forum créatif sur Twilight
 
AccueilGalerieRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 Midnight Sun - Suite

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:27

Je le remerciai d’un signe de tête. Je lui étais reconnaissant de se préoccuper ainsi de Bella alors que, lui-même, n’était pas dans une position confortable.

- Bonjour, Bella, la salua-t-il.

Il ne lui tendit pas la main et resta à une distance de sécurité d’à peu près cinq mètres d’elle.

- Bonjour Jasper, répondit-elle, intimidée. Je suis très contente de vous rencontrer, rajouta-elle à la cantonade. Vous avez une très belle maison.
- Merci, dit Esmé. Nous sommes enchantées que tu sois venue.

Ma mère était sincère. Elle trouvait Bella adorable et charmante. Elle envisageait déjà sa prochaine visite…

- Edward ? m’appela Carlisle. Rosalie était à mi-chemin entre ici et l’Alaska quand Emmett a réussi à la rattraper et à la convaincre de rentrer. Il nous a téléphonés et ils seront à la maison dans une heure environ. Il a fait promettre à ta sœur de ne pas vous ennuyer, Bella et toi. J’avoue que je suis surpris, je ne sais pas ce qu’il a bien pu lui dire pour qu’elle accepte de revenir…En tout cas, ne t’en fais pas, elle ne fera pas d’esclandre.
Je hochai la tête pour lui faire comprendre que j’avais bien tout saisi.

Bella était en train de contempler le somptueux piano que m’avait, un jour, offert mon père, sans raison particulière. C’était sur cet instrument que j’avais composé le plus grand nombre de mes musiques…

- Tu joues ? demanda Esmé à Bella.
- Pas du tout. C’est un merveilleux instrument. Il est à vous ?
- Non, ria ma mère. Edward ne t’a pas dit qu’il était musicien ?

C’est vrai ! J’avais omis de lui révéler ce détail sans importance. De toute manière, je n’avais aucun mérite… j’avais eu tout le temps nécessaire pour apprendre à jouer convenablement.

Bella me fusilla du regard et répondit :

- Jamais. Quoique j’aurais dû m’en douter, j’imagine.

Esmé ne comprit ce que mon amie voulut dire par là.

- Edward réussit tout ce qu’il entreprend, non ? expliqua-t-elle à ma mère.

- Oh oui ! Et, Alice et moi, avons bien vu qu’il était très doué pour certaines choses… l’autre jour dans la clarière, ricana-t-il.

Je ne préférai pas porter attention au petit ricanement narquois de mon frère, par contre, ma mère lui lança un regard de reproche.

- J’espère que tu n’as pas fanfaronné, me morigéna-t-elle, ce n’est pas très élégant.
- Juste un peu, ripostai-je gaiement.

Je m’esclaffai et Esmé ne pu se retenir de sourire aussi. Je savais qu’elle était fière de moi, de ce que j’avais réussi à surpasser pour rester auprès de celle que j’aimais.

- En réalité, il a été trop modeste, intervint Bella.
- Eh bien, joue donc pour elle, Edward, m’intima ma mère.
- Tu viens juste de dire que fanfaronner était mal élevé.
- J’aimerais t’écouter, insista mon amoureuse.

Evidemment, si elle le désirait…je ne pouvais pas lui refuser.

- Affaire conclue, décréta alors Esmé en me poussant en direction de l’estrade. Joue lui mon morceau préféré, je suis certaine qu’elle va l’adorer aussi…J’ai le sentiment qu’ on a beaucoup de points communs toutes les deux.

J’entraînai Bella avec moi et l’invita à s’asseoir sur le tabouret prêt de moi.

Je me mis à jouer et le morceau envahit la pièce. J’espionnai la réaction de mon amie à travers les quatre paires d’yeux qui nous fixaient sans relâche. La réaction de Bella les fit rire…elle était ahurie, ses yeux écarquillés d’ébahissement. Je lui fis un clin d’œil et lui demanda :

- Tu aimes ?
- C’est toi qui l’a écrite ? s’exclama-t-elle, interdite.
- Oui. C’est la préférée d’Esmé.

Elle ferma les yeux et secoua la tête.

- Qu’y a-t-il ? voulus-je savoir.
- A côté de toi, j’ai l’impression d’être totalement insignifiante.

Comment pouvait-elle se dévaloriser à ce point ? Elle est tout le contraire d’une personne insignifiante… d’ailleurs, c’était elle qui avait insufflé la plus belle des mélodies que j’avais eu le privilège de composer jusqu’à maintenant.

Mes mains se mirent à volter plus lentement et de manière plus douce sur l’ivoire du piano.

- C’est toi qui as inspiré celle-ci, chuchotai-je.

La musique enveloppa la salle de ses notes magiques et fantastiques. Bella reconnue l’air que je lui avais fredonnée, au creux de l’oreille, la nuit dernière pour l’endormir. Je respirais les larmes salées qui voilaient ses yeux et ressentais les frémissements de son corps.

Cette mélodie représentait bien plus qu’une berceuse… elle était l’hymne à celle que j’aimais, à celle qui était ma vie. Plus que des mots qui s’évanouiraient, elle était la promesse éternelle de mon amour.

Cette musique, c’était elle. Je n’avais fait que retranscrire les sons… elle en fût la véritable compositrice... Son arrivée à Forks inspira le prélude. Le chant de son esprit silencieux envisagea la partition. La symphonie de sa voix et le récital de ses rires donnèrent l’esquisse des premières notes. Le concert de ses battements de cœur et la complainte de ses colères traduirent le tempo. La litanie de sa mortalité plaça les accords. La romance de ses yeux et la fugue de son regard composèrent la mélodie.

Cette musique, c’était aussi moi : le chœur de mes émotions et de mes sensations, le concerto de mes sentiments, le refrain de mon amour, la rengaine d’une vie sans elle, l’histoire de mon humanité envolée, l’appel à mon âme perdue et à mon rejet de l’immortalité.

Aujourd’hui, cette musique était devenue nous : le festival de nos baisers et de nos caresses, le récital de nos belles et tendres déclarations, le requiem de notre folle passion, la ballade de nos vies réunies, la ritournelle de notre inconscience, la mélodie de notre bonheur.

Elle était née de nous deux pour lutter contre le temps assassin et continuer sa route à travers l’espace et les âges, se faisant ainsi, la messagère de notre histoire… l’émissaire de Bella et Edward, de l’humaine et du vampire, de la mortelle et de l’immortel…de l’amour impossible mais de l’amour réel. Elle assurerait l’avenir de notre mémoire, emportant avec elle notre existence, dans son grand voyage vers l’infinie.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:31

Bella fixait mon visage l’air stupéfait. Je lisais dans ses yeux qu’elle n’aurait jamais imaginé devenir, un jour, la muse d’un vampire pianiste. Et pourtant, elle était la plus belle source d’inspiration qu’un musicien puisse rêver d’avoir.

Esmée, Alice, Carlisle et Jasper se tenaient toujours, derrière nous, à l’embrasure de la porte. Ma mère leur intima de retourner vaquer à leurs occupations, pour nous laisser seuls, afin que nous profitions pleinement de ce moment. Mon père acquiesça et mon frère ne se fit pas prier. L’odeur de Bella commençait à lui titiller sérieusement les narines et le venin affluait à petites gouttes dans sa bouche. C’est avec un grand soulagement qu’il prit congé de nous. Par contre, ma petite sœur opposa plus de résistance. Elle me reprocha de garder Bella pour moi seul et se plaignit, par la même occasion, que si on ne leur laissait pas du temps toutes les deux, leur amitié ne pourrait jamais s’engager. Elle consentit après plusieurs longues secondes et, avec toute la force de persuasion de notre mère, de repartir s’occuper de ses affaires. Toute la conversation avait eu lieu dans des intonations tellement faibles que mon amoureuse ne remarqua absolument rien.
Je sentais dans l’esprit d’Esmée, qui était toujours là, une vague d’inquiétude… Elle aurait aimé attendre la fin de la journée pour m’en parler mais ne, pu s’y résigner.

- Alice a vu la prochaine arrivée de nomades dans la région, me prévint-elle, ils viennent ici pour chasser… Ils sont au courant de notre mode de vie et sont avides de connaître pourquoi nous vivons ainsi… Enfin quoiqu’il en soit, il faut interdire à Bella de se promener seule en forêt… Je ne tiens vraiment pas à ce qu’ils tombent sur elle et, en fasse leur déjeuner.

Je hochai la tête, sans me retourner, pour faire comprendre à ma mère que j’avais bien saisi l’information. Elle s’éclipsa à son tour, soulagée que je sois au courant. Elle savait que j’avais tous mes sens aux aguets pour veiller sur Bella. Tant que je serais près d’elle, aucun mal de lui ne sera fait.
Nous irons, Emmett, Jasper et moi, intercepter ces nouveaux venus le plus tôt possible et, leur expliquerons qu’ils ne sont pas autorisés à traquer dans Forks et ses alentours. Ce domaine était le nôtre et nous ne pouvions pas nous permettre d’avoir des disparitions inexpliquées et des meurtres dans la région. Ces phénomènes éveilleraient les soupçons des Quileutes qui nous accuseraient d’avoir trahi le pacte.

Pour le moment, je n’avais aucune envie de m’angoisser avec cela, je voulais entièrement me consacrer à la fille qui était près de moi et que j’adorais plus que tout au monde. J’étais reconnaissant envers mes parents, Alice et Jasper de l’avoir accueillie avec autant de chaleur. Même mon frère, n’avait eu aucun mauvais ressenti à son égard. De plus, il était fier d’avoir réussi à se contrôler, bien que cela ne fût pas évident.

- Ils t’aiment bien, tu sais, lui assurai-je. Esmée, surtout.

Je ne parlai pas d’Alice car ce qu’elle ressentait pour Bella était au-delà de l’amour ou de l’amitié… en fait, elle en était complètement folle !!! Bella aurait plus d’une occasion de s’en rendre compte par elle-même. En effet, contrairement au reste de la famille, ma petite soeur était une personne extrêmement expansive.

Mon amie se retourna brièvement et vit qu’il n’ y avait plus personne dans la pièce, à part nous.

- Pourquoi sont-ils partis ? me demanda-t-elle, légèrement soucieuse.
- Un moyen très discret de nous donner un peu d’intimité, je suppose.
- Eux peut-être, soupira-t-elle. Restent Rosalie et Emmett…

Rien que d’entendre le prénom de la blonde, je me renfrognai. Je ne pouvais décemment pas, raconter à Bella, la vie que faisait mener la petite peste à toute la famille depuis que nous nous fréquentions. Son sentiment de rejet en aurait été décuplé et, il était hors de question de la chagriner.

- Ne t’occupe pas de Rosalie, elle s’y fera, me contentai-je de dire.
- Et Emmett, persista-t-elle, sceptique.

Emmett pensait que je me compliquais trop la vie. Il m’avait même conseillé de me trouver une femme de mon espèce plutôt qu’une fragile humaine. Je lui avais rétorqué que l’amour était une chose qui ne se commandait pas et, le pseudo philosophe qu’il était à ses heures perdues, avait répondu : ‘oui, pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer’.

- Oh, il pense que je suis fou, mais tu ne lui poses aucun problème. Et il essaie de raisonner Rosalie.
- Qu’est-ce qui l’ennuie tant que ça ? s’enquit-elle, intriguée.

Tout en Bella l’ennuyait, en fait. Je restai donc évasif afin de lui épargner toute la vérité.

- Rosalie est celle qui a le plus de difficultés à…vivre notre condition, soupirai-je. Elle a du mal qu’un étranger sache la vérité. Et puis, elle est peu jalouse.
- De moi ? s’étonna-t-elle.

Evidemment, on pouvait penser en voyant le physique avantageux de Rosalie, que c’étaient les autres femmes qui l’enviaient. Mais ma sœur était tellement vaniteuse et imbue de sa personne, qu’elle ne pouvait admettre que les hommes s’intéressent à une autre demoiselle qu’elle. Et c’était mon cas, je n’avais jamais été sensible à son charme alors que j’étais devenu parfaitement amoureux de Bella. Cela lui restait en travers de la gorge. Et puis, il y avait aussi le fait, que dans ses visions, Alice ait vu mon amie transformée en vampire…de son propre choix. (Je frémis d’horreur rien que d’y penser.)

- Tu es humaine. Elle regrette que ce ne soit pas également son cas, éludai-je.
- Oh…Et Jasper ? Lui aussi, il…
- Non, nous sommes tombés d’accord sur le fait qu’il ferait mieux de garder ses distances, dans son propre intérêt.

Un frisson la traversa. J’imagine parfaitement bien la scène qui venait de se jouer dans sa tête.

- Esmée et Carlisle ? poursuit-elle.

Mes parents étaient plus qu’heureux pour moi. En fait, Bella représentait tout ce qu’ils souhaitaient pour moi depuis longtemps.

- Ils se réjouissent. D’ailleurs, Esmée se moquerait comme d’une guigne que tu aies un troisième œil ou les pieds palmés. Elle s’est tellement inquiétée, craignant qu’un élément essentiel ait manqué à mon accomplissement ou que j’aie été trop jeune au moment de ma transformation par Carlisle… Elle nage en plein bonheur. Chaque fois que je te touche, elle s’étrangle de joie.
- Alice m’a semblé très…enthousiaste, ajouta-t-elle avec un léger sourire.

Enthousiaste ? Le mot est faible. En ce qui concernait Bella, Alice était complètement exaltée et passionnée. D’ailleurs, il faudrait que je les aie à l’œil ces deux-là, parce que si elles devenaient réellement complices et les meilleures amies du monde, Bella n’aurait simplement qu’à demander à ma sœur de la transformer pour que celle-ci le fasse, sans réfléchir aux conséquences.

- Elle a sa façon bien à elle d’envisager les choses, susurrai-je entre mes dents.

Je compris, à l’instant, que Bella savait que je lui cachais quelque chose. Cependant, elle n’insista pas et changea de sujet.

- Alors, qu’est-ce que t’a raconté Carlisle, tout à l’heure ? demandat-elle.
- Tu as aussi remarqué ça, n’est-ce pas ?
- Bien sûr.

Oui, bien sûr, rien de lui échapper ! En attendant, le sujet était délicat. Je n’allais quand même pas lui dire que Rosalie était partie pour l’Alaska, uniquement pour ne pas la voir aujourd’hui. Cela lui aurait fait beaucoup trop de peine. Je trouvai une entourloupe et décidai de lui parler de l’arrivée de nomades. De toute manière, il aurait bien fallu que je le lui dise un jour ou l’autre. C’était l’occasion rêvée…non, seulement cela m’enlevait une épine du pied et, en plus, je faisais d’une pierre deux coups.

