joyeuse que ce qu'elle imaginait. Visiblement, ma proposition de faire un mariage rapide à Las Vegas lui convenait amplement. Si cela pouvait lui retirait toutes ces appréhensions, alors nous ferions ainsi. Je souhaitais juste qu'elle devienne Madame Edward Cullen. A jamais.
Alice surgit alors dans mon esprit. Oh, ma sœur refuserait catégoriquement de rater l'occasion d'organiser le mariage du siècle. Et bien, elle fera à notre convenance pour une fois! A la rigueur, elle pourra se charger de la tenue de Bella, histoire de quand même marquer l'événement. Se marier à Las Vegas ne me dérangeait pas. Mais pas au point d'accepter de m'unir à celle qui nourrira mon amour éternellement en jeans et t-shirt.
L'évocation du côté accessoire de ce mariage m'amena autre chose en tête. La bague. Je l'avais déjà. Encore de la récupération de ma mère. La bague que mon père avait offert à ma mère quand il lui avait promis de l'aimer à jamais. C'était une bague d'époque. J'aimais ce bijou plus que tout autre. Je l'imaginais déjà au doigt de Bella... Mais je n'avais pas envie de me contenter de l'imaginer. Je voulais qu'elle la porte. Maintenant. Après un refus de la voir, elle accepta tout de même devant mon envie pressante de la lui montrer, que je la lui apporte. Je déposais anxieusement le petit écrin sur ses genoux tout en l'enlaçant. Elle restait immobile... Ma hâte était trop forte, je lui intima d'ouvrir l'écrin. Peut-être un peu brusquement. Mais elle ne se formalisa pas. Je craignais qu'elle ne lui plaise pas. Après tout, cette bague avait des dizaines d'années. Je la trouvais merveilleuse, mais Bella n'avait pas connu mon époque. Adhérerait-elle à la mode de ce temps?
« Elle est un peu démodée. Dépassée. Comme moi. Si tu préfères je t'achèterai quelque chose de plus moderne. » « J'aime les objets vieillots. » Je fus soulagé... Pour un court instant.
Elle ouvrit enfin l'écrin. Je scrutai son visage à l'affût du moindre signe de sa part. Elle murmura doucement « Elle est si jolie! » Elle l'aimait? Oui, elle l'aimait! Un poids énorme quitta précipitamment ma poitrine. Elle aimait ma bague. Sa bague. La bague de mes parents. L'émotion m'envahit alors. Je repensais à mes parents. D'une certaine façon, ils faisaient désormais parti de notre vie, du « nous » que Bella et moi formions. Ils étaient le symbole de notre lien éternel. Ce sentiment me poussa à proposer à Bella de passer la bague. Je vis à son poing fermé qu'elle ne le désirait certainement pas. Mais la légèreté qui me possédait alors me fit insister.
Elle accepta. Je m'empressai de lui passer la bague. Elle était parfaite. Elle était faite pour elle.
Je contemplais le bijou qui habillait le doigt fin de Bella. J'avais rêvé de ce moment. Je sentais mes yeux piquer. Signe que si cela avait été possible, des larmes se serait emparées de mes joues pour offrir mon émotion à ma fiancée... Elle avait saisi mon trouble. Un réflexe étrange me prit de court. Je feinds la nonchalance. J'étais un homme après tout. Instinct naturel pour cacher des émotions trop fortes. Je ne pouvais pour autant pas cacher la joie immense de ce que nous venions d'accomplir, de décider. Je me jetai sauvagement sur elle pour emprisonner sa bouche. Nous allions nous marier. C'était désormais officiel. Officiel pour nous deux du moins. Une dernière chose me chagrinait. Tout ceci, tout ce que nous venions de vivre, ressembler à s'y méprendre à une promesse de mariage. Pourtant, aucune demande concrète n'avait été émise. Accepterait-elle d'accéder au dernier de mes désirs? Pour que ce moment, cette nuit soit parfaite?