- Il voulait m’annoncer des nouvelles, repris-je, et il ignorait si j’avais ou non envie de les partager avec toi.

Je lui mentais avec une facilité déconcertante, j’en fus surpris !
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:32

Et ?
- J’y suis forcé, dans la mesure où je vais devoir être…insupportablement protecteur dans les jours ou semaines à venir, et que je ne tiens pas à ce que tu me prennes pour un tyran né.
- Que se passe-t-il ? s’enquit-elle.
- Rien de très inquiétant pour le moment. Alice a juste vu la prochaine arrivée de visiteurs. Ils savent que nous sommes ici et sont curieux.
- Des visiteurs ?

La petite ride entre ses yeux se creusa et elle me fit une petite moue inquisitrice, elle ne comprit pas de quoi je voulais parler.

- Oui, ils ne sont pas comme nous, précisai-je. Pour ce qui concerne les habitudes de chasse, s’entend. Ils ne viendront pas en ville, avec un peu de chance, mais je n’ai pas l’intention de te laisser sans surveillance tant qu’ils n’auront pas déguerpi.

Un frisson la traversa, secouée par la nouvelle. Elle se rendait compte, à mon grand bonheur, que le danger était bien réel avec nous, les vampires. Ceux-là n’auraient absolument aucun scrupule à sucer son sang jusqu’à la dernière goûte. A la vue de sa réaction, j’en concluais que, cette fois-ci, Bella se tiendrait sur ses gardes, et ne rechignerait pas à ce que je la surveille d’un peu trop prêt. En tout cas, moi, j’étais ravi à la perspective de passer un peu plus de temps en sa compagnie.

- Enfin une réaction rationnelle, murmurai-je. Je commençais à croire que tu n’avais aucun instinct de survie.

Elle ne releva pas, et recommença à contempler tout autour d’elle, scrutant chaque meuble et chaque objet se trouvant dans la pièce. Mais que croyait-elle trouver ici, nom d’une pipe ?

- Pas ce à quoi tu t’attendais, hein ?
- Non.
- Ni cercueils, ni crânes empilés dans les coins. Il n’y a même pas de toiles d’araignée, à ma connaissance. Quel déception ce doit être ? lui lançai-je avec sarcasme.

Elle passa outre mes satires et dit, émerveillée :

- C’est tellement lumineux… tellement ouvert.
- C’est un endroit où nous n’avons pas besoin de nous cacher, admis-je en retrouvant mon sérieux.

J’avais continué à jouer sa berceuse durant toute notre conversation. La mélodie nous avait enveloppés comme dans un cocon, seuls au monde. Quand j’eus terminé, la dernière note resta suspendue dans le silence, et Bella me chuchota :

- Merci.

Je humais le sel de ses larmes brillantes qui apparaissaient au bord de ses paupières inférieures. Elle les essuya d’un revers de la main, gênée. A cet instant, si j’avais pu, j’aurais, moi aussi, pleuré. J’étais ému de la voir si bouleversée. J’effleurai, de mon doigt, le coin d’une de ses paupières, là où la dernière larme n’avait pas encore coulée. J’examinai la goutte attentivement…j’avais envie de la goûter. Je la portai à ma bouche. Sa larme avait la saveur salée de ses lèvres, mêlée à l’arôme sucré de son haleine. Le tout donné une impression d’onctuosité que je comparais au miel de ses caresses.
J’étais perdu dans mes pensées quand je m’aperçus que Bella me regardait, abasourdie. Evidemment, après ce que je venais de faire, elle me prenait pour un fou, un désespéré…mais qu’importe, j’avais aimé savourer son eau à défaut de ne pouvoir essayer son sang. J’avais encore le goût de sa larme dans ma bouche, ce qui me donna une envie irrésistible dans l’embrasser.

- Tu veux voir le reste de la maison ? demandai-je dans un sourire.
- Pas de cercueils ? me taquina-t-elle sans pour autant être assez forte pour masquer l’anxiété qu’elle éprouvait.

Je ne savais pas ce qu’elle pensait voir de si horrible dans la maison ! Notre villa était bien la seule chose qui nous identifiait aux humains…

- Aucun, promis ! pouffai-je en la tirant par la main.

Nous prîmes l’escalier pour aller au premier étage. Je lui indiquai où se trouvaient la chambre de Rosalie et Emmett… le bureau de Carlisle…les quartiers d’Alice et Jasper…Je me dépêchais… j’avais envie qu’elle voie ma chambre. Je me dirigeai vers l’endroit où je voulais l’emmener quand elle pila net, au bout du couloir, devant la grande croix en bois. Elle était stupéfiée devant cet immense objet accroché au mûr.

- Elle sûrement très vieille, dit-elle, sans oser la toucher.
- Début du XVIIe, admis-je avec désinvolture. Environ 1630.
- Pourquoi la gardez-vous ici ? demanda-t-elle en se tournant vers moi.
- Par nostalgie. Elle appartenait de père de Carlisle.

Je venais de l’informer que mon père était né durant le dix-septième siècle mais, Bella ne parut pas s’étonner plus que ça !

- Il collectionnait les antiquités ? poursuivit-elle comme si tout était normal.
- Non, il l’a sculptée. Elle était suspendue au-dessus du pupitre du temple où il prêchait.

Ah ! L’expression de son visage ne me trompa pas… elle venait de prendre conscience que la croix avait plus de trois soixante-dix ans. Elle n’osa plus rien dire, choquée.

- Tout va bien ? m’inquiétai-je.
- Quel âge à Carlisle ? m’interrogea-t-elle sur une voix atone.
- Il vient de célébrer ses trois soixante-deux ans.

Elle pivota vers moi… j’anticipai toutes ses questions. Elle essayait de cacher son étonnement mais c’était peine perdue. Je la comprenais, d’ailleurs, il était difficile pour les humains de prendre la mesure d’autant d’années.

Je pris sur moi de lui faire le récit de la vie de Carlisle.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:35

Les conditions de la transformation en vampire de mon père avaient été plutôt particulières.

Carlisle était né à Londres dans les années 1650 d’une mère, morte en couche, et d’un père, pasteur anglican. Ce dernier, un homme tyrannique et despotique, avait consacré sa vie, à la persécution de ceux qu’ils considéraient comme irréligieux, les catholiques protestants et autres sceptiques du Christianisme. Il avait fait de son combat contre les forces du mal, sa croix. Il s’acharnait à voir des démons (sorcières, loups-garous et…vampires) là où il n’y en avait pas. Ce qui le conduisit à la mise à mort de nombreux innocents. En effet, les créatures que nous étions, et que nous sommes toujours, étaient plutôt difficiles à attraper… Les humains n’avaient jamais été les prédateurs et nous, les proies…mais bien le contraire.

J’étudiai attentivement les réactions de Bella. J’étais parfaitement bien conscient que certaines parties de l’histoire de Carlisle allaient être rudes à concevoir et à attendre. D’ailleurs, au récit de ce qu’avait été son père et des atrocités qu’il avait commises, elle resta figée d’effroi. Mais, puisqu’elle voulait savoir, je continuai.

Sur ces vieux jours, le prêtre anglican passa le flambeau à son fils. Mon père qui était un homme intelligent ne se borna pas à voir des diables partout autour de lui et épargna, ainsi, beaucoup de vies humaines. A force de recherches, il finit par découvrir une bande de vrais vampires qui se dissimulaient dans les égouts de Londres et ne sortaient qu’à la nuit tombée, pour se nourrir. L’information fit grand bruit dans la ville et les gens allèrent se poster à l’endroit repéré par Carlisle, munis de fourches et de torches…pauvres ignorants qu’ils étaient. Un des monstres finit par sortir de la cachette en prévenant ces congénères de la traque qui se préparait dehors… une aubaine pour eux ! De la nourriture fraîche qui se présentait sans même avoir besoin de chasser. Quoi qu’il en soit, le premier vampire a être apparu, semblait extrêmement affaibli par la faim et ne se senta pas de lutter contre le peuple en colère… il se sauva alors dans une ruelle poursuivi par Carlisle et trois autres hommes. Mais la faim devant lui tirailler les entrailles, il fit demi-tour et s’attaqua à mon père…il n’avait que vingt-trois ans. Si les trois renforts ne l’avaient pas sauvés (au prix de leur vie), il serait mort, vidé de son sang. Au lieu de cela, il resta là…sur le pavé, torturé et brûlé par le venin qui envahissait ses veines (j’omis de préciser ce détail à Bella…). Il était en train de devenir une de ces créatures que son père avait essayé d’exterminer, toute sa vie, avec tant d’acharnement. La ville perdit beaucoup d’hommes…en réalité, ce fût un véritable carnage. Carlisle connaissait très bien les mesures qui allaient prises par le prêtre… anéantir tous ceux qui avaient été infectés par le Mal… même son propre fils. Alors, par instinct de survie et malgré le poison qui le dévorait, il réussit se traînait dans une cave et à se tapir sous un tas de pomme de terre, durant trois jours…un vrai miracle !

Au fil du récit, Bella était devenue blême et ses pupilles s’étaient dilatées.

- Comment te sens-tu ? lui demandai-je, inquiet.
- Très bien, m’affirma-t-elle, sur un ton peu convaincu.

Plus que pour me rassurer, elle essayait de se convaincre, elle-même, que tout allait bien, et malgré le trouble qui l’avait envahi, je vis qu’elle voulait en savoir plus…Elle était avide de connaître comment Carlisle avait su gérer sa nouvelle condition, et réussi à devenir ce qu’il était, aujourd’hui.

- J’imagine que tu as des tas de questions à me poser.
- Quelques-unes, temporisa-t-elle.
- Dans ce cas, viens, je vais te montrer, lui proposai-je avec un grand sourire.

Je lui pris la main (son cœur eut un sursaut) et l’emmenai jusqu’au bureau de Carlisle.

***



Je m’arrêtai sur le palier un instant. Mon père était en train de lire un bouquin sur les maladies infectieuses tropicales…j’avais peur de le déranger.

- Entrez, lança la voix de Carlisle. Je vous ai entendus arriver.

L’allure de la pièce sembla impressionner Bella. Elle en détailla chaque recoin, chaque mobilier…puis finit, par poser les yeux sur le médecin. Il était vrai que ce dernier, avec ses airs juvéniles, dénoté un peu dans cet imposant bureau. Il aurait été plus facile d’imaginer un doyen d’université d’une soixantaine d’années assis, ici, à la place de ce beau jeune homme de 23 ans qu’était mon père.

Je lui expliquai la raison de notre visite inopinée. Carlisle ne vit aucun inconvénient à ce que j’expose un peu de sa vie à Bella, mais dut, malheureusement, décliner l’invitation que je lui faisais de se raconter lui-même. Il était attendu d’urgence à l’hôpital… une famille qui rentrait d’un safari au Kenya présentait une forte fièvre et, il devait impérativement remplacer le Docteur Snow, qui était absent aujourd’hui. Ce n’était pas vraiment un problème…je connaissais l’histoire de mon père au moins aussi bien que lui.

J’inspectai brièvement les tableaux qui étaient accrochés au mur et m’arrêtai sur celui au paysage mélancolique qui dépeignait une vaste clairière vide (elle me faisait penser à notre clairière, à Bella et moi). Je repris le fil de mon récit (ou plutôt de celui de Carlisle). Je l’informai qu’il avait essayé de se détruire quand il prit parfaitement conscience de ce qu’il était désormais devenu. Bella eut un mouvement de recul…elle fut choquée par la révélation mais m’incita, tout de même, à continuer.

Mon père s’était jeté du haut d’une falaise, avait tenté de se noyer dans l’océan,…Evidemment, dit ainsi, cela paraissait ridicule…il n’y avait qu’un seul moyen de nous détruire, nous les vampires. Mais aucune de ces deux démarches n’était la bonne. A l’époque, Carlisle n’en savait rien…et Bella n’en savait pas plus à cet instant…et, je ne lui en donnerai certainement pas les détails. Mon père est une véritable exception chez les vampires nouveaux-nés, il n’avait jamais, de son existence entière, attaqué un humain. A leur début, les immortels étaient dominés par leur soif et leur instinct meurtrier mais le dégoût qu’il éprouvait pour lui-même lui a permis de résister. Il se laissa donc mourir de faim (en vain naturellement).

- C’est donc possible ? s’enquit Bella, surprise.
- Non. Il n’existe vraiment que très peu de façons de nous anéantir.

Quand j’y pensais, en fait… nous n’étions pas des immortels au sens propre du terme. Nous ne pouvions pas mourir de vieillesse, de maladies, d’accidents… mais nous pouvions quand même être détruits… disparaître de ce monde à jamais.

Avant que Bella ne pose la question tabou (parce qu’elle était sur le point de le faire) quant à savoir comment on tuait un vampire, je repris mon monologue.

Carlisle était complètement affaibli par la dénutrition et se tenait, très loin, à l’écart de la population humaine. Sa volonté s’amoindrissait de minute en minute, quand il vu un troupeau de cerfs passer près de sa cachette…et là, sans réfléchir, il attaqua. C’est ainsi que sa philosophie de vie prit forme…il était certes un vampire mais pas un monstre…au fond de lui, il était toujours Carlisle…un peu de son humanité subsistait encore. Il voyait sa condition sous un nouveau jour… presque comme une chance. Il pourrait accomplir tant de choses…infiniment plus que dans une vie humaine.

Bella était totalement absorbée par mes paroles. Quand je lui révélai qu’un jour, Carlisle avait décidé de rejoindre la France à la nage, elle m’interrompit, stupéfaite.

- Pardon ?

J’étais blasé ! Je venais de lui narrer l’histoire incroyable de Carlisle… l’homme-carnivore (oui, les humains mangent de la viande) devenu le vampire-végétarien, et elle, elle était surprise par ses talents de nageur ! Même les personnes de son espèce réussissaient à traverser l’Atlantique à la nage !!! Qui y avait-il de si extraordinaire ?

- Les gens nagent des côtes anglaises aux côtes françaises tout le temps, Bella.
- Ah, oui. C’est juste que ça fait drôle, pour l’époque. Continue, m’intima-t-elle.

Elle avait raison. Il fallait peut-être que je lui donne de plus amples explications à ce sujet.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:36

- Nager ne nous est pas difficile… (Elle m’interrompit.)
- Rien ne l’est, pour vous, rétorqua-t-elle.

Oh, c’était bien plus simple que nos aptitudes sportives…

- Je jure de ne plus t’interrompre, se sentit-elle obligée de préciser.

Je ris et repris ma phrase.

- Parce que, techniquement, nous n’avons pas besoin de respirer.

Nos poumons étaient des organes morts comme tous les autres…ils n’avaient, par conséquent, pas besoin d’air.

- Vous… (Je lui coupai la parole.)

Oui, forcément… c’était surprenant ! Mais pas la peine d’en faire une histoire.

- Non, non ! Tu as promis, m’esclaffai-je en posant mes doigts sur ses lèvres. Tu veux entendre la fin de l’histoire, oui ou non ? m’agaçai-je.
- Oui, sauf que tu ne peux pas me balancer des choses pareilles sans t’attendre à ce que je ne réagisse pas, bougonna-t-elle.

J’avais encore perdu une occasion de me taire ! Je n’étais pas prêt à lui expliquer pourquoi nous respirions quand même. Je déplaçai ma main pour la poser sur son coup (ce qui eut le don d’affoler son cœur), lui intimant ainsi de ne pas poser plus de questions à ce sujet. C’était sans compter la ténacité de Bella…

- Bon, insista-t-elle, tout de même, impatiente, c’est quoi ces blagues ?

Il n’ y avait là aucune blague, malheureusement.

- La respiration ne nous est pas une nécessité, juste une habitude.
- Et vous pouvez tenir…longtemps ?

Bonne question !

- Indéfiniment, j’imagine. Je ne sais pas. Il est un peu inconfortable de se priver de son odorat, avouai-je avec réticence.

Nous étions comme des animaux, impossible de nous déplacer sans lui… surtout en ce qui concernait la traque…la chasse…Nous étions des prédateurs…

- Inconfortable, répéta-t-elle, interdite.

Par cette révélation, elle se rendait compte à quel point j’étais un être si primitif, bestial…inhumain. J’avais peur qu’elle me dise que c’en était trop, et qu’elle préférait partir loin de moi. Je me raidis à cette pensée et mon visage devint impénétrable. Je n’osais plus prononcer un seul mot.

- Qu’y a-t-il ? demanda-t-elle en effleurant ma joue tendrement.

Son contact me détendit… Apparemment, elle n’irait nulle part… enfin, pour le moment.

- Je passe mon temps à guetter ça, soupirai-je.
- Quoi ?
- Le moment où je t’apprendrai un détail, à moins que tu ne le remarques toi-même, qui sera trop dur à supporter, et où tu fuiras en hurlant. Je n’essaierai pas de te retenir, ajoutai-je avec un demi-sourire triste. Je souhaite même que ça arrive (je me mentais à moi-même), parce que je veux que tu survives. Et pourtant, j’ai envie d’être avec toi. Ces deux désires sont incompatibles…

Si elle partait, j’en serai inconsolable pour l’éternité et, si elle mourait par faute, je… (Elle m’interrompit dans mes pensées.)

- Je ne m’enfuirai pas, m’assura-t-elle, pleine de conviction.

Bella avait le talent de me faire retrouver mon entrain en un claquement de doigt.

- On verra bien, commentai-je.

- Allez, poursuis, m’incita-t-elle. Carlisle a gagné la France à la nage.

Mes yeux se posèrent alors sur un autre tableau, où posaient les trois membres les plus imminents du clan des Volturri : Aro, Marcus et Caïus.

Une fois arrivée sur le vieux continent, Carlisle se concentra sur son instruction et se perdit dans les études. Il s’intéressa à un tas de domaines plus variés les uns que les autres, comme la musique, la littérature ou les sciences. Mais c’est dans la médecine qu’il trouva sa vocation. Il porta cette dernière comme un sacerdoce puisqu’il lui a fallu plus deux siècles d’efforts déchirants pour parvenir à exercer un total contrôle de lui-même. On pouvait dire aujourd’hui, qu’il était presque totalement immunisé du sang humain. Son métier était une sorte de purgatoire pour expier l’erreur d’être ce qu’il était (même si ce n’était pas sa faute.). Sauver des vies plutôt que d’en prendre…voilà qui était miséricordieux…Je méditais cette réflexion…

Je poursuivis quelques instants plus tard en lui désignant les quatre personnages peints sur le tableau : Carlisle et les Volturri. Je lui révélais que c’est lors d’un voyage en Italie qu’ils les avaient découverts. Des vampires bien plus civilisés et savants que ceux qui hantaient les égouts de Londres. Mon père resta à peine quelques décennies en leur compagnie puis, décida de gagner le nouveau monde après que ces hôtes n’eurent de cesse de le faire passer du côté obscur du vampirisme. C’est en arrivant en Amérique, qu’il trouva un poste à l’hôpital de Chicago. Il était très seul. C’est dans la souffrance de cette solitude qu’il émit le projet de se créer un compagnon…mais, ne voulait voler la vie de personne. Il me trouva, un jour, dans un mouroir…la grippe espagnole faisait rage. Mes parents étaient morts, je n’avais plus personne au monde et étais prêt, moi-même, à rendre mon dernier souffle.

C’est ma vraie mère, avant de mourir, qui lui ordonna de me guérir…je crois que sans la promesse qu’il lui avait faite, je ne serais pas là aujourd’hui. Je revoyais les visages de mes vrais parents, Elizabeth et Edward Senior Masen, et pensais qu’ils auraient heureux de voir qu’un homme aussi bon et généreux que Carlisle avait veillé sur moi.

Je sortis de mes rêveries et regardais Bella avec un grand sourire, en déclarant :

- Et voilà, la boucle est bouclée.
- Et tu n’as jamais quitté Carlisle, s’enquit-elle à nouveau.
- Quasiment pas.

L’heure tournait et je voulais absolument lui montrer ma chambre avant de la ramener chez elle. Je posai une main légère sur sa taille et l’entraînai hors du bureau.

- Quasiment ? reprit-elle, une fois sur le palier.

Je lui expliquai qu’environ dix ans après ma création, je m’étais rebellé et avait reproché à Carlisle de ne pas me laisser faire mes propres choix…L’abstinence me dévorait et le désir de sang humain était de plus en plus vif. Je scrutai son visage avec attention pour y percevoir du dégoût et de la peur mais, en réalité, elle était plus intriguée qu’effrayée.

- Cela ne te révulse pas ? demandai-je, étonné.
- Non.
- Pourquoi donc ?
- Parce que…ça me semble raisonnable.

Raisonnable ?! J’aboyai de rire. Bella était folle, cela ne faisait plus aucun doute. De toutes manières, elle m’aurait trouvé des excuses et pardonné quoique je puisse faire.

J’essayai quand même de me justifier en lui racontant, qu’avec l’éducation et les valeurs que Carlisle m’avait inculqué (notamment le respect de la vie humaine), je ne m’étais attaqué qu’aux assassins, aux bourreaux et autres dégénérés que ce bas monde portait en lui…je les éviter ainsi de nuire. A cette époque, j’essayai de me convaincre et de me déculpabiliser en me disant que je faisais le mal pour faire le bien mais, quelques années plus tard, je compris qu’absolument rien ne pouvait me décharger des crimes que je commettais…Je ne valais, en fait, pas mieux que ces psychopathes tueurs de femmes et d’enfants. Je perpétrais exactement ce que je condamnais, et c’était intolérable. Je décidai donc de retourner auprès de ma famille, mon père qui m’accueillit les bras ouverts.

Nous étions enfin arrivés à destination…la dernière porte au fond du couloir du deuxième étage.

- Ma chambre, lui informai-je en lui ouvrant et en l’attirant à l’intérieur.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:40

Chapitre 20


Depuis ces deux derniers jours, je mettais confier à Bella comme à personne avant… elle ne me jugeait pas et je savais que je pouvais lui faire entièrement confiance…jamais elle ne dévoilerait notre secret. Oh bien sûr, elle n’était pas toujours très rassurée par notre condition, mais elle restait… Après tout ce que je lui avais montré et raconté, elle était encore là, avec moi, dans ma chambre. Je n’arrivais pas encore bien à imaginer… quelqu’un d’autre aurait prit ses jambes à son cou, rien qu’en entendant le mot vampire… mais pas ma Bella Je me demandais si cette réaction était due à l’amour… je ne voyais, de toutes manières, aucune autre explication valable ! Elle ne traînait pas avec un buveur sang pour la gloire ou pour le risque de se faire vider de toute son hémoglobine. Je songeai alors, si cela avait été le contraire… si elle avait été le vampire et moi, l’humain… Aurais-je été si tolérant ? L’aurais-je accepté telle qu’elle était ? Mon amour aurait-il été assez fort pour supporter tout ce que le vampirisme signifiait ? Au jour d’aujourd’hui, je dirais oui sans hésitation… Le sentiment d’adoration que je ressentais à son égard allait au-delà de tout… Je serai près à me sacrifier pour elle, à subir toutes les douleurs du monde pour l’en préserver. Mais plus que cela, j’éprouvai la sensation étrange que, s’il n’y avait eu, dans ce monde, que deux seuls êtres faits pour s’aimer, cela aurait été nous. Peu importe qui était l’immortel et qui était le mortel… du moment que c’était elle et du moment que c’était moi.

Bella détaillée la pièce entièrement et, me fit pensé à moi lorsque j’avais pénétré pour la première fois chez elle sans son autorisation… Au moins, elle, était polie et attendait d’être invitée chez les gens pour découvrir leur intimité. Son regard s’était posé sur les tissus dont j’avais tapissé les mûrs de ma chambre. C’était une décoration pas banale et je me demandais si elle savait à quoi cela servait.

- Pour l’acoustique ? m’interrogea-t-elle justement à ce moment là.

J’acquiesçai en souriant. Je n’arrivais peut-être pas à lire dans ses pensées mais, parfois, j’avais l’impression que nos esprits se connectaient pour quelques secondes. J’allumai la stéréo pour qu’elle se rende compte de l’effet. La toile insonorisée la pièce et permettait d’avoir le même rendu sonal que celui d’une salle de concert. C’était la musique de Nothing like you, du célèbre trompettiste Miles Davis, qui résonna dans la pièce.

Nothing like you (Personne d’autre comme toi)… voilà une musique que le jazzman aurait pu composer pour Bella… En effet, il n’existait, sur cette planète, aucun être comparable à elle… elle était unique et elle m’appartenait…

Je me prenais conscience en voyant Bella s’afférer dans ma chambre que c’était la première personne, à part les membres de ma famille, à y avoir foulé le sol. Elle était aussi la seule (humaine, s’entend) avec qui je pouvais être moi-même. Cela me faisait du bien et me reposait… Je n’avais pas à appréhender le fait de faire quelque chose… un geste malencontreux qui aurait pu éveiller des soupçons sur notre état. Bella savait maintenant de quoi j’étais capable, je me laissai aller à ma nature et j’en étais vivement apaisé.

- Comment les ranges-tu ? demanda-t-elle.

Elle me tira de mes réflexions…

- Mmm ? (Je vis qu’elle inspectait ma collection de cd.) Oh, par année. Mes préférés sont sur cette étagère là, répondis-je d’une voix distraite en lui montrant du doigt l’étagère en question.

Elle se retourna vers moi et me toisa d’un œil interrogateur.

- Qu’y a-t-il ? s’enquit-elle.

Etais-je si transparent au point qu’à chaque fois elle devine ce qui allait ou n’allait pas chez moi ?

- Je m’étais préparé à… être soulagé. Que tu saches… qu’il n’y ait plus de secret entre nous. Je ne m’attendais à éprouver plus. Mais j’aime ça. Ca me rend… heureux, confessai-je avec un sourire timide

C’était cela le bon terme… j’étais heureux. Le bonheur ne m’était pas un état familier… il avait disparu de mon vocabulaire sentimental depuis longtemps déjà… mais il était réapparu avec Bella. En réalité, c’était elle, le bonheur.

- Alors, je suis heureuse aussi, me rassura-t-elle en souriant.

Oui, mais pour combien temps ? Mes angoisses me reprenaient… J’étais certain qu’elle n’avait pas eu le temps d’assimiler tout ce que je lui avais appris durant ces dernières 48 heures. Les informations allaient faire leur chemin puis mûrir dans sa tête… elle se rendrait alors mieux compte et elle… Je me raidis à la perspective qu’elle décide de me quitter.

- Tu guettes toujours le moment où je vais déguerpir en braillant comme une perdue, hein ? devina-t-elle.

Je me sentais stupide, je hochai la tête en guise de réponse positive.

- Désolée de te décevoir, mais tu es loin d’être aussi terrifiant que tu ne le penses. D’ailleurs, je n’ai absolument pas peur de toi, osa-t-elle me mentir.

Bien sûr ! Elle croyait peut-être me faire gober un truc pareil… pfff … l’ingénue ! Je vais lui montrer, moi, si je ne suis pas effrayant.

- Tu aurais mieux fait de taire, m’esclaffai-je avec espièglerie.

Elle parut l’air surpris et ouvrit des yeux tout ronds.

Je me mis à gronder tel un animal sauvage, montrai mes crocs et m’accroupis prêt à bondir sur elle. Je scrutais l’expression de ses yeux, je n’y voyais que de la fureur, aucune peur… Je doutai un moment de la véracité de ces propos… se pouvait-elle qu’elle n’est réellement pas peur de moi ?
Et se recula d’un pas et lâcha, consternée :

- Tu n’oserais…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que j’étais déjà sur elle. Je nous décollai du sol et d’un bond nous jetai sur le sofa… Dans l’amusement, je n’avais pas pris la peine de contrôler ma force… nous allions percuter le mûr… je dû l’enfermer complètement dans mes bras pour qu’elle ne se fasse pas mal.

J’étais assez fier de ma démonstration, elle avait été à peine secouée mais, son cœur battit quand même assez fort, pour qu’en je conclue lui avoir fait une jolie petite frayeur. Elle me regarda d’un air effaré en tentant de se relever… Evidemment, je l’en empêchai… Il fallait qu’elle tâte un peu de ma force pour comprendre qu’il lui serait impossible de m’échapper si d’aventure… Je chassais l’idée de ma tête, de toutes manières, jamais rien de la sorte ne se produirait. Je la roulais en boule, contre mon torse de pierre, de manière à ce qu’elle ne puisse plus faire un geste. J’adorai cette proximité de nos corps… je la sentais vivre de partout… j’aurai aimé la garder ainsi plus longtemps si je n’avais pas eu peur de l’étouffer. Elle réussit quand même à me jeter un coup d’œil affolé…

- Tu disais ? la narguais-je, hilare.
- Que tu es le plus terrifiant de tous les monstres, ironisa-t-elle avec des trémolos dans la voix.
- C’est déjà mieux.