« Cela t'ennuierait-il que je fasse quelque chose? » « Tout ce que tu voudras. »
Mais à peine m'étais-je détaché d'elle qu'elle comprit aussitôt mon intention. Et évidemment, elle ronchonna. Je ris intérieurement. Jusqu'au bout elle tentait de rendre tout cela moins formel. Malheureusement pour elle, mon attachement aux traditions était fortement ancré en moi. Je me sentais nerveux à l'idée de faire ma demande. Je savais qu'elle dirait oui. Enfin normalement! Mais en effet, tout ceci était si formel. Si officiel. Solennel.
Je mis mon genou gauche à terre, continuant de la couver des yeux. La panique emplissait ces derniers. Panique qui se reflétait en moi. Mais c'était la dernière ligne droite.
« Isabelle Swan, je te jure de t'aimer pour la vie, chaque jour restant jusqu'à la fin du monde. Acceptes-tu de m'épouser? »
Je n'avais absolument pas prévu ces mots. Ils venaient du plus profond de mon être. Ils étaient tout ce que j'avais de plus sincère à offrir à celle qui comblait ma vie. Les quelques secondes séparant sa réponse me parurent une éternité. Pour un être éternel, voilà une contradiction! J'étais empreint à une angoisse indescriptible. Qui mourut lorsqu'elle prononça sa réponse.
« Oui » Je ne pus retenir ma réponse. « Merci »
Oui, merci. Au delà de tout, le cadeau qu'elle m'offrait, ce petit mot, était la plus belle chose qui me soit arrivé jusqu'à maintenant. C'était la plus belle nuit de mon existence. J'avais désormais la certitude de vivre éternellement à son côté, à pouvoir l'aimer, la chérir.
Je pris sa main gauche, la main du cœur, et je baisai chacun de ses doigts. Je finis par baiser la bague, symbole de notre union. J'eus une pensée tendre et reconnaissante pour mes parents naturels, que je sentais vivre à travers cette bague. Ils auraient tant aimé Bella. Mes souvenirs d'eux étaient fragiles, mais je m'étais efforcé de penser à eux le plus souvent possible pour me rappeler leur visage. En cet instant je les vis. Souriant. Comblés pour moi. Et je savais qu'ils remercieraient mes parents, Carlisle et Esmé, de m'avoir permis de connaître ce bonheur infini que je vivais désormais. |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Mar 12 Mai - 11:52 | |
| Autre texte, autre point de vue, pour changer! Cette fois-ci, je me suis placée du point de vue de Carlisle, pour avoir son sentiment sur la grossesse de Bella. Le texte commence quand il raccroche d'avec Edward, après l'annonce de la très probable grossesse de Bella.
Il mit fin à la communication.
Je restais quelques minutes le téléphone dans la main. Sonné. Je connaissais mon fils. Il était inquiet. Très inquiet. Et pour ne rien cacher, je l'étais également.
Même si je n'avais que des mots, quelques paroles, pour me faire une idée, mon instinct me poussait fortement à croire que nous ne pouvions nous tromper. Bella était bien enceinte. Comment cela pouvait-il être possible? Je n'en avais strictement aucune idée...
Comme je l'avais dit à Edward, jamais je n'avais entendu pareil histoire. Pourtant, j'avais croisé beaucoup de monde de notre espèce depuis toutes ces années, ces centaines d'années. Mais rien de pareil n'avait été évoqué en ma présence. Jamais.
Pour le moment, je ne pouvais absolument rien faire pour eux. Je ne pouvais qu'attendre leur retour. Je me sentais brisé. Je supportais difficilement de savoir mon fils si inquiet. Mais tout ceci était amplifié par mon inquiétude pour Bella.
Je l'avais aimé dès qu' Edward nous avait parlé d'elle. Dès que j'avais compris la place qu'elle prenait peu à peu dans sa vie. Elle avait pris la place qu'elle méritait dans ma propre vie: ma fille. Autant qu'il le pense, je suis intimement persuadé qu'elle est un être exceptionnel. Elle a su transformer Edward comme nous l'avions si souvent souhaité avec Esmé. Il était évident qu'il y avait un manque immense dans la vie de notre fils. Encore bien plus depuis que chaque membre de notre famille pouvait jouir d'une existence heureuse au côté de sa moitié. A part lui. Ce manque avait entièrement disparu dès qu'il avait posé les yeux sur elle. Mais au delà de son pouvoir sur Edward, Bella avait quelque chose de plus. Quelque chose qu'aucun autre être humain ne possédait. Une destinée particulière. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'avais le sentiment que Bella était née pour devenir vampire. Que son destin était de rencontrer Edward, et de rester à son côté éternellement. J'étais peut-être le seul à croire cela, j'en étais conscient. La grande majorité des vampires le sont devenus contre leur gré. Pourtant, rien de notre monde n'effraie Bella. Elle s'y intègre parfaitement, telle la pièce manquante d'un puzzle. Tout la conduit à nous. A devenir comme nous.