Je n’étais quand même pas convaincu. Elle ne pensait pas un seul mot de ce qu’elle venait dire. Tout cela était si contradictoire. D’un côté j’étais un vampire assoiffé de sans mais elle ne me prenait pas pour un montre, de l’autre, je l’effrayai mais elle préférait mourir plutôt que de rester loin de moi, et pour emballer le tout, elle m’aimait ! Même pour mon cerveau sur-développé tout cela était complexe à comprendre.

- Edward ? Qu’est-ce que tu fais ? lança la voix de Jasper, interdite. On entend les cris de Bella jusqu’au rez-de-chaussée… J’espère que tu ne lui as rien fait de mal.

Mon frère se tenait derrière la porte de ma chambre mais n’osait pas entrer. Je fus tout autant surpris que ravi qu’il s’inquiéta pour Bella. Cependant, je ne répondis pas à sa remarque qui était stupide !

- Rosalie et Emmett sont revenus, reprit-il, toujours planté comme un bâton sur le palier.

Bella continuait à se débattre pour se défaire de mon étreinte.

- J’ai le droit de me relever maintenant ? s’agaça-t-elle.

Son impatience me fit rire.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:44

Alice rejoignit Jasper. Elle était carrément sur le point de s’inviter dans ma chambre. Cependant, grâce aux recommandations de son compagnon, elle daigna tout de même à demander la permission.

- On peut entrer ? demanda ma sœur, empressée.

Je libérais Bella de mon étau et l’assis confortablement sur mes genoux… elle semblait décontenancée.

- Venez, venez, criai-je à leur intention.

Alice entra dans la pièce la première, suivit de Jasper qui préféra, par précaution, rester à l’embrasure de la porte.

- On s’amuse bien ici… Je suis ravie de constater que tu n’aies pas dévoré ton amoureuse. On se demandait tous ce que tu pouvais bien être en train de lui faire. Jasper était fou d’inquiétude au sujet de Bella… tu peux le croire ça ? s’étonna ma sœur. Je lui ai bien dit qu’il n’y avait rien à craindre mais il a préféré venir voir de lui-même… et maintenant, il est choqué… Regarde sa tête.

En effet, mon frère était en train de me dévisager l’air déconcerté. Il me dit que j’étais fou de jouer comme cela au chat et à la souris avec une humaine, et que cela aurait pu mal se terminer.
J’aurais eu envie de lui rétorquer que je n’étais pas inconscient, que j’avais une parfaite maîtrise de moi-même et que, quand bien même cela n’aurait pas été le cas, je n’étais pas assez maso pour mettre ainsi la vie de Bella en danger. Mais, encore une fois, je pris sur moi et me tus. Je ne voulais pas mettre mon amie mal à l’aise et lui faire penser qu’on se chamaillait à cause d’elle.

Alice vint s’asseoir par terre au milieu de la pièce et, déclara plus à l’intention de Bella qu’à la mienne.

- Nous avons cru que tu t’apprêtais à manger Bella et nous sommes venus voir si tu étais prêt à partager ton déjeuner.

Mon amoureuse se raidit à l’annonce faite par ma sœur, qui s’en aperçut.

- C’était une boutade… je plaisantais. Moi qui voulais lancer une petite blague pour la détendre… j’ai réussi mon coup ! se plaignit-elle. Remarque, en réfléchissant, j’avoue que c’était de mauvais goût... La prochaine fois, je tournerai ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler, autrement elle va me prendre une psychopathe et ne voudra plus que je m’approche d’elle.
Je rigolais aux jérémiades d’Alice. Elle avait un don incontestable et inégalable pour les gaffes de ce genre.

Bella, quant à elle, ne savait pas très bien sur quel pied dansé.

- Navré, mais je n’en ai déjà pas assez pour moi, répliquai-je en la serrant avec témérité contre moi et, pour lui faire comprendre que ma sœur n’était pas le moins du monde sérieuse.

Jasper se força à rire pour alléger l’atmosphère et déclara, en avançant vers nous :

- En fait, Alice prévoit une vraie tempête pour ce soir. Emmett à envie de jouer. Tu en es ?

Ce n’est pas l’envie qui me manquait mais je préférais rester auprès de Bella… Je n’aurais pas le cœur à m’amuser loin d’elle, surtout que je serais mort d’inquiétude. Et puis, allez dont savoir ce qu’elle allait encore inventer, en mon absence, pour mettre sa vie en danger. Il fallait impérativement que je reste pour la surveiller.

- Naturellement, tu viens avec Bella, susurra Alice.

Je captai dans l’esprit de Jasper qu’il n’avait pas du tout prévu cela… Il en voulait à sa compagne de prendre des initiatives beaucoup trop dangereuses et, sans lui en parler avant de surcroît. De plus, il allait devoir déployer une énergie incroyable pour garder Rosalie tranquille, ce qui ne l’enchantait pas du tout. Je compatissais sur ce point, la blonde allait encore piquer sa crise quand elle saurait que Bella est de la partie.

- S’il te plait, s’il te plait, me supplia ma sœur. Elle ne risquera rien… les nomades n’arriveront pas avant une semaine et, elle ne sera même pas obligée de jouer, elle comptera les points…c’est plus prudent. Puis, ça me permettra de passer un peu de temps en sa compagnie… je ne l’ai vu que cinq minutes depuis ce matin

J’aurais tellement voulu faire plaisir à Alice, mais c’était bien trop dangereux. Bella serait capable de se prendre une balle dans la tête ou un coup de bâte… Oh mon dieu, non ce n’était pas possible ! Mon amoureuse allait rentrer sagement chez elle et y rester, je…

- Bien sûr, répondit Bella, toute heureuse de l’invitation de ma sœur.

Ah ! Ok, je pense que ces deux là vont me donner du fil à retordre… En même temps, je ne pouvais pas interdire à ma petite amie de s’amuser… je rendis les armes au grand bonheur d’Alice, qui intérieurement qui explosait de joie.

- Euh… reprit Bella, perdue, quel rapport entre la météo et…
- Nous devons attendre qu’il y ait du tonnerre pour jouer, lui expliquai-je. Tu comprendras sur place.

En fait, le bruit qui était engendré par notre frappe sur la balle s’entendait à une centaine de kilomètres à la ronde, et il n’y avait que le son du tonnerre qui pouvait le dissimuler. Ainsi, la curiosité des gens n’était pas éveillée.

- Il faut que je prenne un parapluie ? demanda Bella, incrédule.

Alice, Jasper et moi éclations de rire. La pauvre, on se moquait d’elle, mais c’était vrai que le parapluie était une habitude humaine.

- Elle en aura besoin ? demanda néanmoins Jasper à Alice.

Mon frère avait parfaitement raison de poser la question. Si elle restait à nous regarder jouer sous une pluie battante… Elle risquait de tomber malade… Oh la la !

- Non, affirma-t-elle avec certitude. L’orage restera cantonné sur la ville. Le champ devrait être sec.

J’espérai qu’elle disait vrai. De toutes façons, il n’y avait pas à tergiverser, s’il pleuvait ne serait-ce qu’une seule goûte, je ramènerai Bella chez elle toute suite. Il était hors de question qu’elle attrape la mort à cause de nous.

Alice eut la délicatesse de s’éclipser, avec Jasper, afin de nous laisser un peu d’intimité avant que je raccompagne ma petite amie chez son père.

- A quoi jouerons-nous ? me demanda Bella, enthousiaste.
- Toi, à rien. (Elle risquerait de se tuer rien qu’en mettant le gant !) Tu te contenteras de regarder. Nous, nous allons faire une partie de base-ball.
- Les vampires aiment le base-ball ? s’exclama-t-elle, dubitative.

Parfaitement ! Que voulait-elle insinuer par là ?

- N’oublie pas qu’il s’agit du sport préféré des américains, rétorquai-je avec une solennité ironique.

***
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:48

Dans la voiture, je cherchais un moyen de convaincre Bella de me présenter à son père. Notre discussion de ce matin à ce sujet n’avait pas abouti… elle ne m’avait pas clairement dit si elle est comptait, oui ou non, dire à Charlie que j’étais son petit ami.
Cependant, j’hésitais à lui poser la question de peur qu’elle réponde par la négative. Cela m’aurait fait mal… très mal. Elle posa sa main chaude sur ma nuque et commença à la caresser tendrement avec son pouce… la décharge électrique qui parcourue alors ma colonne vertébrale me donna comme un élan de courage. Après tout, si elle m’aimait vraiment, elle ferait l’effort de parler de notre couple à son père… même si cela devait lui coûter. Je me lançai :

- Bella ?
- Mmm ?
- Ce soir, quand je vais venir te chercher pour aller au match, le Chef Swan sera rentré à la maison, n’est-ce pas ?

Elle comprit tout de suite où je voulais en venir et retira sa main de sur moi d’un geste vif… son attitude me comprima le cœur.

- Je ne comprends pas pourquoi c’est si important pour toi que Charlie soit au courant de notre relation, déclara-t-elle d’une voix crispée.
- Et moi, je ne comprends pas que ça te pose un si gros problème, rétorquai-je, vexé. C’est quoi le truc… ton père n’aime pas ma famille ? Ou peut-être bien que tu as honte de moi…
- Arrête ça tout de suite, Edward, s’insurgea-t-elle, prostrée et les larmes aux yeux. Tu n’as pas le droit de me dire des choses pareilles, c’est injuste ! Et pour ton information, mon père à beaucoup de respect pour les tiens et… tu es… ce que j’ai de plus beau et de plus cher au monde alors, non, je n’ai en aucun cas honte de toi !

Elle cacha son visage dans ses mains et fut comme attaquée par des spasmes. Je venais, par mon égoïsme et ma bêtise, de lui arracher des pleurs tellement violents que je fus obligé de m’arrêter sur le bas côté de la route pour la calmer. Je lui défis sa ceinture de sécurité, la prenais dans mes bras (elle se laissa faire) et calai sa tête dans le creux de mon cou en la berçant amoureusement.

- Excuse-moi, mon amour, la suppliai-je d’une voix cassée. Tout est de ma faute, j’ai tout gâché… On fera comme tu voudras… Si tu n’as pas envie…
- Mais ce n’est pas à cause de cela que je pleure, reprit-elle en se dégageant de mon étreinte et en me regardant droit dans les yeux. C’est juste que je ne supporte pas, ne serait-ce qu’une demie seconde, que tu oses penser que je ne t’aime pas assez pour vouloir te présenter à ma famille. Ca n’a rien à voir avec toi… enfin si… mais, mis à part que tu es un… vampire (c’était la première fois qu’elle réussissait à articuler le mot) et l’angoisse de te voir partir un jour loin de moi… Charlie est, comment dirais-je, du genre trop indiscret et, je suis convaincu qu’il deviendra vite gênant, à vouloir savoir tous les détails de notre histoire, et ceci… de A à Z. Tu comprends ?
- Oui, bien sûr, la rassurai-je (J’aurai été prêt à dire et à faire n’importe quoi pourvu qu’elle s’arrête de pleurer.). C’est toi qui décides, je te jure de ne plus t’embêter avec ça.
- Tu ne m’embêtes pas du tout, pour être honnête. Je suis même heureuse que tu aies envie de rencontrer Charlie… ça prouve que tu tiens un peu à moi.
- Un peu ? Tu plaisantes, là ? m’exclamai-je, offusqué. Je tiens plus à toi qu’à ma propre vie.

Quelque chose dans ses yeux s’alluma et elle me fit le plus beau des sourires.

- Je suis d’accord avec toi, Edward, déclara-t-elle soudain. Il va bien falloir que j’informe mon père des raisons pour lesquelles je passe tout mon temps en ta compagnie. Et puis, s’il devient trop curieux, je lui ferais comprendre gentiment que ce ne sont pas ses affaires.

Je ne compris pas les causes de son revirement. Comment pouvait-elle changer d’avis aussi rapidement ? J’étais ravi de sa décision… cependant, il n’était pas question qu’elle agisse à contre cœur.

- Ne te sens pas obligé, Bella, soulignai-je. Je ne veux pas que tu te forces pour moi.
- C’est pour moi que je le fais… Je veux qu’il sache que je suis amoureuse de toi. Ce ne sera pas facile mais je lui avouerai tout.

Cette déclaration m’envahit comme une vague de sérénité. Je pris son visage entre mes mains et lui séchai ses larmes en faisant glisser mes lèvres sur chacune de ses joues. J’aimais le goût de son eau, j’avais l’impression qu’elle me purifiait le corps.

Je lui demandai si on pouvait, à présent, reprendre la route, elle acquiesça d’un signe de tête. Je la recalai confortablement dans le siège passager, lui remis sa ceinture et démarrai. Elle positionna, à nouveau, sa main sur ma nuque et recommença ses tendres caresses.

***


On arrivait aux abords de la ville, quand je captai brusquement les bribes d’une voix intérieure que j’avais déjà entendue mais qui ne m’était, pour autant, pas familière.

- Ils ne sont pas là……….. Bella……….. où est-elle ?............. Il pourrait mieux surveiller sa fille…….. pas avec ce buveur de sang.

Oh non ! J’étais maudit… encore ce vieil indien qui venait me mettre des bâtons dans les roues. J’étais persuadé qu’il attendait devant la maison des Swan. Mes mains se crispèrent sur le volant et j’appuyai sur la pédale d’accélération… Les pensées du Quileute se faisaient de plus en plus nettes au fur et à mesure qu’on approchait de chez Bella et… il n’était pas seul, son fils était là aussi. Je tournai dans sa rue et vis leur vieille Ford noire garée dans l’allée… eux, attendaient sous le porche, il commençait à pleuvoir. Je bougonnais des mots… très grossiers et intelligibles pour ne pas que ma petite amie me prenne pour un impoli.

- J’en étais sûr ! Mais que fait-elle avec lui, nom d’un chien ! Je vais lui apprendre à ce sale bouffeur d’hémoglobine… Il ne va pas traîner avec la fille de mon meilleur ami bien longtemps… J’en fais la promesse devant Dieu… Je vais m’occuper personnellement de son cas !

- Il dépasse les bornes ! râlai-je, furieux.
- Il est venu avertir Charlie, tu crois ? demanda mon amoureuse, inquiète.

J’acquiesçai et me garai à côté de leur guimbarde délabrée. Le môme se demandait si j’étais le petit ami de Bella… ce qui ne l’enchantait guère puisque, lui aussi, avait des vues sur elle. J’aurais été capable de sentir sa déception à des kilomètres. Je me retenais de lui hurler de se tenir le plus éloigné possible ou, dans quel cas, je le réduirai en poussière. Voilà, encore une preuve que ma Bella est un aimant à problèmes… non, seulement un vampire était tombé éperdument amoureux d’elle mais, en plus, un potentiel chien puant n’était pas insensible à ses charmes… j’en étais malade.

Nous descendîmes de la voiture. Black me gratifia d’un regard noir que je lui rendais avec mille fois plus d’intensité. Le fils eut peur et baissa les yeux, mortifié. Il me trouvait effrayant et se disait que je ferais bien d’aller passer quelques jours au soleil… que cela m’éviterait d’être pâle comme un cul. Apparemment, il n’était pas au courant de ce que j’étais, ce qui me surprit. Dans d’autres circonstances, sa remarque m’aurait fait sourire mais, à cet instant, je sentais la colère monter en moi.

Bella remarqua que la situation était particulièrement tendue et me dit :

- Laisse-moi gérer ça.

Elle n’avait pas tort. Si je me laissais aller à mon énervement, cela risquait de très mal tourner et d’avoir de très graves répercutions. De plus, elle avait été assez contrariée pour ce soir…

- C’est sûrement plus raisonnable, acceptai-je, à sa grande surprise. Mais sois prudente. L’enfant ne se doute de rien.
- Jacob est à peine plus jeune que moi ! protesta-t-elle, hérissée.
- Je sais.

Ce gamin avait à peine seize ans et, moi plus de cent… alors oui, c’était un enfant. Quant à l’âge de mon amie, je ne préférais même y penser. J’avais encore du mal à assumer. Son air courroucé me fit sourire et mon irritation s’envola comme elle était venue.

- Invite-les à entrer que je puisse m’éclipser, continuai-je. Je reviendrai à la tombée de la nuit.

Je comptais en réalité rester dans les parages pour surveiller ce qui se jouait dans la maison et intervenir… au cas où. Je lisais que le vieux avait laissé tombé son projet de parler à Charlie de la famille Cullen comme étant une bande de vampires sanguinaires. Il se rendait bien compte qu’il passerait pour un fou. Il allait, au lieu de cela, essayer de convaincre ma petite amie de me laisser tomber. Je rigolais intérieurement… j’espérai, pour lui, qu’il avait de l’énergie à revendre… c’était un combat perdu d’avance.

- Tu veux garder la voiture ? me proposa Bella.
- Je serais rendu plus vite à pied que dans cet engin ! m’esclaffai-je.
- Tu n’es peut-être pas obliger de t’en aller, non ? soupira-t-elle.
- Oh que si ! Et quand tu seras débarrassée d’eux, n’oublie pas de préparer Charlie à l’idée de rencontrer ton nouveau petit ami, lui rappelai-je en passant.
- Merci du cadeau !
- Je serais bientôt de retour, lui promis-je en souriant.

Et là, dans une provocation absolue, je jetai un regard amusé à Black avant de me pencher et d’embrasser l’arête de la mâchoire de Bella. L’indien était sur le point d’exploser !

- Ne joue pas au mariol avec moi, satané buveur du sang… Je vais vous surveiller de très prêt, toi et tes congénères.

S’il avait pu savoir que, en plus d’être amoureux de la fille de son meilleur ami, je pouvais lire dans l’esprit des gens… je crois qu’il nous aurait fait une attaque cardiaque.

***


Je restai à une cinquantaine de mètres de là, dissimulé dans le bois qui faisait face à la maison. La confrontation entre Bella et l’indien se déroula comme je l’avais prévue, calmement. Billy Black n’était, en fait, pas un homme méchant… il était simplement inquiet pour son ami et sa fille.

Pendant qu’il envoya son fils cherchait une photo qui n’existait pas dans le coffre de leur voiture (pour se retrouver seul avec Bella), il essaya de la persuader de ne plus me revoir. Evidemment, cela avait été peine perdue et, quand il apprit qu’elle savait parfaitement avec quoi elle sortait… il fût dérouté et totalement dégoûté. Il se demanda comment une jeune fille normale pouvait, de son plein grés, fréquenter un être aussi abjecte que moi… quel infamie, pensa-t-il. Il voulut alors la feinter en la menaçant d’avertir son père si elle refusait de s’exécuter, mais, ma petite amie ne se laissa pas impressionner et l’envoya sur les roses. Le Quileute, outré et las, laissa tomber… pour l’instant.

Je captai ses intentions, il allait prévenir les membres de sa tribu à se tenir prêts à attaquer au moindre faux pas que je commettrais. Et bien, il pouvait toujours attendre… jamais je ne lui ferais ce plaisir.

La tempête était passée et n’avait aboutit à rien de grave. Il fallait, néanmoins, que je prévienne mes parents et ma fratrie que, grâce à moi, les chiens allaient nous coller au train.

Je courus en direction de la villa.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:53

Tout le monde était sur le qui-vive à la maison. Alice venait d’avoir une vision… Billy Black allait débarquer, d’un instant à l’autre, afin d’avoir une petite explication avec Carlisle, au sujet de Bella et moi. Bon dieu, mais comment osait-il ?

- Tu vois où nous mènent tes âneries, aboya Rosalie. Tu penses vraiment qu’on a besoin d’avoir ces espèces de sales cabots à nos basques ? J’espère que ça va te donner matière à réfléchir et te décider à plaquer cette humaine, une bonne fois pour toutes.
- Toi, je te conseille de te faire toute petite, lui rétorquai-je dans une colère noire. Ce n’est pas le moment de te donner en spectacle, va faire sensation ailleurs. Et pour ta gouverne, les Quileutes pourraient bien menacer de mettre le pays à feu et à sang que jamais, tu m’entends bien, jamais, je ne quitterai Bella.
- S’il vous plait les enfants, faites moi plaisir, nous supplia Esmée. Ce n’est pas le bon moment pour vous disputer. Rosalie, il n’y a rien à craindre… Alice dit que tout se passera bien, et ton père, que les indiens n’ont absolument rien à nous reprocher. S’ils veulent nous surveiller… grand bien leur fasse. Quant à toi, Edward, personne ne te demande de quitter Bella, c’est évident.
- Si, elle, vient de le faire, rectifiai-je ma mère en montrant la blonde du doigt, dégoûté.
- Elle ne le pensait pas…
- Bien sûr que si, je le pense. Depuis que cette fille est arrivée en ville, ils nous arrivent problèmes sur problèmes…

Ma patience avait des limites. J’allais lui sauter dessus pour l’exploser, quand Jasper posa une main sur mon épaule. Tout ce que je ressentais alors de négatif s’éclipsa en une fraction de seconde.
Emmett qui avait perçu la rage que j’avais à l’égard de sa compagne, préféra intervenir.

- Rosalie, tu viens avec moi dans le garage. On va préparer le matériel pour le match. De toutes manières, il n’est pas utile de recevoir l’indien en comité.

Elle le suivit sans broncher.

Je m’affalai dans un des fauteuils de salon et me pinçai l’arête du nez. Je me demandais s’il était possible que les vampires aient la migraine… parce que la barre qui me comprimait le cerveau, à cet instant, y ressemblait bien.

- Où est Carlisle ? murmurai-je.
- Dans son bureau, me répondit Alice. Il est parti chercher l’original du traité.
- Comment se fait-il que je n’ai pas capté ses intentions… Il était chez Bella toute à l’heure.
- Je sais. Mais d’après ce que j’ai pu en déduire… il a prit sa décision en rentrant chez lui… je n’en suis pas totalement certaine… au-delà de la frontière je ne vois plus rien. Je peux te dire également qu’il ne viendra pas seul.
- Comment ça, il ne sera pas seul ? m’étonnai-je.
- Je vois un jeune avec lui, mais je serais incapable de t’en dire plus à son sujet… seulement que ce n’est pas son fils, Jacob.
- Génial, vraiment génial, ironisai-je en levant les bras ciel.

Les dix minutes suivantes se déroulèrent dans un silence de mort. Esmée était partie aider Rosalie et Emmett, Alice élaborait un stratagème pour pouvoir approcher Bella lors du match et entamait la conversation… La visite imminente des Quileutes ne l’inquiétait pas le moins du monde ! Et Jasper, lui, se disait qu’il valait mieux ne pas rester près des indiens lorsqu’ils arriveraient… Il était encore une fois effrayé de ne pas pouvoir se maîtriser. Cela me fit sourire.

- Ne t’inquiète pas, l’informai-je en rigolant. L’odeur atroce qu’ils dégagent te coupera la soif pendant un bon moment.

Ma sœur et mon frère me regardèrent d’abords interloqués puis, éclatèrent de rire.

Au même moment, Carlisle descendit les escaliers avec un document, en papier jauni, à la main et un grand sourire aux lèvres.

- Qu’y a t’il de si drôle ? s’exclama-t-il. J’ai raté quelque chose ?
- Je n’ai jamais senti de loup-garou, s’esclaffa Jasper.
- Oh ! Hé bien, mon fiston… Tu vas voir c’est une expérience très… enrichissante.
- Tu me demandes de rester pendant leur visite, c’est ça ? s’enquit mon frère soudain pris par une bouffée d’angoisse.
- Bien sûr, nous aurons plus que jamais besoin de tes talents, déclara mon père. Le vieux Black est connu pour être nerveux.
- Oui, mais il n’est pas connu pour être un loup-garou à proprement parlé, rajoutai-je.
- Tu as raison, Edward. Mais Alice dit qu’il sera accompagné d’un jeune homme… et je soupçonne ce garçon d’en être un.
- C’est bien ce que je me disais, continua ma petite sœur. Je ne vois rien en ce qui le concerne… Il est comme entouré pas une épaisse couche de brouillard.
- Comment procédons-nous ? demandai-je à Carlisle.
- Nous ne serons que trois à les accueillir. Jasper, toi et moi. Je m’explique, Jasper pour calmer les ardeurs… au cas où. Toi, Edward, puisque cela te concerne et moi, pour parlementer.
- Et moi ? s’enquit Alice.
- Toi, ma grande, tu vas aller aider les autres dans le garage.
- Ah bon ! dit-elle, déçue.

Ma sœur s’affala dans le canapé dépité.

- Elle est pas mal celle-là, quand même ! C’est grâce à moi s’ils sont prévenus et pour me remercier, ils m’envoient paître… sympa, bougonna-t-elle.

Je la connaissais bien et là, elle était vexée. Je décidai de lui changer les idées en lui demandant un petit service qu’elle ne pouvait pas refuser.

- Alice ? la sollicitai-je.
- Quoi ? lâcha-t-elle, énervée
- J’ai un petit service à te demander.
- Demande toujours.
- J’aimerais que tu trouves à Bella des vêtements chauds pour ce soir (ses yeux s’illuminèrent et son grand sourire réapparue). Tu comprends, je ne voudrais pas qu’elle tombe malade.
- Oui, oui, je comprends… Moi non plus, je n’ai pas envie qu’elle prenne froid. Je m’y affère de ce pas, s’exalta-t-elle.

Elle monta au premier étage de son dans pas dansant et en chantonnant un air que je ne reconnus pas.

- Tu n’aurais pas pu lui faire plus plaisir, commenta Jasper.
- Je sais bien, confessai-je en lui faisant un clin d’œil.

Jasper n’arrivait pas à comprendre comment Bella pouvait avoir une telle attraction sur nous. Bien sûr, il saisissait que j’en étais follement amoureux mais, pour Alice, il ne cernait pas les raisons de sa dévotion. Ce qui me surpris, d’ailleurs. Il devrait savoir qu’elle rêvait d’une vraie amie depuis longtemps… Et cette amie, elle venait enfin de la trouver, c’était ma Bella. A l’instar de l’amour, l’amitié n’avait que faire de la condition de vampire ou de la condition d’humaine, c’étaient elles… un point c’est tout.

***


Je commençais à capter les distorsions des pensées de Black. Je sentais qu’il n’était pas spécialement énervé mais soucieux et bien décider à nous mettre les points sur les i… surtout à moi. Je distinguai aussi le jeune indien, il s’appelait Sam Uley, il devait avoir dans les vingt ans. Au fur et à mesure qu’ils s’approchaient de la maison, leurs pensées se firent plus distinctes, le vieux Quileute avait ordonné à Sam de ne pas se mêler de la conversation. Il était juste là, si d’aventure, les buveurs de sang voudraient s’attaquer à lui. Je trouvais l’intention d’une stupidité affligeante, car premièrement, oui, nous étions des vampires mais des vampires civilisés… nous n’attaquerions jamais les premiers sauf pour nous défendre évidemment et, deuxièmement, un loup-garou contre sept vampires… quelle blague, nous n’en ferions qu’une bouchée !

Je prévenais Carlisle et mon frère qu’ils arrivaient d’une minute à l’autre. Mon père nous intima de le laisser parler et de surtout, garder notre calme. Jasper et moi acquiesçâmes.

Environ une dizaine de minutes plus tard, une voiture se gara dans la cours. Nous, nous étions déjà sous le porche à les attendre. C’est Sam qui était au volant et qui sortit le premier de la voiture. Il nous fixait en se demandant si cela était possible que nous les attendions… puis, se dit que c’était juste une coïncidence. Il conduisait une Chevrolet comme Bella, mais la sienne était d’un modèle plus récent et, avait été repeinte en bleu nuit… la peinture reluisait. Il se dirigea vers la plateforme sans nous perdre de vue et descendit le fauteuil roulant de Black. Il l’aida ensuite à s’y installer. Nous pouvions déjà sentir l’odeur du jeune indien… il puait le chien mouillé. Jasper fit une grimace de dégoût et se pinça le nez. Carlisle lui donna un coup de coude en le sermonnant que ce n’était pas la peine de les vexer avec ce genre d’enfantillages et que de plus, il ne sentait pas si fort. Pour mon père, le jeune Sam était un loup-garou en devenir mais, il n’avait pas encore métamorphosé.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:54

- Bonjour Monsieur Black, dit Carlisle poliment, un sourire avenant aux lèvres. Que nous vaut l’honneur de votre visite ?
- Cullen, nous avons un problème, lâcha sèchement l’indien.
- Un problème ? Comment ça, quel problème ?
- Parfaitement, avec ce buveur de sang là, me désigna-t-il d’un geste de la tête.
- Vous vous allez sans doute parler de mon fils. Il se prénomme Edward. Viens, approche mon garçon.