Mais si telle était sa destinée, quelle place cette grossesse prenait-elle dans celle-ci? Et surtout, quelle vie portait-elle? Cette question me faisait peur. Que pouvait donner la fusion d'un vampire et d'une humaine? Certainement pas un être humain comme un autre. Mais alors, quoi exactement? Moi, d'une nature si calme et réfléchie en temps normal, j'étais submergé par la panique. L'angoisse.
Alice me rejoignit. D'un simple regard, elle comprit ce que je lui demandai. « Je ne vois rien. Absolument rien. Dès l'instant où Bella a pris conscience de sa grossesse, son futur s'est fondu dans un océan sombre et indéchiffrable. Je suis aussi inquiète que toi. Tout ceci me rend nerveuse et......mal à l'aise. Il y a quelque d'anormal... J'espère qu'ils rentreront vite. » « Tu peux avoir confiance en ton frère, ils seront là le plus tôt possible. Il est terrifié. » « Il veut que tu libères Bella. Que tu te charges de supprimer ce qui a pris place en elle. Il est persuadé que cette chose la tuera... » « Je ne sais pas s'il a tort ou raison. Mais je crains également pour la vie de Bella. Elle est humaine, ce qui la rend extrêmement fragile. Et le fait que son avenir ne t'apparait plus clairement confirme mon sentiment que ce qu'elle porte n'est pas humain... » « Que comptes-tu faire? » « Je ne déciderai de rien avant de l'avoir examiner et d'avoir fait les examens nécessaires. Après tout, je garde un lueur d'espoir que cette grossesse ne soit qu'une simple grossesse... Mais si j'ai le moindre doute, je rejoindrai l'avis de ton frère et je ferai le nécessaire... » « Mh... » « Alice, je suis perdu, autant que toi. Quel est ton avis? Penses-tu que ton frère ait raison? » « Je ne sais pas. J'ai peur, c'est tout ce dont je suis sûre pour le moment. » « Alice, je vais avoir besoin de ton aide, et de celui de Jasper. Bella devra rester ici. Il faudra que je m'occupe d'elle ici. Il me faudra du matériel médical. Je vais te faire une liste et te donner toutes les coordonnées nécessaires pour nous procurer tout cela. On installera tout dans mon bureau, je crois que je n'aurais pas l'occasion de beaucoup m'y relaxer dans les jours à venir... » « D'accord. Tu as raison. Et toi, que vas-tu faire? » « J'ai quelques personnes à contacter, des....connaissances. Je doute qu'elles puissent m'apporter la moindre information, mais je veux tenter tout de même. J'aimerai avoir des débuts de réponses avant leur retour. »
En effet, aucune d'elles ne put me donner la moindre information. J'avais pris soin de donner le minimum d'informations pour éviter d'éveiller les soupçons. Mais je n'avais obtenu que de longs silences. Etait-il possible que cette situation soit une première? Je commençais vraiment à le penser. Ce qui ne m'apaisait en rien.
En plus de ma profonde inquiétude s'ajoutait la frustration. J'avais étudié notre espèce tant de temps. J'avais passé un temps incalculable avec les humains de par mon métier. Et je me sentais inutile pour mon fils, pour Bella. Ma fille...
Je sentis Esmé s'approchait lentement. Elle m'enlaça tendrement. Alice venait de tout lui expliquer. Sans aucun mots, je savais qu'elle partageait chacun de mes sentiments. Nous restâmes des heures durant, assis. Soucieux.
Etonnamment, je trouvais Rosalie très agitée. Alors que nous étions tous abattus à attendre l'appel d'Edward nous annonçant leur horaire d'arrivée, Rosalie ne tenait pas en place. Elle semblait....excitée. Cela me laissait une sensation étrange. Tout ce qui touchait à Bella jusque maintenant, la laisser souvent de marbre. De plus, connaissant la peine infinie qu'elle portait chaque jour de ne pouvoir avoir d'enfant, j'attendais plutôt de la jalousie envers Bella... Que se passait-il?