Je m’exécutai. Je lisais dans la tête de Sam que notre odeur le répugnait autant que la sienne nous rendait nauséeux. Il tournait légèrement la tête sur le côté pour éviter de nous respirer.

- Ce buveur de…
- Edward, le reprit Carlisle sur un ton calme mais ferme. Mon fils s’appelle Edward.
- Très bien… votre fils tourne un peu trop près de la fille Swan, ce qui ne me plaît pas du tout.
- En quoi cela vous regarde, Monsieur Black ? Vous ne faîtes pas partie de leur famille, il me semble.
- Ne jouez pas à celui qui ne comprend rien, Cullen, pérora le Quileute.
- Je ne joue absolument à rien, rétorqua Carlisle.

Mon père ne le laissait pas paraître mais il bouillonnait à l’intérieur. Il ne supportait pas la condescendance et l’impolitesse de son interlocuteur. L’indien pensait que nous étions des suppôts de Satan, des infamies de la nature… et se sentait, par conséquent, supérieur à nous.

- Ecoutez, reprit le vieux, j’espère que vous vous rappelez bien du traité que vous avez signé avec mon aïeul, au début du XX ème siècle.
- Comme si c’était hier, lui assura Carlisle.
- Alors ?
- Alors, quoi ?
- Comment expliquez-vous que vous laissiez votre garçon flirter avec une humaine, qui se trouve être, de surcroît, la fille de mon meilleur ami.
- Je ne l’explique pas, tout simplement parce je n’ai pas à me justifier auprès de vous des fréquentations de mes enfants.
- Et le traité ?
- Quoi, le traité ? Est-ce que le traité interdit aux membres de ma famille d’avoir des amis… même humains.

Black se sentit piéger.

- Non, admit-il en colère. Mais votre fils et Bella Swan sont plus qu’amis.
- Exact, ils sont amoureux l’un de l’autre, avoua Carlisle. Donc je vous poserai une autre question. Le traité exclut-il l’amour de mon fils avec une humaine.
- Là, n’est pas le problème… (Mon père lui coupa la parole.)
- Si là n’est pas le problème, il n’y a donc aucun problème. Pas un membre de mon clan n’a enfreint, ne serait-ce qu’une seule fois, les règles du traité depuis le jour de sa signature. Nous n’avons jamais franchi la frontière, jamais tué ou transformé d’humains dans la ville de Forks ou ses alentours. Et vous avez ma parole que ça ne se produira jamais.

Billy Black était furieux, il savait qu’il n’avait pas matière à contredire Carlisle. Le jeune indien quant à lui pensait que mon père avait raison, et qu’ils avaient eu tort de venir puisque rien ne nous condamnait.

- Ok, vous n’avez peut-être pas encore fauté… mais ça arrivera un jour…Je vais vous surveiller de très prêt, vous, les buveurs de sang, nous menaça le Quileute.
- Si ça vous fait plaisir, ironisa Carlisle, alors faites dont ça. Maintenant, vous voudrez bien nous laisser, nous avons des projets pour ce soir, et Edward emmène sa petite amie avec nous.

Jasper et moi ne savions que notre père avait l’âme d’un provocateur… ce qui nous fit sourire. Black, quant à lui, était furax et demanda à Sam de le ramener à la réserve.

***

Nous avions rejoint les autres dans le garage et pendant que mes deux compères racontaient notre confrontation avec les indiens, je jetai un coup d’œil aux affaires qu’Alice avait préparé à Bella. Je constatai qu’elle avait légèrement exagéré comme toujours… On aurait dit qu’elle l’avait préparé pour une expédition au pôle nord : une combinaison de ski, une doudoune polaire, une paire de gants et une paire de moufles, de grosses chaussettes en laines, un bonnet et des après-ski.

- Il y a tout ce qu’il faut ? me héla ma sœur à l’autre bout de garage.
- C’est parfait, lui assurai-je en levant le pouce.

Je ne voulais pas contrarier Alice mais il était certain que Bella n’accepterait jamais d’être empaquetée là-dedans. Je prendrai juste la doudoune et la paire de gants, au cas où.

Ensuite, je demandai à Emmett comment Rosalie avait réagit au fait que mon amie nous accompagne. A ma grande surprise, il me répondit qu’elle n’avait pas réagi… qu’elle s’y était préparée.
Dans la foulée, mon frère me prêta sa jeep. Tout le monde se rendait à la prairie en courant et je savais que cela rendait Bella malade. Je décidai donc de faire la moitié du chemin en voiture et l’autre moitié, avec mon amoureuse sur le dos… je n’avais pas d’autre choix… il n’y avait aucune route qui menait au terrain.

Je me préparai maintenant à aller chercher ma petite amie et surtout, à rencontrer son père.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:57

Chapitre 21


J’étais un peu tendu à l’idée de rencontrer Charlie. Nous nous étions déjà croisés plusieurs fois, lui et moi, mais nous nous contentions simplement de nous adresser des bonjours polis. C’était à l’hôpital, après que j’eus sauvé la vie de Bella, que nous avions eu notre première conversation. Il m’avait chaleureusement remercié et j’avais senti émaner de son esprit une réelle gratitude et reconnaissance à mon égard. Je me souviens même qu’il avait pensé que j’étais un brave gars. Mais cette fois-ci, cela allait être différent. J’étais devenu le petit ami de sa fille et je me demandai comment il allait prendre la nouvelle. Bien qu’il ne connaissait pas mon secret, ma différence sautait aux yeux… On ne pouvait pas dire que je ressemblais aux jeunes gens de mon âge… ni même à personne d’autre, d’ailleurs… J’avais peur qu’il ne devine que quelque chose n’était pas normal chez moi et que par le fait, il s’oppose à ma relation avec Bella. La perspective qu’il ne m’accepte pas m’horrifiait. J’aurais dû mal à supporter que le père de celle que j’aimais ne m’apprécie pas, ce serait très difficile à encaisser.

Autre chose me tracasser l’esprit…Billy Black. Je ne pouvais décemment pas raconter à mon amoureuse qu’il était venu me provoquer chez moi et m’interdire de la revoir. J’aurais été alors obligé de lui avouer que les Cullen n’étaient pas la seule famille énigmatique des environs. Non, ce n’était pas possible, je ne lui dirais rien. Moins elle en saurait sur les bizarreries de Forks et mieux elle se porterait. J’espérais juste que les Quileutes nous laisserait vivre notre vie en paix, Bella et moi.

La seule pensée qui me soulageait un peu ce soir, était d’avoir emprunter la jeep de mon frère, Emmett. C’était une grosse bagnole, stable et bien solide, qui servait à l’ordinaire aux rallyes automobiles dans le désert. La route qui menait à mi-chemin du terrain de base-ball était sinueuse et semée de creux plus ou moins profonds. Dans cette voiture, Bella ne serait pas secouée de tous les côtés et le harnais de sécurité l’empêcherait de se cogner et par conséquent, de se blesser. J’étais satisfait d’avoir penser à la prendre.

Je me garai dans l’allée de la maison des Swan, derrière la Chevrolet. Je captai l’esprit de Charlie, il était intrigué par le fait que sa fille s’intéressait à moi, elle, qui avait juré, quelques jours auparavant, qu’aucun garçon de Forks ne lui plaisait. Malgré l’averse qui faisait rage, je m’approchais lentement de la porte d’entrée comme pour retarder le moment fatidique puis, sonnai.

C’est le père de Bella qui vint m’ouvrir la porte, mon amoureuse pendue à ses basques, un sourire nerveux aux lèvres.

- Entre, Edward.

Je fus soulagé de ne lire dans les pensées du Shérif aucune réticence à mon égard. Il avait simplement failli écorcher mon prénom et m’appeler Edwin !

- Merci, Chef Swan, répondis-je avec respect.
- Appelle-moi Charlie. Donne moi ta veste.
- Merci.
- Assieds-toi.

Je calai ma carcasse dans l’unique fauteuil de la maison. Mes hôtes s’assirent dans le canapé, et Bella me gratifia d’un regard de reproche. Je sentais bien qu’elle ne voulait pas que je m’éternise, ici, à bavarder avec son père. Elle était tout à fait gênée et pressée de mettre les voiles…ce qui, soit dit en passant, aurait été d’une grande impolitesse de ma part, je n’avais pas envie que le Chef me prenne pour un rustre. Je lui répondis donc par un clin d’œil pour la faire patienter. Charlie s’était tourné vers moi et me dévisagea pendant quelques secondes. Il songeait que j’avais bien l’allure… ou plutôt le physique d’un garçon de dix-sept ans mais pas le regard. Mes yeux l’intriguaient… pas à cause de leur couleur mais à cause de leur profondeur…il se disait que c’étaient les yeux d’une personne qui avait beaucoup vécu et vu. Je tressaillais intérieurement…comment pouvait-il voir cela ? Sa perspicacité me perturba. Puis, il pensa que sa fille ne s’était pas entichée du garçon le plus laid de la ville, il trouvait même qu’elle avait du goût. Il ne s’étonna pas non plus de la pâleur de ma peau. J’en concluais que c’était le genre d’homme à voir au-delà des apparences et, je ne savais pas, pour le coup, s’y cela jouait en ma faveur ou non. En tout cas, je ne l’effrayai pas et il me trouvait l’air sympathique.

- Alors, comme ça, j’apprends que tu emmènes ma petite fille jouer au base-ball ? s’amusa-t-il.

Charlie connaissait mieux que personne la maladresse de Bella et son aversion pour le sport, et se demandait, de ce fait, comment j’avais réussi à la convaincre de nous accompagner. Moi- même, j’étais étonné qu’elle lui ait dit la vérité, j’avais pensé, à tort apparemment, qu’elle aurait légèrement déformé la vérité en lui disant que nous allions au cinéma, par exemple.

- C’est ce qui est prévu, en effet, répondis-je en essayant de cacher ma surprise.
- Quel exploit ! s’esclaffa le Shérif.

Mes rires se joignirent aux siens.

Charlie, qui était un grand féru de base-ball, avait essayé mainte et mainte fois de faire intéresser sa fille à ce sport, sans succès. Alors, la faire jouer, il n’avait évidemment jamais tenté l’expérience.

- Bon, décréta Bella en se levant, vous avez assez ricané à mes dépens. Allons-y.




Elle fonça dans l’entrée et enfila son coupe-vent. Le Chef Swan se retenait pour ne pas rire…rien que d’imaginer son bébé (c’est de cette façon qu’il pensait à elle) en train de lancer une balle…c’était un film humoristique qui se jouait dans sa tête.
- Ne rentre pas trop tard, Bella, lui dit-il quand même avec sérieux.
- Pas de souci, Charlie, je la ramènerai à une heure décente, promis-je.
- Attention à ma fille, hein ?

Je voyais très bien à quoi il faisait allusion. Lui aussi avait peur qu’elle ne se prenne la bâte ou n’importe quelle autre chose dans la figure…Elle avait 99% de chance de se blesser, c’était comme une calamité qui la poursuivait. Du coup, le base-ball qui était d’ordinaire un sport tout à fait anodin, pouvait se révéler extrêmement dangereux avec Bella dans les parages. J’allais devoir décupler ma vigilance…jamais je ne permettrais qu’elle ne se fasse du mal.

- Elle ne risque rien avec moi, assurai-je au Chef Swan.

Il se rassura en se disant que je l’avais déjà sauvée d’une mort certaine et que, par conséquent, rien de méchant ne pourrait lui arriver tant qu’elle serait en ma compagnie…en d’autres termes, il me faisait confiance… ce qui me ravit.

Bella, gênée et vexée par nos petits sous-entendus, se rua dehors, pour ensuite, s’arrêtait net sur le perron. Son comportement nous emporta, Charlie et moi, dans un nouvel excès d’hilarité. Elle ne bougeait pas et fixait, avec des yeux grands ouverts, la gigantesque voiture rouge vif de mon frère. Son père, aussi impressionné qu’elle, laissa échappé un petit sifflement.

- N’oubliez pas vos ceintures, murmura-t-il, émotionné par la merveille (c’est comme cela qui nomma la voiture) qui était garée devant sa maison.

Je précédai mon amoureuse jusqu’à la jeep et lui ouvrit la portière côté passager. Je ne comprenais pas ce qu’elle attendait pour monter à l’intérieur, mais ce fut long…très long. Elle essaya de prendre son élan pour sauter sur le siège…je la retenais avant qu’elle ne se brise quelque chose et la soulevai d’une seule main pour l’aider à grimper. Je jetais un coup d’œil furtif à Charlie pour m’assurer qu’il n’avait rien remarqué, mais il était penché sur l’engin, bien trop occupé à jauger la hauteur et l’épaisseur des roues. Quand je vins m’installer derrière le volant, je vis que Bella était, tout bonnement, en train de se battre avec sa ceinture.

- Qu’est-ce que tout ces machins ? s’écria-t-elle, agacée.
- Un harnais tout-terrain, lui répondis-je comme si c’était évident.
- Ah.

Lorsqu’elle eut enfin comprit comment cela fonctionnait, elle s’évertua à enclencher les multiples boucles les unes derrières les autres… mais mon dieu, qu’elle était lente ! Nous ne pouvions pas y passer la soirée, j’entrepris donc de le faire à sa place…Mes mains agiles et rapides frôlèrent son coup et ses clavicules…j’adorai la douceur de sa peau…si j’avais pu, à cet instant même, je me serai faufilé sous ses vêtements pour la toucher encore et encore…malheureusement, c’était impossible. Pas seulement, à cause de son père qui était là dehors, mais parce que ce serait tenter le diable en moi, pour rien. J’eus un pincement au cœur.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:57

- Tu as une…sacrée grosse Jeep, s’étonna-t-elle.
- Elle appartient à Emmett. J’ai pensé que tu n’apprécierais pas de faire tout le chemin en courant.

Là, j’attendais sa réaction. Je pensai qu’elle allait percuter que le reste du chemin se ferait sur mon dos, moi, courant à travers la forêt sombre et épaisse. Je redoutais ses plaintes quant à ce mode de transport peu banal qui la rendait malade. Mais elle était bien trop intriguée par le calibre de la voiture pour relever quoique ce soit d’autre.

- Où gardez-vous cet engin ?
- Nous avons transformé une des dépendances en garage.
- Tu ne m’es pas ta ceinture.

Je lui lançai une regard abasourdi…elle devait plaisanter, là. A quoi voulait-elle que ce harnais mon serve ? Si un astéroïde me tombait dessus de plein fouet, ce serait ce dernier qui finirait en poussière et non, l’inverse. Mon corps était, à lui tout seul, une protection anti-atomique…pourquoi l’encombrer de choses inutiles ?

- Tout le chemin ? s’exclama-t-elle soudain, en déraillant dans les aigus. Cela signifie-t-il que nous allons devoir courir une partie du chemin ?

Elle mit le temps à comprendre, quand même. J’en étais certain que cela n’allait pas lui plaire.

- Pas toi, rectifiai-je avec un mince sourire.
- Mais ça me rend malade, protesta-t-elle, outrée par ce qu’elle prenait pour un manque de considération de ma part.

Je n’avais, en fait, simplement pas le choix. Si nous voulions rejoindre le terrain, il n’y avait pas d’autres moyens. J’avais bien pensé à louer un hélicoptère pour la soirée, mais c’était beaucoup trop…de toutes manières, elle n’aurait jamais accepté de monter dedans et, il fallait qu’elle s’habitue à ma vitesse…ce ne serait certainement pas la dernière fois qu’elle se déplacerait ainsi… avec moi, comme mode de transport.

- Tu n’auras qu’à fermer les yeux, lui conseillai-je, et tout ira bien.

Elle se mordilla les lèvres, pas convaincue du tout par mes recommandations. Je déposai alors un baiser sur le sommet de sa tête pour la réconforter et l’encourager…là, je fus saisi par la fragrance qui émanait de sa chevelure humide. L’eau de pluie, par un procédé chimique que je ne pus expliquer, avait multiplié par deux l’odeur naturel de Bella… cette odeur que j’aimais tant. Des infimes gouttes de venin affluèrent dans ma bouche, mais je réussissais à séquestrer le monstre qui grondait en moi…je me maîtrisais. Je soupirai de plaisir à l’idée de pouvoir apprécier le merveilleux effluve de mon amoureuse sans crainte. Elle se tourna vers moi et me regarda, surprise.

- Tu sens tellement bon sous la pluie, lui expliquai-je.
- C’est bien ou pas bien ? demanda-elle avec circonscription.
- Les deux, comme toujours, les deux.

Je bifurquais sur un sentier perpendiculaire à la grande route. A partir de là, commençaient les joyeusetés. L’itinéraire était parcouru de trous et de bosses en tout genre. Bella ne pouvait plus parler tellement elle rebondissait sur le siège. Elle devait m’être reconnaissante d’avoir emprunter la sacrée grosse Jeep (comme elle le disait) de mon frère. Dans la Volvo, elle aurait été bringuebalée dans tous les sens. De toutes façons, les suspensions de ma voiture n’auraient pas résisté à un tel malmenage. Nous finîmes par déboucher sur le cul-de-sac qui terminait le chemin. Je regardais par la vitre et constatai avec plaisir qu’Alice ne s’était pas trompée, le ciel s’éclaircissait derrière les nuages.

- Désolé, Bella, mais à partir d’ici, nous continuons à pied.
- Tu sais quoi ? Je crois que je vais t’attendre.

Bien sûr, elle pouvait rêver. Si elle croyait que j’allais la laisser seule, perdue au milieu de cette forêt, elle se mettait le doigt dans l’œil. Surtout que je reniflai l’odeur de sangliers, pas loin. Avec la chance qu’elle avait, elle se ferait charger par le troupeau entier.

- Où est passé ton courage ? m’enquis-je. Tu n’en as pourtant pas manqué, ce matin.
- Je n’ai pas oublié notre dernière malade.

Bon, nous n’allions pas en discuter pendant trois heures, je me ruai, en un éclair, de son côté et lui débouclai son harnais.

- Je m’en occupe, protesta-t-elle. Vas-y, toi, je te rejoins.

Il allait falloir que j’utilise mon arme secrète… celle à laquelle, j’en étais certain, elle ne pourrait jamais résister.

- Oh, oh, rigolai-je, j’ai bien l’impression que je vais devoir falsifier ta mémoire.

Sans lui donner le temps de répondre, je la sortais de la voiture et la posa délicatement sur le sol.

- Comment ça, falsifier ma mémoire s’inquiéta-t-elle.
- Quelque chose comme ça, lui murmurai-je à l’oreille, en la plaquant doucement contre la voiture.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:59

Je plongeai mes yeux dans les siens et l’immobilisai entre mon corps et la voiture. A chacune de ses inspirations, sa poitrine venait s’écraser délicatement sur mon torse… j’avais la sensation que mon cœur, d’ordinaire inerte, était en proie à de vifs sursauts. Sa respiration était un défibrillateur, et son contact contre ma chair, une décharge voltaïque, qui aurait pu, si j’avais été humain, faire repartir les battements de l’organe sans vie dont j’étais muni. Je positionnai mes mains sur la carrosserie, de chaque côté de sa tête, et approchai mon visage si prés du sien que les bouts de nos nez se touchèrent. Cette fois-ci, c’était l’air chaud de ses expirations qui me pénétrait tout le corps… Le saisissement que cela me procurait était doux et réconfortant, je me sentais bien et me maîtrisai parfaitement ! Elle était plaquée contre moi et cette tendre proximité la fit rougir.

- Et maintenant, chuchotai-je, explique-moi de quoi tu as peur exactement.
- Euh… eh bien… balbutia-t-elle, d’entrer en collision avec une branche et de mourir. De vomir partout.

J‘avais une petite idée de comment apaiser ses craintes…Je me penchai un peu plus et déposai un léger baiser dans le creux de sa gorge.

- Toujours anxieuse ? murmurai-je.
- Oui, dit-elle dans un souffle qui en disait long.

Je devinai qu’elle n’avait pas envie que j’en reste là… elle souhaitait que je continue à la câliner et je ne me fis, évidemment, pas prier.

Je fis glissé mon nez sur sa mâchoire – son parfum me rendait fou, je ne pourrais jamais plus m’en passer – et m’arrêtai à quelques millimètres au dessus de sa bouche.

- Et maintenant ?
- Les arbres, le mal des transports, haleta-t-elle.

Je la soupçonnai d’être plus gourmande (de mes caresses) que froussarde. Ceci dit, qu’elle pense que, moi, je pouvais avoir un accident était absurde…j’allais devoir employer les grands moyens…pour mon plus grand plaisir. Ma bouche se posa délicatement sur chacune de ses paupières et mon front se plaqua contre le sien.

- Bella, tu ne penses tout de même pas que je heurterais un tronc, non ?
- Pas toi, moi, marmonna-t-elle, la voix tremblante.


Je sentais sa volonté fléchir…j’étais sur le point de gagner. J’embrassai sa tempe, sa joue puis la commissure de sa bouche… je voulais ses lèvres plus que tout au monde mais je me retenais… si elle voulait davantage, elle allait devoir céder.

- Crois- tu que je laisserais un arbre t’attaquer ?
- Non, souffla-t-elle.

Elle n’arrivait plus à argumenter son appréhension, et je vis dans son regard qu’elle capitulait.

- Tu n’as donc aucune raison d’avoir peur, concluais-je.
- Aucune, soupira-t-elle, vaincue.

Je pris alors son visage dans mes mains et soudai ma bouche contre la sienne, presque violemment…Bella qui sentit la passion et l’ivresse qui se dégageaient de mon baiser, dérapa. Elle enroula ses bras autour mon cou avec une exaltation qui aurait fait rougir plus d’un homme et ouvrit la bouche…sa langue était à la recherche de la mienne. La valve qui retenait le venin céda aux appels du monstre…Je brisai son étreinte à temps…et me reculai en titubant…C’était dingue, pour un peu, Bella, la fragile humaine, m’aurait fait perdre l’équilibre…à moi, l’invulnérable vampire…je faillis tomber mais réussis à me retinir in extremis.

- Nom d’un chien, Bella ! m’écriai-je. Tu as juré ma mort ou quoi ?

Je m’évertuai, à chaque petite seconde que Dieu faisait, de garder le contrôle de moi-même afin d’éviter le pire…Je ne pouvais pas cautionner ce genre d’attitude car, là, elle ne m’aidait pas. Le fait de m’énerver après elle me rendait encore plus malheureux… ce n’était pas sa faute si j’étais ce que j’étais…Elle me désirait autant que moi je la désirais, je ne pouvais pas le lui reprocher…Cependant, la perspective que son inconscience puisse un jour la tuer m’était insupportable, je n’arrivais pas à me calmer.

Bella était accroupie par terre, sonnée par ma réaction.

- Tu es indestructible, balbutia-t-elle en essayant de reprendre sa respiration
- Ca, c’était avant que je te rencontre. (C’était incroyable qu’elle ne comprenne pas quand lui faisant du mal, je signai mon arrêt de mort !) Allez, filons avant que je ne m’autorise un geste vraiment stupide, grondai-je.
Je la relevai en lui emprisonnant la taille puis, la mis délicatement sur mon dos. Ses jambes et ses bras m’enfermèrent comme dans une cage…elle était collée à moi, et j’adorai ça.

- N’oublie pas de fermer les yeux, la prévins-je sévèrement.

Je n’avais aucune envie qu’elle soit malade…Carlisle aurai été obligé de s’occuper d’elle et Rosalie, s’en serait allée de ses petits commentaires déplaisants…il était inutile de lui tendre la perche.

Bella s’exécuta, s’en rechigner, et enfouit sa tête entre mon épaule et ma nuque…je sentais le souffle chaud de sa respiration dans mon cou et c’était agréable !

Le terrain de base-ball se trouvait à peu près à une dizaine kilomètres de là. Je me faufilais avec aisance entre les troncs d’arbres géants, les hautes fougères humides et les rideaux de mousse. Mes pieds touchaient à peine le sol, la vitesse me défoulait et abaissait la tension dont j’avais été victime quelques instants plus tôt. Pendant ma course, mon amoureuse ne broncha ni de bougea, ce qui me facilita l’exercice. Nous fûmes rendus à destination en moins de cinq minutes, je m’arrêtai à quelques mètres d’où se trouvait ma famille. Je captai leurs pensées…ils nous attendaient tous. Bella ne défit pas l’étau avec lequel elle m’emprisonnait le corps. Apparemment, elle ne s’était pas aperçue que nous étions arrivés.

- C’est fini, Bella, l’informai-je en lui caressant les cheveux.

Elle leva la tête et jeta un coup d’œil rapide autour d’elle. Elle se détacha tant bien que mal de moi…mais ce fut sur les fesses qu’elle toucha le sol.

- Ouille ! beugla-t-elle en me regardant, consternée.

Comme si c’était de ma faute ! Je ne comprenais pas comment elle avait réussi à faire son compte…Elle me gratifia d’une tête ahurie qui me fit partir dans un rire tonitruant, Bella était un gag à elle toute seule ! Elle se releva, pleine de boue et agacée par mon amusement puis, s’éloigna…dans la mauvaise direction. Je la retins par la taille.

- Pas si vite. Où vas-tu ? m’esclaffai-je en repensant au spectacle qu’elle venait de m’offrir.
- Assister à une partie de base-ball, bougonna-t-elle, vexée. Ca n’a plus l’air de beaucoup t’intéresser, mais les autres sauront sûrement s’amuser sans toi.
- Tu te trompes de chemin.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 10:59

Sans daigner poser le regard sur moi, elle fit demi-tour et parti dans la direction opposée.

- Ne sois pas fâchée, ça a été plus fort que moi. Si tu t’étais vue ! éclatai-je de rire.

Sa susceptibilité alimenta encore plus mon hilarité… ce qui lui déplut fortement.

- Tu estimes sans doute être le seul à avoir le droit d’être en colère, c’est ça ?
- Je ne l’étais pas contre toi, répondis-je en retrouvant un semblant de sérieux.
- A d’autres. Bella, tu as juré ma mort ou quoi ?
- Simple constatation. (C’est vrai, on aurait dit qu’elle essayait de me mettre à l’épreuve !)

Elle essaya de se défaire de mon étreinte mais il était hors de question je la lâche…je n’en avais pas envie.

- Tu étais furieux, insista-t-elle.
- Oui, concédai-je.
- Pourtant tu viens de dire…
- Que je ne l’étais pas après toi, la coupai-je. Oh, Bella, tu ne comprends donc pas ?
- Comprendre quoi ? s’enquit-elle.

Le fait qu’elle n’arrivait pas à comprendre la subtilité de la situation m’échappait totalement…c’était une fille intelligente, pourtant. Je lui expliquais alors que jamais je ne pourrais lui en vouloir…Elle avait embelli ma vie et fait renaître l’espoir en moi. J’avais été plus heureux durant ces deux derniers mois que durant un siècle entier d’existence. Mais plus que tout, elle m’aimait sans conditions…elle était prête à tout sacrifier pour rester prés de moi, même ce qu’elle avait de plus précieux au monde…sa vie.

- C’est après moi que j’en ai, confessai-je en lui soulevant doucement le menton. Cette façon que j’ai de toujours te mettre en péril. Ma seule existence représente un danger pour toi. Des fois, je me hais. Je devrais être plus fort, capable de mieux…

Elle plaça un doigt sur ma bouche pour m’empêcher de continuer.

- Chut ! m’intima-t-elle.

J’enfermai sa main dans l’étau de mes doigts et la plaça sur ma joue.

- Je t’aime, murmurai-je. (Les mots sortirent tout seul de ma bouche…c’était la première fois que je les prononçais. Je prenais alors conscience que je doutais de tout dans ma vie… sauf de cela… de l’amour que je portais à Bella…c’était ma seule certitude.) C’est une bien piètre excuse à mon comportement, mais c’est vrai. Et maintenant, poursuivis-je, tâche de te tenir correctement.

Pour vérifier qu’elle avait bien pris en compte mes recommandations, je me risquai, une nouvelle fois, à poser mes lèvres sur les siennes. Elle resta tranquille…ce qui me rassura. Elle avait, apparemment, saisi qu’un excès de fougue de sa part pouvait tourner au drame.

- Tu as promis au Chef Swan de me ramener tôt, tu te souviens ? soupira-t-elle. On ferait mieux d’y aller.
- A vos ordres, lui obéis-je avec regret.