« Rosalie, est-ce que tu vas bien? » Elle me regarda, ahurie, son expression devint alors neutre. « Oui, je suis inquiète. Comme vous tous. » « Je perçois des choses étranges à ton sujet » enchaîna Alice. « Qu'entends-tu par choses étranges? » s'emporta t-elle. « Calme toi, pas la peine de t'énerver. C'est juste que....J'ai l'impression que tu caches quelque chose... Tout est flou. Comme si tu refusais de prendre une décision pour m'éviter de découvrir ce dont il s'agit. » « Et quelle genre de décision majeure pourrais-je vouloir prendre, alors que nous sommes tous morts d'inquiétude pour Bella. » « Rosalie, penses-tu franchement que nous allons croire que tu es morte d'inquiétude pour Bella? Tu n'as jamais caché tes sentiments à son égard... » « Les choses ont le droit de changer non? »
J'intervins alors. « Alice, laisse-la. Elle a raison, les choses peuvent changer. »
Mais il était évident que personne ne le pensait vraiment. J'étais intrigué. Mais visiblement nous n'en saurions pas plus. Mes pensées se reportèrent sur Bella. Je connaissais suffisamment mon fils pour anticiper ses réactions. Mais Bella était toujours si imprévisible. Et surtout, elle n'avait jamais montré une peur normale face au danger. La preuve était sa relation, puis son mariage avec Edward... Alors, comment réagissait-elle? Je n'avais que très peu parlé avec elle au téléphone. Je ne savais répondre à mon interrogation.
Enfin, le téléphone sonna. Je décrochai. C'était Edward. Ils arriveraient dans deux heures. Il n'avait rien dit d'autre... Nous étions tous dans le salon. Immobiles. Figés dans le temps.
Soudain, Alice se leva et se rua sur Rosalie. « Comment oses-tu? Tu n'as pas le droit! Tu es ignoble! » « Que se passe t-il Alice? » demandai-je. « Elle a baissé sa garde, j'ai vu ce qu'elle planifie depuis tout à l'heure. Elle veut le bébé de Bella. Elle veut la chose qu'elle porte. Pour elle! » « Quoi? » nous exclamons-nous à l'unisson. « Rosalie s'il te plait, dis-moi que ta soeur se trompe. Tu n'as pas l'intention de faire cela? Réponds! » La colère montait. J'espérais sincèrement qu'Alice se trompait. Dans le cas contraire, je serais obligé d'admettre que Rosalie me décevait.
« C'est une humaine! Elle ne veut pas d'enfants! Elle n'y a jamais pensé, elle me l'avait dit! Elle se moquait bien de devenir vampire et de tirer un trait sur le bonheur d'avoir des enfants! Mais moi, c'est ce que j'ai toujours souhaité! Je mérite d'avoir cet enfant! Pas elle! De toute façon, vous ne toucherez pas à un cheveu de Bella à son arrivée. Elle pense que vous voulez tuer son bébé. J'ai juré de la protéger. J'ai juré que moi vivante, elle garderait son bébé! » « Tu as fait quoi? » C'en était trop! Elle se renfrogna. La rage émanait de tout mon être. Je savais pertinemment qu'aucun de mes enfants m'avait déjà vu dans cet état. Même pas en colère. C'était si loin de mon caractère posé et réfléchi... « Comment peux-tu être aussi égoïste! Tu ne sais même pas ce qui grandit en elle! Tu ne sais même pas si elle survivra à cette grossesse contre nature! Mais j'imagine bien que tu t'en moques qu'elle survive ou non, tout ce qui t'intéresse c'est ce à quoi elle donnera la vie! »
Esmé me prit calmement la main et m'attira sur le canapé. Je sentis une vague de calme planait sur la pièce. Jasper.
Je me calmais doucement. Esmé me tenait toujours la main. « Je.....Je suis désolée. Vraiment. C'est dur. Nous ne savons pas ce qu'il se passe, mais nous savons qu'elle est enceinte. Oui je suis jalouse. Terriblement jalouse. Je n'ai pas cherché plus loin. Mais j'ai fait une promesse, et je la tiendrai. Je protégerai Bella. Quoiqu'il arrive. »
Le moment était venu de partir à l'aéroport. Emmett et Rosalie, prirent une voiture. Je montai dans ma voiture, avec Esmé. Alice et Jasper ne nous accompagnaient pas, ils se chargeaient de regrouper un maximum de la liste de matériel que je leur avais confié. Esmé me contemplait tendrement. « Essaie de la comprendre s'il te plait. C'était son rêve, son unique rêve, d'avoir des enfants. Tout comme moi... Heureusement, ils ont su combler ce manque, en partie..., je les considère comme mes propres enfants. Comme toi. Mais malgré tout, je n'ai jamais rien connu de plus beau que ma grossesse. Pouvoir porter une vie en moi. Pouvoir la sentir grandir en moi. J'imagine combien cela doit être difficile pour un homme de comprendre cela. Mais porter la vie, c'est irremplaçable, et indescriptible. » « J'ai été dur. Je le regrette. Mais pour le moment je ne vois que le danger pour Bella. Rien d'autre. Alors je me suis emporté. » « Je ne dis pas qu'elle a eu raison. Mais je la comprends. Et même si Edward et toi soyez très inquiet pour Bella, je pense que cette grossesse, Bella ne fera rien pour l'arrêter. Elle n'aura pas peur de risquer sa vie. Elle se sent déjà différente, j'en suis sûre. Elle ne laissera rien compromettre tout cela. Du moment où elle a compris, elle est devenue mère. »
Je ne savais quoi répondre. Parce que je savais qu'elle avait raison. Elle connaissait cette situation. Elle savait mieux que quiconque ce que Bella pouvait ressentir.
L'avion se posa à l'heure prévue. Lorsque je vis Bella arriver, j'eus un choc. Elle paraissait épuisée. Des cernes violettes commençaient à apparaître sous ses yeux. Et Edward.....Edward était méconnaissable. Son visage était rongé par la terreur. Alors je me tournai à nouveau vers Bella pour la contempler de plus près. Je m'arrêtai sur son ventre. Bella, si mince en temps normal, on voyait nettement un léger renflement à cet endroit. Esmé avait remarqué la même chose. La surprise se lisait dans ses yeux. Rosalie s'avança vivement à la rencontre de Bella. Son rôle de garde du corps venait de débuter. Je préférais ne pas penser aux explications qu'elle devra donner à Edward...
Une fois rentrés, je prévins Bella que je souhaitais faire un maximum d'examens le plus rapidement possible. Elle accepta sans discuter. Edward restait figé au milieu du salon, contemplant le paysage vert par la baie vitrée. « Edward? Chéri, vient avec moi, je veux que tu sois là pendant les examens que ton père va me faire. » Il sortit de sa torpeur, pour un temps. Nous emmenâmes Bella dans mon bureau. La quasi totalité de ce que j'avais commandé était installé. Je ne fus pas étonné de trouver Rosalie, collée à Bella. Edward n'avait toujours pas réagi à cela d'ailleurs. |
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 | Sujet: Re: Ma plume et Twilight Mar 12 Mai - 11:54 | |
| Je commençai les examens avec appréhension. Edward restait impassible, comme perdu dans les tréfonds de ses pensées, pendant que Rosalie me submergeait de questions, auxquelles je ne répondais pas. A dire vrai, je n'avais rien à répondre. Je n'avais aucune explication à ce que je constatais. Ou ne constatais pas d'ailleurs. Je ne voyais rien. Pour autant, il était évident que quelque chose avait pris place dans le ventre de Bella. Mais cette chose s'était construit comme un mur autour d'elle. Je ne décelais rien à part la petite proéminence que formait le ventre de Bella.
La somme de toutes mes observations ne me rassuraient guère. Au contraire. Nous ne savions pas ce qui avait pris vie, il était impossible d'accéder à cette chose. Elle se développait rapidement, trop rapidement comparée à la normale. Et surtout, Bella semblait terriblement affaiblie. Après de longues hésitations, je décidai d'exposer tout cela à mes trois compagnons.
A mon grand étonnement, c'est Edward qui réagit aussitôt. « Bien... Comment penses-tu pouvoir nous débarrasser de cette chose? » « Quoi? Non! Non Edward, tu.....tu ne peux pas, non! » Bella paniquait. Rosalie grondait. «Calmons-nous s'il vous plait. Rosalie, je te rappelle gentiment, que tu n'as pas ton mot à dire dans cette décision. C'est Bella et Edward les premiers concernés. » « Non je veux qu'elle donne son avis également. » Me contra Bella. «Non Bella. Ce sont vos vies. Vos choix. Quoique tu aies pu demander à Rosalie, cela te regarde, mais le choix final ne lui revient pas. Je ne laisserai pas ses désirs entraient en compte. » «De toute façon, il n'y a aucun choix à faire ou négocier! C'est mon bébé. Notre bébé. Il a été fait avec amour! Comment....Comment osez-vous ne serait-ce que l'envisager tous les deux?! Vous.... Vous ne vous rendez pas compte. C'est mon bébé! Je l'aime! Il vit en moi! Je le sens bouger! Vous pouvez pas me le retirer, je ne vous laisserez pas faire! Vous n'avez pas le droit! Vous.... » «Bella, mon amour, écoute-moi. Nous ne savons rien de tout cela. Ta vie est en danger. Et je ne laisserai rien te faire du mal. Tu le sais, je t'ai toujours protégée. » « Mais je n'ai pas besoin d'être protégée Edward! C'est notre enfant! C'est tout ce qu'il représente pour toi?! »
Rosalie fulminait dans son coin. Au moment où elle allait intervenir, Edward la prit de cours. «Tais-toi! Je ne veux pas t'entendre! Tu n'es pas digne d'être ici, avec toutes ces pensées! Sors! Eloigne toi de ma femme! Sors! » « Je ne sortirai que si Bella me le demande! » « Rose je t'assure que si tu me cherches, tu vas me trouver, et je te garantis que tu vas me le payer! » « Rosalie, s'il te plait....sors. Je t'assure que ça va aller, ils ne me feront rien. Sors. Et merci... »
Elle sortit à contre-coeur. J'approchai d'Edward qui tremblait de rage penché sur le lit où reposait Bella. Alors que j'allais tenter une dernière fois de parler à Bella, les paroles d'Esmé me revinrent. Nous ne pouvions vraiment pas comprendre ce que Bella ressentait en cet instant. Ce serait égoïste de s'acharner sur elle. D'essayer de la forcer. Après quelques minutes de silence, je pris la décision de faire confiance à Esmé, et à Bella. Je devais convaincre Edward. «Edward, mon fils. Ecoute-moi. Je comprends et je partage ton inquiétude. Si je n'écoutais que moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour convaincre Bella de renoncer à cette grossesse. Je le jure. Mais il y a des choses que ni toi ni moi ne pouvons saisir. Des changements se sont opérés. Bella a changé. Je ne saurai l'expliquer mais il n'empêche que c'est arrivé. Je crains que sa vie soit en danger. Mais il me reste un espoir: la confiance. Bella est forte, elle nous l'a souvent prouvé. Et nous sommes tous là. Nous veillerons sur elle chaque seconde. Prêts à intervenir. Tu ne peux pas l'obliger à quoi que ce soit. Tu dois lui faire confiance. Et nous faire confiance. Si j'étais à ta place, j'aurais les mêmes pensées que toi, je souhaiterais les mêmes choses. Nous nous ressemblons tellement... Mais j'ai discuté avec ta mère. Tu connais son histoire. Tu sais par quoi elle est passée. Elle comprend mieux Bella que n'importe qui. Je t'en prie, aie confiance. »
Cette déclaration me bouleversait. J'étais anéanti par la détresse de mon fils. Je le regardais...et je ne le reconnaissais pas. La douleur le défigurait. Bella se souleva alors, difficilement, et vint caresser son visage du bout des doigts. Ils se regardèrent longuement. Aucun mot n'était prononcé, pourtant leur échange était fort. Toujours silencieux, Edward prit Bella dans ses bras. Désespérément.
Alors je m'éclipsai. Je savais qu' Edward avait déposé les armes. Et sa souffrance continuait son ascension... |
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