Finalement, je n’avais plus tellement envie de cette partie de base-ball…j’aurais aimé rester seul avec elle…sans personne autour. C’est avec une légère réticence que je l’entraînai en direction du terrain.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 11:05

Ma famille savait que nous arrivions, c’est Emée et Emmett qui vinrent nous accueillir les premiers…Rosalie, quant à elle, partit dans la direction opposée, sans même prendre la peine de nous saluer. Bien qu’elle se fût préparée à notre présence ici, elle était furieuse que nous ayons acceptée l’invitation…Je décidai de passer outre ses pensées désobligeantes, il suffisait simplement qu’elle laisse Bella tranquille.

- Est-ce toi que nous avons entendu tout à l’heure, Edward ? s’enquit ma mère.

Ils m’avaient tous entendus rire aux éclats... Je réprimai mon amusement en repensant à la scène de Bella, les fesses dans la boue. Sur le coup, je ne pu ouvrir la bouche de peur que mon hilarité reprenne de plus belle.

- On aurait dit un ours qui s’étrangle, ricanna Emmett en retrouvant, presque immédiatement, son sérieux. Rosalie a daigné venir, poursuivit-il de sa voix intérieure, alors qu’il y a à peine vingt-quatre heures, elle ne supportait même pas l’idée de se retrouver dans la même pièce que Bella. C’est encourageant, je trouve…Alors ne sois pas trop dur envers elle, s’il te plait…laisse lui le temps.

Je n’avais pas du tout l’intention d’être irrévérencieux à son égard…juste lui rendre l’ignorance qu’elle arrivait, si bien, à mettre en valeur quand il s’agissait de ma vie …Et puis, je doutais fortement que ma sœur laissa l’occasion à Bella de se faire apprécier un jour…elle n’était pas du genre à revenir sur ses décisions… Pour moi, la situation restait gelée…Il s’était installé une sorte de Guerre Froide entre nous, et j’étais certain qu’elle durerait un bon moment.

- C’était bien lui, confirma mon amie avec un sourire timide.
- Malgré elle, Bella a été d’une drôlerie impayable, me vengeai-je aussitôt.
- Oh ! Hé bien, il faudra que tu nous racontes les exploits de cette jolie jeune fille…qu’on en profite un peu, nous aussi, s’amusa Esmée.

J’acquiesçai d’un mouvement de tête.

Bella, étonnée par l’étendue par de la prairie, la balayait du regard. Il était vrai que notre espace de jeu ne respectait pas particulièrement les dimensions habituelles…Il était environ deux fois plus grand qu’un terrain de base-ball ordinaire, mais il fallait au moins cela pour accueillir la puissance et la portée de nos frappes.

Pendant que Carlisle s’affairait à délimiter les bases, Alice quitta son poste auprès de Jasper et vint à notre rencontre.

- Vous avez failli être en retard, mais heureusement, vous arrivez juste à temps…Il est l’heure, annonça-t-elle à tout le monde de sa voix chantante.

Et comme pour affirmer ses dires, le ciel se mit à gronder tellement fort que les arbres de la forêt avoisinante en tremblèrent. La déflagration fit sursauter Bella, ce qui plut beaucoup à Emmett.

- La pauvre ! Elle se retrouve au beau milieu d’une forêt, en plein orage, sans rien ni personne autour, à part une bande de sept vampires…Un bon scénario pour un film d’horreur, plaisanta-t-il.

Il me jeta un regard amusé en me disant qu’elle ne manquait pas de courage…ou d’inconscience, peut-être…puis, se retourna et se pencha sur elle :

- Sinistre, hein ? rigola-t-il en lui adressant un clin d’œil.

Bella ne décrocha un mot…je crois qu’elle fût surprise par le fait qu’Emmett lui adressa la parole…c’était la première fois…

Alice qui avait parfaitement compris que mon amie était une proie toute trouvée pour les imbécillités et les taquineries de notre frère, s’empara du bras de celui-ci et l’invita à prendre son poste habituel.

- Allons-y, nous intima-t-elle.
- Va t’amuser avec les autres, Edward, me dit Esmée. Je reste avec elle, nous allons arbitrer ensemble…et surtout, ne t’en fais je veillerai à ce qu’il ne lui arrive rien.

J’avais une confiance aveugle en ma mère, je savais que Bella était entre bonnes mains. Fort de cette constatation et la motivation revenue, je m’écriais à l’intention de mon amoureuse :

- Prête pour une petite partie ?

Je ne savais pas si elle feignit l’enthousiasme de rigueur ou si elle était vraiment excitée à l’idée d’assister à un match de base-ball vampirien…en tout cas, elle semblait ravie ! En partant rejoindre ma place de receveur, je songeai que Charlie aurait certainement apprécié d’être des nôtres…

Cela faisait maintenant plus d’une demie heure que nous jouions. Le match se déroulait à la perfection, mon équipe était en train de gagner (grâce à moi) quand…une vision d’Alice vint me frapper tel un coup poing, en pleine gueule. Je me retournai vers ma sœur, elle était figée et regardait dans le vide…
Une femelle et deux mâles…je reconnus, sans nul doute possible, l’endroit où ils se trouvaient…prêt du séquoia au tronc fendu (à moins de cinq kilomètres d’ici)…l’œuvre de mes frères et moi, lors d’un tournoi de catch improvisé.

- Ce sont les nomades, Edward, hoqueta-t-elle avec une frayeur non dissimulée. Je ne comprends pas, il ne devait pas arriver avant une semaine…oh la la…ils ont entendu notre vacarme et se dirigent par ici.
Tout le monde s’arrêta de jouer, et une atmosphère pesante s’installa entre nous. Nos regards se croisèrent, chacun des membres de la famille devinait ce qu’il était en train de se préparer…Les yeux de Bella étaient rivés sur moi et j’accourus prêt d’elle avant même que les autres aient eu le temps de réagir.

- Alice ? lança Esmée, tendue…comme pour lui demander une confirmation.
- Je n’ai pas vu…murmura-t-elle. Je ne savais pas.

Le reste du clan s’était rassemblé autour de nous

Les trois voyageurs ne pensaient pas faire escale aussi tôt dans notre région…Ils se trouvaient à une soixante de kilomètres de là (il venait de chasser trois femmes en randonnée) quand ils perçurent notre match. Ils avaient envie de se détendre un peu avant de reprendre leur chemin pour le nord. Ils seraient là d’un instant à l’autre. Mon dieu… Bella !

- Ils ont voyagé beaucoup plus vite que je ne m’y attendais, reprit ma petite sœur, atterrée. Je me suis trompée sur leur trajectoire.
- Elle a changé ? l’interrogea Jasper.
- Ils nous ont entendus jouer et ils ont bifurqué de leur trajectoire, avoua-t-elle, contrite.

Tous les miens (Rosalie y comprit) eurent, en même temps, une vague d’angoisse quant au devenir de Bella.

- Quand seront-ils là ? me demanda Carlisle.

Je captai l’esprit d’un des deux mâles et pus affirmer avec certitude :

- Moins de cinq minutes. Ils courent. Ils veulent jouer avec nous.
- Tu te sens capable de rejoindre la Jeep et de mettre Bella à l’abris, en moins de temps que ça, s’enquit mon père.
- Non. Pas si je la porte… Et puis, la dernière chose souhaitable, c’est qu’ils flairent son odeur et se mettent en chasse.
- Combien sont-ils ? demanda Emmett à Alice.
- Trois, répondit-elle, abruptement.

Mon frère s’esclaffa…il se dit que nous n’en ferions qu’une bouchée…qu’il n’y avait vraiment pas de quoi s’affoler. Il alla même jusqu’à penser qu’il pourrait s’en occuper tout seul, l’idiot !

Carlisle nous donna ses consignes…seules ses lèvres vibrèrent, ce qui empêcha Bella de suivre la conversation.
Revenir en haut Aller en bas
jensinise
Interested
jensinise

Féminin Messages : 74
Age : 29

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyVen 24 Juil - 11:11

Ecoutez bien, nous ordonna mon père, continuons notre partie, l’air de rien. Il ne faut surtout pas qu’ils comprennent que nous leur cachons quelque chose…Restons calmes, polis et courtois, et s’ils demandent à jouer avec nous, nous leur dirons que le match vient juste de se terminer. Jasper soit sur le qui-vive, je compte sur toi pour les réfréner si jamais…enfin tu me comprends (Mon frère acquiesça.) Au cas où l’échange tournerait mal… nous sommes en supériorité numérique…Edward, toi, tu surveilleras Bella et l’emmèneras le plus loin possible d’ici, pendant que nous autres, nous nous chargerons d’eux. Il faudra se regrouper en couple, Rosalie et Emmett, Alice et Jasper, Esmée et moi… chacun des duos s’occupera d’un nomade…Vous êtes tous ok ?

Nous répondîmes tous en cœur par la positive. Cependant, Emmett ne comprenait pas l’intérêt d’élaborer un tel stratagème…pour lui, il n’y avait aucun danger…nos visiteurs n’avaient qu’à se tenir à carreau, où bien, ils tâteraient de ses muscles, et ceci, à leurs risques et périls.

- Continuons à jouer, nous intima Carlisle d’une voix calme et égale (pour ne pas inquiéter Bella). D’après Alice, ils sont juste curieux.
- Edward, me sollicita Esmée, est-ce qu’ils ont soifs ? Est-ce qu’ils sont ici pour chasser ?
Je lui répondis par la négative. Un poids se déchargea du cœur de ma mère et le soulagement lui submergea les traits.

Rosalie, Jasper et Emmett rejoignirent les abords de la forêt sans pour autant s’écarter du champ intérieur…ils étaient à l’affût du moindre mouvement ou bruit anormal émanant de la forêt ombreuse. Quant à moi, j’échangeai ma place avec Esmée et me plantai devant Bella. Ma mère alla se positionner près d’Alice, non loin de nous.
Je ne sais pas pourquoi, etait-ce à cause de la situation périlleuse dans laquelle nous nous trouvions, mais j’avais l’impression que l’odeur de mon amour s’était abattu sur la prairie comme un voile de brouillard, on pouvait la humer de partout…J’étais pétrifié par la peur.

- Rabats tes cheveux, lui lançai-je doucement.

Je savais que c’était bien inutile mais il fallait qu’elle cache son visage le plus possible. Elle s’exécuta en retirant l’élastique qui lui tenait les cheveux en queue de cheval.

- Ils arrivent, hein ? balbutia-t-elle.
- Oui. Ne bouge surtout pas et ne t’éloigne pas de moi pas de moi, je t’en prie, la suppliai-je en essayant de lui dissimuler mon inquiétude.

Je lui ramenai ses cheveux en avant, de façon à cacher ses joues qui rosissaient sous l’effet de la fraîcheur qui tombait avec la nuit.

- Ca ne servira à rien, chuchota Alice. Je la flairais à l’autre bout de la prairie.
- Je sais, m’énervai-je.

Qu’elle était pénible avec ses commentaires ! Elle n’avait qu’à continuer si elle voulait paniquer Bella, elle avait trouvé comment faire…pfff…

- Edward ?Je me sens plus que coupable, s’excusa ma sœur. Je ne suis vraiment bonne à rien en ce qui concerne Bella. Je suis tellement égoïste…si je n’avais pas insisté pour qu’elle vienne… Je suis terrorisée à l’idée qu’il lui arrive quelque chose…je me battrai jusqu’à la mort pour elle, je
- La ferme ! beuglai-je trop vite et trop bas pour que les faibles oreilles de mon amie n’entendent. Concentre-toi au lieu de dire n’importe quoi, personne ne mourra ce soir, et s’il y a un coupable, ici, c’est moi. Je ne veux plus t’entendre, à partir de maintenant, si ce n’est pour m’informer du déroulement des événements, c’est clair ?
- Oui, mais

Je stoppai net ses lamentations par un grognement sourd, elle comprit et n’insista pas.

Carlisle qui était au milieu du terrain relança la partie. Le match était complètement apathique, n’importe quel imbécile de vampire aurait compris que quelque chose d’anormal se tramait derrière cette mascarade. Et pour en rajouter à la tension qui était déjà palpable, Rosalie jetait des petits regards noirs à Bella.

- Je la protégerai, m’apostropha-t-elle en colère, mais ce sera la première et la dernière fois, je ne suis pas son garde du corps. Et par malheur, s’il arrivait quoique ce soit à l’un des membres de notre famille, je te fais la promesse que je me chargerai personnellement de son cas.
Je réglerai ce dernier point avec elle…un peu plus tard, quand tout serait rentré dans l’ordre...

Je m’en voulais terriblement d’avoir emmener Bella, ici…c’était inexcusable de ma part ! J’étais parfaitement au courant de la visite des nomades et des visions d’Alice, qui n’étaient pas fiables à 100%... j’aurais dû être plus prévoyant… Si j’avais été intelligent, elle serait, à l’instant même, dans sa chambre, allongée sur son lit dans mes bras…en sécurité.

- Excuse-moi, Bella, marmonnai-je. C’était stupide et irresponsable de t’exposer ainsi. Je suis vraiment désolé.

J’eus à peine fini ma phrase, que j’entendis l’un de nos visiteurs dire à ses compagnons qu’il flairait une odeur humaine dans le coin. Je m’arrêtai de respirer et m’approchai encore plus prêt de Bella. Les autres perçurent mon agitation et se tournèrent dans la même direction que moi. L’arrivée des nomades était imminente.
Revenir en haut Aller en bas
boubamaya

boubamaya

Féminin Messages : 1
Age : 43
Emploi/loisirs : lire

Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 EmptyMar 1 Jan - 18:35

bonjours et bonne année
je me présente je m'appelle Anne et je suis fan incontestée de twilight (malgrès mon age lol!!)
je suis tomber sur ce site en faisant des recherches sur midnight sun et j'ai donc pu lire ta suite qui je l'avoue m'a bien plus (franchement chapeau !!)............mais une petite question je ne trouve pas la fin et çà s'arrête au chapitre 21 !!!donc as tu laissé tombé la suite??

merci de me repondre
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty
MessageSujet: Re: Midnight Sun - Suite   Midnight Sun - Suite - Page 2 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Midnight Sun - Suite
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Before Sunrise, Before Sunset ... et bientôt Before Midnight !
» Midnight Sun
» Problème de fuite d'huile suite descente trottoir
» [AIDE] Probleme messagerie vocale virtuelle orange suite au passage à Froyo
» [Neville, Katherine] Le Feu Sacré (suite de "Le Huit")

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Creartistique Twilight :: Créations :: Fictions :: Fics en cours-
Sauter vers: